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Roi d'un royaume oublié - Hadès
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Emploi : Gardien de prison
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Dim 11 Fév - 21:32

 

   
Origines
     
Groupe : Indépendants

Date d'arrivée : Il y a 10 ans

Métier : Gardien de prison

Avatar : Father Durin - kimberly80
       


 

 
Caractère / Physique
     
Il fut un temps où ton apparence ne comptait pas, Hadès, ton nom seul suffisait à te rendre le plus beau, le plus respectable, le plus craint des dieux. Bien plus que tes frères, bien plus que le dieu des dieux. En ce temps-là, d’ailleurs, personne ne savait la couleur de tes yeux ou le dessin de ta bouche, car d’aucun n’osait lever la tête vers toi. Leurs genoux à terre, l’échine courbée, leurs paupières baissées, quiconque osait te défier prenait le risque de subir ton courroux. Et quoi de pire que d’être haï du dieu des morts ? D'avoir à dos celui qui régnait sur le Tartare ? Mais aujourd'hui, bien que ta réputation a traversé les siècles, les époques et les religions, rien n'est plus pareil. Tu te retrouves au milieu de la foule, toi qui as toujours préféré ta tranquillité. Perdu au sein des simples mortels, des gens comme tout le monde, tu es devenu l'un d'eux. Et bien malgré ton nom, personne n'a plus peur de toi. Ou peut-être de ta froideur naturelle et ton visage qui ne laisse jamais rien paraître de ce que tu peux ressentir. Impulsif, voire agressif, ton front donne toujours l'impression d'un lac calme, sans une vague pour venir le troubler. Tes grands yeux bleus, si clairs, si purs, bordés de longs cils noirs, semblables à un envol d'étourneaux, posent un regard fatigué, désabusé sur le monde qui t'entoure. Tu n'es plus tout à fait le même qu'auparavant. Ou peut-être n'es-tu simplement que le prolongement de ce que l'on a fait de toi ? Tu ne sais plus vraiment. Tu as oublié ce que fut ton existence auprès de ta bien-aimée. As-tu seulement déjà été heureux ? Lui souriais-tu sincèrement ? Ou as-tu toujours simulé ton bonheur ? Comment t'en rappeler ? Tu supposes que oui, tu présumes tes souvenirs, devines le sentiment chaud de la joie qui remplit ton cœur aussi glacé que les cristaux de tes yeux. Mais tu ne peux t'emparer de la vérité, bien trop lointaine et floue – et douloureuse.

Toi qui étais un dieu, le dieu des morts, le dieu du monde souterrain, te voilà simple mortel avec tous les désavantages que ta condition implique. Tu saignes, pleures, souffres. Tu as besoin de dormir, boire, manger, prendre le soleil, travailler. Et tant d'autres choses si inutiles que tu as dû découvrir, apprendre. Jamais tu n'aurais pu tomber plus bas. Ton âme, si sombre et si grande, étouffe dans cette vile enveloppe charnelle et tu abhorres chaque instant où l'on te rappelle combien faible tu es devenu, combien tu as perdu ta splendeur et combien l'on t'ignore désormais. Comment aurais-tu pu croire, jadis, qu'un jour tu serais réduit à cela ? On ne peut même pas dire que ta nouvelle apparence te sied guère. Ta peau aurait pu être belle, pâle, digne de qui tu fus, digne des statues à l'effigie des dieux, de tes frères et toi, si seulement elle n'avait pas tirée sur le grisâtre, certains jours. Une statue délavée par le temps. Tu as bien tenté de camoufler le dégât en laissant le bas de ton visage se faire dévorer par une barbe et une moustache brunes et frisées. Mais rien n'y fait et c'est peut-être pire. Tout n'est que contraste ; la clarté de tes yeux et de ta peau contre ta pilosité broussailleuse et foncée. Même la délicatesse de tes traits, comme dessinés au fusain, ne sert en rien ta beauté. Tes longs cheveux aussi auraient pu plaire – et ils le font très certainement – mais pas à toi. Tu ne les aimes pas, comme tout le reste de ta personne. Tu ne supportes pas lorsqu'ils s'emmêlent et t'obligent à passer vingt minutes dans la salle de bains pour tenter de les faire ressembler à quelque chose de correct, encore moins lorsqu'ils frisent sous la pluie autour de tes tempes et te font passer pour un vulgaire mouton brun. Tu as pourtant trouvé un moyen pour qu'ils soient disciplinés et ils sont plutôt agréables lorsque tu les nattes et laisses deux petites mèches de chaque côté de ton visage. Mais ils font apparaître deux oreilles pointues qui te donnent l'air d'un lutin – ou d'un elfe, ce qui, au final, ne change pas grand-chose de ton point de vue. Ton corps n'est guère mieux. Bien que tu sois grand et plutôt bien proportionné, tu n'as plus cette carrure imposante qui faisait trembler le plus courageux des hommes. Comment pourrais-tu effrayer qui que ce soit avec cette allure ?

Tu détestes ce monde, détestes les gens, détestes ta condition, te détestes. Ton travail te laisse perplexe, si proche de ta mission de dieu d'autrefois, mais si éloigné pourtant. Chaque matin apporte de nouvelles interrogations quant à ta place dans cette ville, dans ce monde que tu ne connais toujours pas, ne comprends pas. Tu ne te saisis pas toi-même ; tous ces changements d'humeur qui t'habitent, te modèlent, te façonnent et ne te laissent pas être comme tu l'entends. Mais, au fond, tu ne sais pas toi-même ce que tu aimerais être. Tu ne veux pas leur ressembler, te comporter comme eux ou ton frère, jadis. Tu ne veux pas être respecté, aimé, adulé. L'ombre te sied bien mieux au teint. Et tant pis si tu es seul, tant pis si personne ne vient passer le dimanche avec toi, tu préfères te complaire dans ta mélancolie et le fantôme de l'être que tu aimas plus que tout. Car, au fond de ce cœur noir, abîmé, rongé par la haine, vit encore une petite flamme, vacillante, si frêle, presque tiède, qui porte encore le doux nom de Perséphone. Que te restera-t-il lorsque celle-ci s'éteindra ? Qui seras-tu alors ? Rien d'autre qu'un monstre assoiffé de larmes et de douleur.

 
Histoire
     

à celui que je fus,
que je suis
et que je serai.

Hadès

Can I die in your arms ?

À vous, qui avez la prétention de croire que vous me connaissez.
À vous, qui avez la sottise de ne pas trembler face à moi.
À vous, qui vous pensez mon égal.
Laissez-moi vous conter mon histoire, telle que je l'ai vécue, il y a de cela une éternité.

Mais d'abord, je me dois de revenir à un temps avant le mien, pour que vous compreniez bien la suite des événements. Au commencement de tout, il y eut la Terre, Gaïa, qui fut alors ce que l'on appelle aujourd'hui ma grand-mère. Elle engendra entre autres les Montagnes, la Mer et le Ciel Étoilé, mais aussi Cronos et Rhéa, frère et sœur, qui furent mes parents. Gaïa, avant ma naissance, prévint Cronos qu'il serait renversé par l'un de ses fils. Alors ce dernier, terrorisé à l'idée de perdre son pouvoir obtenu en ayant tué son père, Ouranos, lorsque ma mère eut son premier enfant, Hestia, l'une de mes sœurs, il la dévora, comme il le fit pour Déméter, Héra, Poséidon et moi-même. Que fais-je ici, me demanderez-vous ? Eh bien, comme toujours, il fallut attendre l'apparition de mon cher frère, Zeus, qui nous porta secours. Eut-il bien fait en ce qui me concerne ? Là n'est pas la question et je serais un très mauvais juge pour y répondre. En effet, ma mère tomba enceinte une sixième fois et, par un quelconque miracle, décida de ruser et tromper mon père. Lorsque vint le moment, elle mit son troisième fils au monde, de nuit, sans que personne ne soit au courant et plaça le nouveau-né sur l'île de Crète. Bien sûr, le stratagème ne s'arrêta point là. À mon père, elle donna une lourde pierre et, celui-ci, aveuglé par sa peur et sa soif de pouvoir, l'avala, pensant qu'il s'agissait de l'enfant.

Pauvres de nous, nous grandîmes au chaud de l'estomac de Cronos. De cette période, je n'ai plus un seul souvenir. Mais j'imagine que mes journées devaient être peu enrichissantes. De son côté, Zeus grandit paisiblement sur son île au côté de sa chèvre – ou sa nymphe, selon les versions. Il avait probablement tout ce qu'il souhaitait, comme ç'a toujours été le cas avec lui, un gros bébé gâté pendant que ses frères et sœurs périssaient dans un ventre gras. Pourtant, l'envie de pouvoir se mit à couler dans ses veines, à son tour, et il revint pour nous venger, venger notre mère. Accomplissant ainsi l'oracle de notre grand-mère, à l'aide de Métis, la rusée, il donna à boire à notre père une boisson qui le fit vomir tripes et boyaux. Cronos ne fut plus tandis que mes sœurs, Poséidon et moi-même revenions à la Lumière. Tous ensemble, telle la parfaite petite famille que nous étions, nous partîmes nous réfugier sur la plus haute montagne de Grèce que l'on finira par nommer le Mont Olympe. Nous étions les maîtres de votre monde, pauvres mortels, dissimulés de votre vue, au-dessus des nuages, nous étions les rois. Nous fumes la première génération des Olympiens.

Pourtant, un beau jour, Cronos revint à l'attaque, accompagné des Titans, son peuple, pour défier Zeus. Ce que l'on appellera la Titanomachie s'engagea alors. Lors de cette première bataille, les cyclopes me fabriquèrent la Kunée, casque splendide qui me rendait invisible de tous lorsque je le portais et qui venait compléter mon bident, que j'avais toujours à mes côtés. Aidé de mes deux frères, des cyclopes et des Hécatonchires, nous remportâmes la victoire haut la main. Les Titans furent condamnés au Tartare par mon petit frère, où les Hécatonchires se firent leurs gardiens, et celui qui portait fièrement la foudre et l'éclair se proclama Dieu du ciel, tandis que Poséidon s'appropria les mers et les océans et que l'on me reléguait le monde souterrain. À nous trois, nous nous partageâmes le Cosmos. Je devins le gardien du royaume des morts, terrible et sans pitié, j'appliquais mes lois avec grande fermeté. Je ne fus plus invité aux banquets de l'Olympe et restai isolé, froid et lugubre, dans ma nouvelle demeure, au cœur du Tartare, où je veillais avec mon fidèle Cerbère. Mon simple nom devint signe de mauvais augure, aussi, on m'attribua plusieurs surnoms qui atténuaient toute l'implacabilité et la crainte qui planaient autour de mon être, comme Pluton, qui signifiait le Riche.

Je ne quittais que très rarement les Enfers, il faut bien avoir cela en tête, tout d'abord parce que je n'y étais pas invité, mais aussi parce que je n'avais rien à trouver dans le monde des vivants. Je me complaisais parfaitement dans mon monde de noirceur où plus un sourire n'était permis sur les visages fades et mornes de mon peuple. Pourtant, ce jour-là, oui, je sortis. Ô ma chérie, ma tendre, ma douce Perséphone. Que tu étais belle, seule, inoffensive et prête à cueillir, comme les narcisses que tu récoltais entre tes mains. Alors je le fis. Surgissant des Ténèbres sur mon superbe char tiré par des chevaux couleur du bleu de minuit, je te cueillis, mon adorée. Toi qui pleurais, sanglotais, suppliais, hurlais. Toi que personne n'entendit. Sauf ta mère, Déméter, qui te chercha sans relâche durant neuf jours. Neuf jours pendant lesquels je fis de toi ma femme. Tu étais jeune fille, tu devins femme. Tu étais Coré, tu devins Perséphone. Reine du royaume des morts à mes côtés. Ma Reine. Seulement voilà, ta mère, à force de lamentations, toucha le sensible organe de mon petit frère, qui prit pitié et envoya Hermès pour t'enlever à moi. Mais, mon amour, il aurait dû savoir qu'on ne défie pas le dieu des morts aussi facilement. Alors qu'un magnifique chariot d'or t'attendait et que tu n'avais d'yeux que pour lui, je te fis manger un pépin de grenade. Par ce simple geste, je te liais à moi, ma belle, plus que le mariage ne pouvait le faire. Oh ! j'imagine aisément combien vos retrouvailles durent être réjouissantes et combien la déception de ta mère dut être déchirante. Tu me revins, ma Perséphone, avec une terrible sentence ; j'étais condamné à te partager, à te voir me quitter pour que ta mère puisse reverdir la Terre et ainsi engendrer l'Été et le Printemps, alors que je ne te chérirais que pour six mois, où Déméter, désespérée, laisserait le monde se faner, durant l'Hiver et l'Automne. Et tu appris à m'aimer, mon adorée. Tu m'aimas ! Tout comme je t'aimais ! Et aujourd'hui, il ne me reste que le fantôme de ton sourire qui flotte dans l'air glacial de ma chambre.

Nous vécûmes de merveilleuses années, toi et moi, où nous eûmes de la visite. Ulysse, tout d'abord, qui devait savoir s'il retrouverait son île natale. Orphée, ensuite, qui vint chercher sa bien-aimée, mais qui échoua, envoyant Eurydice au plus profond des Enfers. Hercule, évidemment, lors d'un de ses travaux, qui devait capturer mon fidèle compagnon. Il revint aux côtés de Thésée, d'ailleurs. Et Énée, à la recherche de son père mort lors d'une expédition. Nous n'eûmes pas un instant pour nous ennuyer, toi et moi, ma Perséphone. Nous vécûmes heureux, je veux le croire. Tout comme je veux espérer que nous aurons d'autres années, ensemble. Je ne désespère pas de te retrouver un jour, mon amour. Mon arrivée dans cette étrange ville fut bien complexe et inattendue. Plus aucune femme ne peuplait les rangs, comment te trouverais-je alors, mon aimée ? Pourtant, je t'assure, j'ai fait des efforts, j'ai tenté de m'adapter. J'ai… connu des hommes. Et les relations sont si différentes de ce que j'ai pu connaître avec toi. Je n'aime pas ça, je ne veux pas de ça, je déteste leur toucher sur ma peau, à des endroits qu'ils ne devraient pas s'approprier. Mais je dis oui, par faiblesse, peut-être, par résignation, sûrement. Que puis-je faire d'autre ? Je serre les dents, simplement, et je les laisse me posséder. Après ça, je passe mes nuits trouées d'insomnies dans des bars miteux, à siroter un vin que je trouve fade. J'observe mes semblables – ce mot me révulse – évoluer. Je les épie, note leurs habitudes, leurs failles, leurs faiblesses. Ils sont si prévisibles, ma Perséphone. Qui sait, peut-être un jour aurais-je l'envie de les exploiter ? Peut-être un jour pourrais-je récupérer ce royaume où tu fus Reine, et où je fus Roi ? Mais qu'ai-je fait pour mériter pareille existence ? N'ai-je pas été exemplaire en tant que gardien des Enfers ? N'ai-je pas été bon pour toi, ma Perséphone ? Aujourd'hui encore je cherche mon péché pour cette terrible punition. Mais au moins elle me permet de penser à toi, ma douce, ma tendre, ma chérie, à toi et à nos souvenirs. Et je sais qu'un jour tu me trouveras et me rejoindras et, ensemble, nous régnerons sur ce nouveau monde parmi les mortels, puisque telle est notre destinée.
©️linus pour Epicode
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Et toi, dans tout ça ?
Âge : 19 :whut:

Comment tu as trouvé le forum ? :huhu:

Un petit commentaire ? Je vous aime toujours !
 


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Stalkeuse Impériale
Dim 11 Fév - 21:37



REBIENVENUE ♥ ♥ ♥


HYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
T'ES TOUJOURS SEXY MAGGY D'AMOUR ♥









Spoiler:
 


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Emploi : Médecin.
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Can break all your bones while naming them
Dim 11 Fév - 21:43
AAAAAAAAAAAH HADES :roulade:
UNE FICHE UNE FICHE UNE FICHE :roulade: /PAN

J'te dis pas bienvenue, tu connais la maison tout ça :huhu:
DES BISOUS ET COURAGE POUR LA VALIDATION :kiroule:


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Emploi : Gardien de prison
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Dim 11 Fév - 22:13
Merci les petits choux à la crème ! :roulade:
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Emploi : Mettre des raisins dans les cookies
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THE CROWN OF HELL — THE LYING ONE
Dim 11 Fév - 22:18

Et c'est la validation !

Bienvenue !
Dit donc c'est que tu pourrais presque t'auto valider :huhu: en tout cas très bonne fiche je n'ai rien à redire comme les précédentes ou presque ;) un personnage intéressant et visiblement très mal dans sa peau, il est le bienvenu dans la cité des âmes abandonnées et perdues :huhu: Un roi des enfers hein ? Eh bien, on dirait que nous allons devoir nous rencontre cher ami, nous n'aimons pas trop les gens pensant avoir notre place ~ Ceci dit nous étions déjà là quand tu est venu, cette rencontre ne serait que très intéressante ! Quoiqu'il en soit je te valide avec plaisir ! Bienvenu à nouveau parmi nous ma petite modo en sucre et amuse toi bien sur Insomnia ! .

Maintenant que tu as rempli la tâche qu'était de remplir ta fiche, je t'invite à aller remplir de quoi finaliser ton inscription.

Pour recenser ton avatar, c'est par ici ♥️. Pour que ton personnage ait un lieu de travail, je te conseille également de te rendre pour remplir un formulaire et obtenir un logement. De même si tu veux un joli rang sous ton pseudo, tu peux venir en réclamer un à CET ENDROIT. Et le plus important, n'oublie pas de recenser ton métier PAR ICI ! Et pour finir, venez recenser d'où vient votre personnage ICI ♥️ !


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