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Bienvenue !
Bienvenue à Insomnia. Les Auteurs ont été les premiers à fouler le sol de la ville, il y a 50 ans. Sortis de nulle part, ils se sont trouvés soudainement propulsés dans cette ville, avec tous leurs souvenirs intacts. Mais ils ne s'attendaient certainement pas à voir leurs créations revenir à la vie. Ces êtres qu'ils ont inventés avec amour ou haine, ces êtres tout droit sortis de leurs imaginaires, ils ont désormais la possibilité de les rencontrer. Dans cette vie, le Grand Méchant Loup n'est plus le vilain de l'histoire, il se réveille sous forme humaine et doit s'adapter à sa nouvelle vie. Une personnalité étrange, cependant, a fait son apparition. Depuis le début, comme une ombre, un fantôme. Un Maire dont tous connaissent l'appellation, mais que personne n'a jamais vu. Qui est-il ? Pourquoi ne se réveille-t-il qu'en certaines occasions ? Le mystère reste entier, plane sur cette entité capable du meilleur, mais surtout du pire. Nul n'est à l'abris. Mais il est une chose que tous comprennent. Le monde qu'ils avaient connu n'est plus le même.

Ce qu'ils possédaient a disparu. La feuille blanche est désormais entre vos mains, et votre nouvelle existence reste à écrire. À vous de jouer.

nov 19 Est-ce que c'est un avion ? Est-ce que c'est un oiseau ? Non, c'est Magdeleine Robin, notre nouveau modérateur ! Des bisous sur ses jolies joues ~

oct 30 Oh-oh mais qu'est-ce que c'est ♥ ? Serait-ce la mise à jour de Noël qui est arrivée alors qu'elle était pas prévue :huhu: ? Amusez-vous à découvrir toutes les nouveautées !

mai 18 Ouverture du forum ! Nos portes sont grandes ouvertes \o/ !

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And my heart is a hollow plain for the devil to dance again ♰ Judas [TERMINÉE]
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Invité
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Lun 29 Mai - 22:48

JUDAS ISCARIOTE*




Informations *

Groupe — Indépendants
Oeuvre originale —  Nouveau Testament - Bible
Date de publication — Entre le Ier et le IIème siècle PCN
Date d'arrivée — 41 ans
Métier — Serveur et danseur à l'Auberge de la Ramure
Avatar — Judal/Judar de Magi





 

Physique*
Judas est indissociable de cette longue chevelure dont il ne coupe que les pointes à l'occasion. Impossible de le confondre avec qui que ce soit d'autres au vu de cette démesure capillaire. On le reconnaît en un seul coup d’œil, à cette tresse qu'il façonne chaque jour avec le plus grand soin et qui pourrait certainement être utilisée comme arme. Résistants et lisses, ils tombent une fois lâchés jusqu'à ses pieds, et autant vous dire que s'il déteste que l'on tire dessus, cela ne lui provoque plus la moindre douleur à force que certains se trébuchent dedans. Sa toison noir de jais, bien qu'elle soit difficile à dompter, est sa fierté, ainsi que le rappel le plus évident de sa vie précédente. S'il a été décrit comme laid, perfide et roux par ses pairs, il ne fait aucun doute que seuls ceux l'ayant connus à l'époque seraient à même de reconnaître ce à quoi il ressemblait à la fin de son adolescence.

Il a retrouvé les traits androgynes de sa jeunesse, et la silhouette à première vue frêle et peu impressionnante qui la caractérisait. Il faut dire qu'il est impensable d'être une armoire à glace lorsque l'on mesure 1m73 pour 60kg, mais il reste difficile de trouver autre chose que du muscle sur ce petit corps trop meugnon. Contrairement à ce que l'on pourrait donc croire, il n'a plus la peau sur les os depuis qu'il a quitté la galère de la rue. Il est même certainement bien trop accro à l'activité physique et aux repas préparés par le patron de l'auberge. Ce n'est pas pour autant que le Traître n'est pas un danger. Ses capacités physiques sont bien au-dessus de celles d'un humain lambda. Il n'est peut-être plus une montagne de muscle de presque 2m, mais il n'en reste pas moins un ancien tueur à gage connaissant le corps humain et ses faiblesses sur le bout des doigts, ce qui comprend également les siennes. Il a pleinement conscience de ses limites, de comment les dépasser et des risques que cela implique. Il est seul responsable de l'échelle à laquelle il peut détruire son hygiène de vie saine, bien qu'il n'ait jamais eu d'énormes besoins en terme de nourriture ou de sommeil.

Ses yeux rouges mettent mal à l'aise autant qu'ils peuvent fasciner. Ils ne laissent s'échapper que quelques émotions, au compte-goutte, gardant bien à l'abri les pensées de Judas. Ils fixent, donnant l'impression de déceler ces secrets que vous cachez. Ce n'est que votre imagination, mais il est évident que leur couleur perçante et inhabituelle n'aide pas l'apôtre à compenser ses lacunes en terme de relations sociales. Il ne s'en offusque pas d'ailleurs, compensant en partie son léger complexe de taille en se maquillant. Il affectionne particulièrement les fard à paupières violets et noirs, surtout utilisés pour un smokey eyes, puisqu'ils le rendent un poil plus menaçant. Et oui, c'est important la street credibility lorsque l'on travaille avec un pirate.

Entre ses cheveux, ses yeux et sa peau devenue pâle, le contraste est violent. D'autant plus que le serveur ne s'est jamais réellement adapté aux coutumes d'Insomnia. Il porte toujours ce même haut noir oriental noir à liseret doré dévoilant la majeure partie de son torse, ce même pantalon taille basse bouffant et ces mêmes bijoux en or dont il ne se sépare jamais. Il a tout d'un ovni qui ne s'adapte pas aux changements de saison, ni au temps du jour. Il s'habille normalement à l'occasion lorsqu'il y est poussé, et possède également de nombreuses tenues pour danser à l'auberge. Il est préférable de taire ce sujet si vous le voulez bien.

Un rubis rouge est enchâssé au centre de son collier, là où les bracelets couvrant ses avant-bras ne sont qu'en or. Ceux-ci dissimulent des marques de blessures qu'il s'est infligé lui-même.




Mental *

Judas, c'est Mathieu. C'est cette identité qu'il a décidé d'assumer pour se fondre dans la masse et pouvoir être jugé autrement que sur son nom. Il suffit de prétendre être du bon côté pour qu'une culpabilité trop dévorante apparaisse aux yeux du monde comme une sobriété purement juive et chrétienne. Vivre à la rue par choix ? Vœux de pauvreté. Cet air mélancolique qui fleurit parfois sur son visage ? La nostalgie du bon vieux temps face à une société qui s'est débarrassée de la religion. Sur cette question, lui-même est en conflit. Il reproche à Dieu de lui avoir fait miroiter un Paradis auquel il n'a jamais eu accès, d'avoir utilisé sa confiance aveugle pour en faire l'un des plus grands ennemis de l'humanité. Il croit d'ailleurs être au purgatoire. Il croit même qu'il ne croit plus. Il laisse cependant ces croyances qu'il remet en question dicter le moindre de ses faits et gestes et accuse le poids de ses remords lorsque ses choix ne coïncident pas avec son éducation stricte.

D'un côté, il est conscient de l'utilité du rôle qu'il a joué et en quoi un tel sacrifice était nécessaire. De l'autre, il le vit comme une terrible injustice.

Le Traître est solitaire, par choix mais pas par envie. Il aime le contact humain autant qu'il le rejette et se passionne dans l'observation des autres. Il tente de comprendre ce qui l'entoure tout en restant en retrait. Pourtant, cela ne comble pas ses lacunes et il demeure une personne figée dans ses habitudes qui préfère vivre caché et à l'écart. Il n'aime pas spécialement être bousculé, affectionnant cette vie plus simple et tranquille, plus droite aussi. Il paraît antipathique et froid à première vue, mais il est évident lorsque l'on prend le temps de l'apprivoiser qu'il intériorise énormément de choses. L'apôtre est quelqu'un de loyal, une crème qui s'oublie totalement lorsque l'on réclame son aide, bien qu'il ne parle déjà que très rarement de lui en temps normal. Il est d'ailleurs étrangement de bons conseils, même s'il est extrêmement vieux jeu.

Au fond, il souffre énormément de cette exclusion qu'il s'impose. Il sait qu'il ne supporterait pas d'être pointé injustement du doigt lors de cette vie, même s'il est le premier à assumer ses erreurs et ses actes. Il semble souvent sur la défensive, prêt à réagir à la moindre attaque qu'elle soit d'ordre physique ou verbale, ce qui ne signifie pas qu'il réponde aux provocations le concernant. En réalité, il est toujours armé de ses poignards, bien que rare soient les personnes qui aient vu ces lames courbées. Il se rabaisse souvent, si bien qu'il est si convaincu de ne rien valoir qu'il ne bronche pas lorsque l'on s'en prend directement à lui. Enfin, presque toujours. Bourré de contradictions, Judas est à la fois méfiant et terriblement influençable. Il est loin d'être naïf, mais il existe une part sombre en lui qui ne demande qu'à sortir à nouveau. Une part qui ne demande qu'à se venger du monde entier pour sa souffrance, une part qui réclame la violence et le sang. Il est conscient lui-même qu'elle existe et il fait de son mieux pour contenir ces pulsions. Il déteste tant cette facette de lui qu'il a tendance à se faire du mal, et s'il refusait de se faire aider au départ, il a fini par tolérer l'accompagnement d'un médecin. Sa confiance n'est pas facilement acquise, mais il peut même se révéler naïf et tactile lorsque c'est le cas. Il paraîtrait qu'il pourrait parfois sourire.

S'il a mené une vie très instable, l'ancien tueur à gage n'en reste pas moins quelqu'un d'excellent dans les mathématiques, surtout lorsqu'il s'agit de gestion et de comptabilité. Il n'est néanmoins pas attaché aux concepts matériels, trouvant toujours une excuse pour dépenser son salaire, faire un don pour l'église d'Insomnia ou le glisser discrètement dans la caisse de l'auberge. Il sait se montrer généreux et prêt à partager le peu qu'il a pour venir en aide aux autres. L'une des passions dont il profite pleinement à Insomnia est la lecture, couplée aux nombreuses activités physiques dont son corps a besoin.

Maniaque, il a tendance à faire le ménage lorsqu'il est agité, gêné ou déprimé. En fait même à peu près tout le temps, tant il a besoin de s'occuper les mains. Il a tout de la petite femme au foyer parfaite, aimant tout particulièrement faire la vaisselle, repasser et cuisiner.

Judas est pudique et n'a accepté son travail de danseur uniquement parce c'est Barbe Bleue qui le lui a demandé. Secrètement, il a toujours aimé la musique et la danse, mais cela devient particulièrement visible lorsqu'il a bu un verre. Il ne tient effectivement pas du tout l'alcool.










Histoire*


Tu te perchais en hauteur, regardant l'horizon. Du haut de ton arbre, tu voyais cette étendue bleue qui n'en finissait pas. Si ceux qui te savaient fascinés par celle-ci songeaient que tu devinais dans ses vagues ces dunes que tu avais franchi trop souvent, tu ne t'imaginais rien de plus que ce qu'elle était. Certains levaient les yeux vers les étoiles, toi tu te perdais en mer jusqu'à atteindre Massada, ville forteresse dans laquelle tu avais vécu quelques années. La mer morte étanchait cette soif d'aventure dont l'imaginaire de chaque enfant a besoin. Petit, tu avais rêvé de découvrir ce qu'il se trouvait de l'autre côté. Tu aspirais à une vie ballottée par les flots plutôt que fouettée par le sable brûlant du désert, mais une fois encore, tu te sentais pris au piège sur cette île coupée de tout.

Ton enfance s'était révélée plutôt heureuse finalement. Tu vivais à l'écart des autres villageois avec ta mère, et cela t'était suffisant. De toute façon, il ne fallait pas chercher plus loin que les cheveux roux de ta mère, votre physique et vos yeux clairs, si perçants qu'ils faisaient frissonner les autres habitants. Vous n'aviez pas besoin de joindre les fêtes pour entendre la musique et danser tout les deux à la lumière d'une lampe à huile. Vous n'aviez même pas besoin d'instrument pour qu'elle te chante ses plus belles chansons. Vous n'aviez surtout pas besoin de cet homme que tu nommais père pour survivre. Lorsqu'il s'octroyait quelques jours de repos entre deux voyages, il prenait le temps de te transmettre ses valeurs religieuses. Elles étaient strictes, mais déjà à l'époque, tu avais décidé de suivre ses traces. Tu étudiais en son absence, faisant de ton mieux pour devenir un croyant exemplaire, tout en te laissant porter par les nombreux récits témoignant de la puissance de Dieu. Tu voulais lui faire honneur.

La religion pouvait être décrite de cette façon : "T'VOIS QUAND J'BEZ BAH MÊME LA C'EST GENRE PAS AUSSI GRAVE COOL QUE ÇA BICHON ÇA VAUT AU MOINS UNE PARTOUZE", comme le disait si bien l'une de tes connaissances actuelles. Une suite d'aventures, de faits que tu pensais naïvement être réellement arrivés, que toi-même tu espérais vivre un jour. En attendant d'être toi-même l'un de ses acteurs, tu les vivais par procuration en les mémorisant assidûment. La fierté de tes parents était tout ce qui comptait à tes yeux, alors lorsque ton père t'emmena avant le lever du soleil peu après ton septième anniversaire en prétextant une sortie pêche entre hommes, tu n'imaginais pas que tu ne reviendrais pas avant de nombreuses années. Ce fut la première fois que tu quittas ton village. La première fois que tu fis une halte dans la jeune Massada. La première fois que ton géniteur te laissa entre les mains des autres Sicaires chargés de te préparer à remplir la mission qu'ils te réservaient.

Ils se retranchaient derrière la cruauté des Romains pour te rouer de coups. Il fallait t'endurcir, briser cette innocence qui ne servirait pas leurs plans.

« Penses-tu que l'ennemi se montrera tendre parce que tu n'es qu'un enfant ?  Si tu renonces maintenant, cela signifiera que Dieu ne te trouvait pas digne. Tu apporteras la honte sur le nom de ton père. »

Ils utilisaient le bien commun comme bouclier pour ne pas être accablés de remords face au spectacle de ton malheur. Ils se persuadaient qu'il était nécessaire de vous sacrifier, toi et d'autres.

« Il est mort parce qu'il a hésité au moment de te tuer. Nos opposants ne seront pas aussi tendres avec toi. »

On ne tarda pas à t'envoyer sur le terrain, profitant de tes traits de gamins prépubères pour t'approcher de tes cibles sans qu'elles ne se doutent de rien. Les Romains, autant que certains Juifs qui ne suivaient pas les textes à la lettre, s'écroulaient après que ta lame ait glissé sur leur gorge. Tu tuais le monstre qui ordonnait l'attaque d'un village innocent avec la même impartialité qu'un des tiens ayant refusé la circoncision de son enfant.

« Je détestais ce gamin simplement parce qu'il portait le nom de celui qui nous a rassemblé, mais force est de constater qu'il le porte plus fièrement que n'importe lequel d'entre nous. Son intelligence le rend naturellement doué pour la tromperie. »

Les Sicaires, au fond, ce n'était qu'un groupe classique adepte de terrorisme politique. Des hommes réputés pour frapper en plein jour, à la vue de tous, avant de se fondre dans la foule comme si de rien n'était. Toi, tu avais laissé leurs paroles te façonner. Tu les avais autorisé à faire de toi leur marionnette afin de ne plus avoir à être confronté à ces atrocités. Tu n'étais qu'une extension de tes poignards, un outil qui apportait la mort dans son sillage. Tu n'étais pas là lorsqu'ils te frappaient, bien trop loin que pour que cette douleur ne t'atteigne. Tu étais là lorsque tu ôtais la vie, souriant alors que tu apportais aux autres un repos que tu jalousais secrètement.

C'était important pour que Dieu t'accepte au Paradis. Tu devais repousser l'envahisseur, qu'il reconsidère ses projets à la vue des nombreuses pertes dans leurs rangs. Tu devais annihiler leurs dieux païens en montrant la supériorité du tien. Il était bien connu que le véritable Dieu ne pouvait se trouver que du côté des vainqueurs, après tout. Ce ne fut que huit ans plus tard que tu reçus l'autorisation de voler de tes propres ailes, lorsqu'ils furent assurés que tu ne pouvais plus penser différemment qu'eux. Ils avaient besoin de sang neuf qui arpenterait la Judée en éliminant le moindre infidèle qu'il croiserait. Tu avais jeté un dernier regard vers la mer avant de quitter la cité forteresse, elle qui, bien après ta mort, serait le théâtre d'une tragédie.

Tu décidas de faire un détour jusqu'à ton village. Tu voulais faire de véritables adieux à ta mère, sachant pertinemment que tes pas ne te mèneraient probablement plus jamais jusqu'à chez toi durant cette vie où tu flirterais constamment avec la mort. Tu ne trouvas qu'une ville fantôme, désertée depuis plusieurs années. Tu récupéras ce que tu pouvais, découvrant à l'endroit même où tu t'amusais à cacher des cailloux qui te paraissaient beaux lorsque tu étais petit, les bracelets et le collier en or qu'elle portait toujours. Les rumeurs que tu entendis par la suite ne te permirent jamais de définir si elle était toujours en vie. Les versions comportaient toutes une attaque romaine. Tantôt les habitants s'étaient enfui, tantôt ils s'étaient entretués pour ne pas être faits prisonniers, tantôt ils avaient été capturés et réduits en esclavage. Un vieil homme t'avait expliqué que la mode à Rome était de posséder un serviteur aux cheveux roux. Tu supposais donc qu'elle avait été épargnée à cause de sa valeur marchande et qu'elle menait une vie captive loin de toi.

Avais-tu réellement besoin de haïr davantage ceux qui occupaient vos terres ?

Ton atout adolescent était ton charme presque féminin. Tu attirais tes proies en usant de leur moralité douteuse, t'en débarrassant loin des yeux de tous sans le moindre remords. Si tu manquais d'argent pour subvenir à tes besoins, tu volais ou proposais tes services au plus offrant. Dieu avait décidé de ton destin, et par conséquent, tout ce que tu accomplissais devait être approuvé par Lui. Jusqu'au jour où tu l'as rencontré. Des bruits couraient dans les environs, prétendant que le fils de Dieu répandait la parole divine et accomplissait des miracles sur son passage. Il t'avait suffi d'imaginer cet imposteur pour que le sang bouillonne dans tes veines. Il provoquait l'hilarité en souillant le nom de la seule chose qui t'importait, cette religion pour laquelle tu t'étais sacrifié et te sacrifiais un peu plus chaque jour.

Il t'a troublé d'un seul regard lorsque tu l'as aperçu pour la première fois. Ton rythme cardiaque s'est accéléré pour autre chose que l'adrénaline d'un meurtre, pour quelque chose de plus fort et puissant. Pour la première fois, tu étais attiré par quelqu'un. Quelqu'un que de toi-même tu voulais suivre et protéger. Il t'offrait cette paix à laquelle tu aspirais sans te l'avouer à chaque fois qu'il te parlait.

Tu as laissé ton ancienne vie derrière et tu as oublié la vengeance. Tu as rejoins les apôtres et, puisque tu avais été excessivement bien instruit par les Sicaires, tu es devenu le trésorier. Tu étais intelligent Judas. Tu avais peut-être un peu trop de connaissances théoriques et pas assez de connaissances sociales. Tu avais du mal à mentir sur ta vie passée aux autres apôtres qui ne t'appréciaient pas forcément autant que tu l'aurais voulu. Ils n'étaient pas stupides au point d'ignorer que tu détournais toujours le sujet quand on en venait à toi. Ils ne comprenaient pas non plus pourquoi tu te plaignais de la moindre dépense que tu jugeais inutile alors même que tu avais autant de bijoux de valeurs sur toi. Tu te sentais toléré mais pas aimé, et petit à petit tu as connu ce qu'était la jalousie. Tu enviais tes compagnons parce que tu étais bourré d'idées noires. Tu pensais parfois que Jésus ne t'aimait pas ou nettement moins qu'eux. Le Christ était ton premier ami et tu ne parvenais pas à comprendre pourquoi il ne semblait pas tenir autant à toi que toi tu tenais à lui. Tu l'écoutais parler du Dieu d'amour, mais tu le haïssais de plus en plus. Son Père laissait souffrir celui que tu chérissait tant, laissait les Romains le tourmenter.

Mais Jésus avait besoin de toi pour quelque chose de plus grand. Il savait tout de toi, et peut-être étiez-vous sans le savoir meilleurs amis finalement. Il était conscient que s'il devait orchestrer sa mort, tu ne reculerais pas. Il s'était confié, te révélant un plan précis qui prouverait au monde que vous n'étiez pas qu'une bande de hippies délirant à propos des écritures saintes en buvant du vin. Il t'avait prévenu des risques, avait pleuré de savoir dans quelle position il te mettait. Il s'en voulait, mais tu avais confiance en lui lorsqu'il te disait que tout ceci serait terminé rapidement. Et puis tu allais finalement marquer l'histoire, comme ces héros bibliques que tu vénérais.


Il y eût le dernier repas lors duquel tu as quitté la table et la trahison.

La Cène était le feu vert que celui-ci te donnait pour mettre un terme à tout cela. Il te demandait à toi de participer à sa victoire en tant que Fils de Dieu. Tu t'es rendu crédible auprès de ceux qui pactisaient avec l'envahisseur, crachant sur ta fierté et te rendant ridicule à mendier de l'argent pour livrer le seul qui aie compté pour toi. Tu te détestais déjà avant même de t'être approché de lui pour déposer un baiser. Tu t'es haï jusqu'à la fin.

Tu ne pensais pas que Jésus allait mourir. Tu as assisté à toute la scène de loin en plaçant toute la confiance qu'il te restait dans ton Dieu. Il allait le sauver, tu en étais persuadé. Il allait agir et montrer à tous qu'on ne touchait pas à Son Fils. Tu récitais tout ce que t'avaient appris les Zélotes et les Sicaires avec un sourire presque émerveillé, excité à l'idée de voir l'accomplissement, le résultat de tous vos efforts. Tu t'es glacé peu à peu dans l'horreur, dans le désespoir. Tu venais de conduire à la mort la seule personne qui t'aie donné de l'amour et qui aie à ce point cru en toi. Tu réalisais aussi que ce Dieu pour lequel tu avais gâché tout le bonheur que tu avais pu ressentir dans ta vie t'avait abandonné. Tu avais tant tué pour lui, tu avais tant sacrifié et même risqué ta propre vie si souvent pour qu'il t'arrache finalement ainsi celui que tu aimais.

Tu n'avais plus personne à suivre. Plus de Jésus, pas de Dieu. Tous te souhaitaient un destin pire que la mort. Ta vie entière était soudainement devenue absurde à tes yeux. Tu avais vu le ciel s'assombrir mais tu n'avais plus la force de croire en Lui. Du début jusqu'à ce jour, tout paraissait ridicule. Tu n'avais plus de raison d'être.

Plus de raisons d'exister.

Alors tu as jeté l'argent au visage des Prêtres en disant que tu avais livré un innocent. Alors tu es allé du côté du sanctuaire, pour y trouver un arbre assez solide et tu t'es pendu. Le Paradis n'était plus qu'une vaste arnaque selon toi. Dieu se fichait de ton sort et aurait de toute façon préféré te laisser pourrir en Enfer. De toute façon, tu avais le mauvais rôle comme à chaque fois.

Si seulement tu avais attendu trois jours...

Tu eus l'impression de prendre la plus grosse bouffée d'air de ta vie en te réveillant. Tu sentais encore la corde serrer ton cou, tes mains cherchant à la défaire alors que tes doigts touchaient seulement le métal. La brûlure mordait encore ta peau et ta gorge te faisait toujours souffrir lorsque l'on s'adressa à toi. Pris au dépourvu et incapable de répondre, tu fus incapable de dissimuler ta peur, regardant ce qui t'entourait en pleine panique. Tu ne pouvais être qu'en Enfer, mais sans trop réfléchir face à cette personne qui n'avait rien de menaçant à première vue, tu prononças tes premiers mots, ton premier mensonge.

« Je suis Mathieu, l'apôtre. »

La réaction de ton interlocuteur fut telle que tu compris qu'il était croyant. Il t'emmena chez lui et te logea gracieusement pendant quelques temps. Il t'informa que finalement, le plan de ton maître avait fonctionné, que sa résurrection avait permis au monde de croire en une nouvelle religion, le christianisme. Ton bienfaiteur te posait de nombreuses questions, auxquelles tu ne répondais que vaguement. Après quelques temps à essayer de t'intégrer et vivre comme les autres, ta culpabilité et ton manque d'envie de vivre te poussèrent à te réfugier à l'extérieur de la ville. Tu vivais la plupart du temps à proximité de la chapelle, l'entretenant et la protégeant des pilleurs. Lorsque le temps ne te le permettait pas, tu te réfugiais à l'église, ou dans des bâtiments laissés à l'abandon.

Tu oscillais entre le fait de te laisser mourir à petit feu et la réalisation soudaine qu'il fallait que tu vives. Tu ignorais toi-même pourquoi, bien que tu espérais que Jésus revienne et soulage cette conscience qui s'était allongée de quelques vols et contrats en 41 années. Tu tiens un peu de la légende dans les milieux illégaux de la ville. Tu te déplacerais dans les ombres. Tu serais si rapide et anonyme que l'on te pense invisible. La vérité, c'est que tu n'as surtout eu qu'un seul employeur il y a plus de dix ans et que l'on te met bien plus de meurtres sur le dos que ceux qui ont effectivement eu lieu.

Il y a 5 ans, tu as rencontré ton nouveau sauveur. Un être étrange, hors de la norme, dont le nom débutait ironiquement par J lui aussi. L'auberge où tu te rendais était connue par tous pour sa démesure, et les nombreux restes de repas copieux qu'ils jetaient à la poubelle... comme certains de leurs clients d'ailleurs. Tu étais venu demander à manger, à tout hasard des aliments passés de date qu'ils ne pouvaient plus servir, lorsque le patron décida que cela ne se passerait pas ainsi. Tu t'étais vu servir une assiette copieuse, et ramené chez lui aussi simplement qu'il aurait ramené un chaton abandonné.

Tu avais prévu d'y passer la nuit et repartir à l'aube. Tu vis toujours là-bas avec Jack aujourd'hui, travaillant même pour lui.





IRL *
Je suis un mignon petit bichon tout fluffy qui fait woufwouf.

Woufwouf. Sinon c'est Dicky.

Petit disclaimer concernant Judas et la direction que je lui ai donnée. Judas est un personnage dont il n'est que très peu question, il est donc tout particulièrement sujet à de nombreuses théories. J'ai décidé de suivre l'une des directions possibles et faire des recherches autour de la possibilité que l'étymologie de son nom de famille vienne de sicaire, tout en ajoutant des informations tirées de l'Evangile (non reconnue par l'Eglise) de Judas et des éléments historiques. Il faut savoir que Judas est si peu mentionné et si caricatural qu'on croit même qu'il pourrait être la représentation de la Judée toute entière.

Donc ouais, j'avais pas envie de faire une histoire de 400 mots en mode Insomnia only :3



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Emploi : Médecin.
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Can break all your bones while naming them
Lun 29 Mai - 22:54
    BICH-... woops mauvais compte lowl :llll:
    RE-BINVENDUE A TWA FINIS VITE TA FICHE STP :grrr:
    ALLER HOP HOP HOP AU BOULOT :whut:


« don't worry about me »
©️Myuu.BANG!


©️Dad
Invité
Invité
Lun 29 Mai - 22:58
PAS DE TRUCS CHELOUS AVEC TA LANGUE :whut:

T'inquiète pas, je serais la plus fab pour aller dansaaaaay :dipie:
Invité
Invité
Sam 10 Juin - 19:30
Petit double post des familles pour signaler que j'ai terminé de raconter ma vie chef :whut:
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Emploi : Fleuriste
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Whispering Wind
Sam 10 Juin - 19:50
J'adore ta fiche mon p'tit Juju ♥

Un super perso avec une belle vision de son histoire. Hâte de te voir rp ♥
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Voir le profil de l'utilisateur
Je cherche les notes qui s’aiment.
Sam 10 Juin - 23:24

Et c'est la validation !

Bienvenue ! Pauvre chat...on a envie de le prendre dans nos bras et de lui dire que tous ses péchés sont pardonnés, mais j'imagine qu'il n'y a qu'un homme dans cet univers qui en sera capable, j'espère que tu verras venir ton Jésus qui te permettras de te pardonner toi-même petit Judas, car je suis certain que lui l'a déjà fait. En espérant que tu trouves la paix sur Insomnia, amuse toi bien parmi nous. :huhu:

Maintenant que tu as rempli la tâche qu'était de remplir ta fiche, je t'invite à aller remplir de quoi finaliser ton inscription.

Pour recenser ton avatar, c'est par ici ♥️. Pour que ton personnage ait un lieu de travail, je te conseille également de te rendre pour remplir un formulaire et obtenir un logement. De même si tu veux un joli rang sous ton pseudo, tu peux venir en réclamer un à CET ENDROIT. Et le plus important, n'oublie pas de recenser ton métier PAR ICI ! Et pour finir, venez recenser d'où vient votre personnage ICI ♥️ !


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I sat alone, in bed 'til the morning I'm crying, "They're coming for me." And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons Who is in control?

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