« Il est des choses qu'il vaut mieux entreprendre que refuser, quand bien même la fin risque d'être sombre. »
J. R. R. Tolkien
Insomnia
Il était une fois à Copenhague... [TeRMiNé-corrigé]
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Il était une fois à Copenhague... [TeRMiNé-corrigé]
Dim 31 Déc - 0:13
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Emploi : Fabriquant de jouets
"J'espère que tu ne crains pas la mer, mon enfant..."



 
Origines
   
Groupe : Créateur

Date de mort : 4 du mois d'août de l'an 1875

Date d'arrivée : à peine un an

Métier : fabriquant de marionnettes

Avatar : Marius (et/ou Lestat) par SheepSkeleton
     



Caractère / Physique
   
Ma première surprise en arrivant ici fut de découvrir mon reflet dans un miroir. De mon physique ingrat d’autrefois, vieilli au fil des ans, il ne reste plus rien. Mes cheveux sombres qui tombaient jadis par poignées et dévoilaient mon crâne n’existent plus. Mon nez disgracieux n’existe plus. Ma bouche trop grande n’existe plus. A la place de ma figure longue et chevaline, j’ai découvert un visage que je qualifierai volontiers de charmant. Mon menton s’est fait carré et ma mâchoire, volontaire. Je dispose à présent de merveilleux cheveux d’un blond doux dans lesquels j’adore passer la main. Je suis un peu plus grand et bien mieux taillé, les épaules droites et larges, le torse élancé... J’aime celui que je suis devenu et je me fais l’effet d’être le prince de l’un de ces contes que j’ai collectés et écrits. Par-dessus tout, mes yeux sont toujours de ce bleu clair si particulier qui me plaisait tant et je suis heureux que cela n’ait pas changé.

Je crois que j’ai perdu beaucoup de ma superbe, de cet orgueil qui me rendait si compliqué à vivre de mon… vivant. (Rien à faire, c’est toujours aussi étrange de penser que je suis mort puis revenu à la vie dans ce monde si différent et semblable à celui que j’ai connu.) En tout cas, la mort a eu le mérite de me faire réfléchir, je suppose. Je me sens en paix avec moi-même, moins exigeant, moins susceptible. Je me sens en paix avec moi-même, moins exigeant, moins susceptible et avec une patience toute nouvelle que je découvre presque infinie.
Je n’ai plus le cœur brisé et j’ai l’impression d’être comme neuf. C’est très agréable. Il y a bien un peu de mélancolie qui me gagne parfois mais ça me plait bien. J’ai envie de tout recommencer en évitant les erreurs passées. Découvrir qu’il n’y a aucune femme dans cette étrange ville où je me suis retrouvé catapulté est plutôt réconfortant, je dirais. Après tout, la gent féminine m’a toujours mis mal à l’aise alors je ne suis pas fâché de pouvoir vivre tranquillement sans ne jamais croiser que des hommes que je qualifierai sans honte de tout à fait plaisants. J’ignorais que je méritais le Paradis mais en tout cas, cela y ressemble très fortement.

A mon grand plaisir, j’ai réalisé de surcroit qu’il était toujours possible d’avoir des enfants, bien que le procédé me paraisse particulièrement obscur. Un peu effrayant, aussi. Mais savoir que je pourrais toujours voir des petites frimousses apparaitre devant la vitrine de mon magasin de marionnettes me rend bêtement heureux. Je ne sais pas si j’aurais un jour la chance de rencontrer l’amour pour de bien, ni le bonheur incroyable d’être père, mais en tout cas je m’épanouis à Insomnia plus que nulle autre part ailleurs.

Histoire
   
Ma vie, autant que je m’en souviens, a toujours été curieuse. Je suis né en avril et je suis mort en avril.

Mes parents habitaient dans une pauvre masure de la ville d’Odense, sur l’île de Fionie. C’est l’une des plus grandes îles du Danemark. Papa était cordonnier et il rêvait beaucoup. Maman avait eu une autre fille avant moi. Je crois que, malgré tous mes efforts, elle ne m’a jamais vraiment aimé. Je me souviens aussi que ma tante tenait une drôle de maison. Il n’y avait que des filles qui y habitaient ! Beaucoup de messieurs venaient les voir le soir, mais je n’ai compris que plus tard la raison de ces nombreuses visites. La réalité était bien moins charmante que ce que j’imaginais à l’époque. Je crois que je rêvais beaucoup, moi aussi. Comme Papa.

A l’école, les professeurs nous parlaient de beaucoup de choses mais je ne trouvais pas cela aussi intéressant que les châteaux et les marionnettes que je confectionnais en rentrant le soir. Elles étaient drôlement belles, mes poupées ! Pendant que je jouais avec, Grand-Mère Anne me racontait des histoires. Et moi, je les mettais en scène avec mon petit théâtre et je vivais des aventures formidables ! Sauf que, eh bien, ça ne m’aidait pas vraiment à faire mes devoirs. Et mes professeurs n’ont guère aimé le joli château que j’avais dessiné dans mon cahier, alors je me suis fait renvoyer… Maman n’était pas contente du tout !

Et puis Papa est revenu de la guerre contre les Français. Il était très malade, ça je m’en rappelle ! Moi j’avais seulement onze ans, et des rêves plein la tête. Mais lui, ses rêves l’avaient emmené à la guerre, loin de nous. Et il en revenait brisé. Malade. Il est mort quelques mois plus tard, emportant avec lui quelques morceaux de mes illusions, égratignant mes rêves.

Je me suis réfugié auprès de Shakespeare et du théâtre, mais je crois que je n’ai jamais été très doué pour ça, maintenant que j’y repense. A l’époque, j’étais très orgueilleux et surtout très susceptible. Les critiques me faisaient très mal. Maman me croyait dément, à vrai dire. Alors, l’année de mes treize ans, je suis parti à Copenhague pour faire de grandes études. J’étais avec des gens bien plus riches que moi, mais j’étais aussi bien plus intelligent qu’eux ! Ou, du moins, c’est l’idée que j’en avais.

Comme j’ai une très jolie voix, j’ai commencé à chanter un an plus tard. Grâce à cela, j’ai pu rencontrer de nombreux bienfaiteurs. Ce sont eux qui m’ont permis de réaliser mon rêve : devenir comédien ! Je suis monté sur les planches pour la première fois en 1822, je n’avais même pas vingt ans ! J’étais tellement fier, tellement heureux…

Bon, après ça je vais passer sous silence les cuisants échecs que j’ai essuyés pour ma pauvre carrière de dramaturge. Je crois que je ne serai jamais l’égal de Shakespeare. Mais est-ce réellement grave ? Mes contes pour enfant ont commencé à rencontrer un franc succès dès 1829 alors je suis plutôt satisfait. Au moins, cela compense le désert tragique qui me sert de vie sentimentale… J’ai aimé une demoiselle – enfin je crois, même si les femmes m’angoissent terriblement – et, heureusement sans doute, elle était fiancée à quelqu’un d’autre. Par conséquent je suis parti en voyage et je l’ai oubliée. Après tout, ce n’était qu’une femme.

Paris, en revanche, m’a volé mon cœur. C’est une ville magnifique, surtout sous le soleil. J’y ai passé quelques jours en mai 1833, avant de reprendre mes voyages. Ce n’est que deux ans plus tard que je suis parvenu à m’avouer la vérité quant à l’amour : mes vœux ne se tournaient que vers une seule et unique personne : Edouard Collin, le bel Edouard Collin, dont le père m’avait ouvert les portes du théâtre en même temps que celles de sa famille. Edouard aurait dû être mon frère mais en réalité je l’ai aimé comme un fou, et ce depuis le premier jour. Apprenant qu’il allait se marier, je lui écrivis un peu naïvement une lettre, dans laquelle je lui déclarai cet amour avec la franchise de mes trente ans. Il me repoussa sans la moindre pitié et me laissa avec un cœur brisé, une aile blessée battant tristement dans ma poitrine.

J’ai rédigé La Petite Sirène suite à cette déception amoureuse et il n’y a aucun doute à avoir. Edouard en est le magnifique prince qui préfère à la pauvre créature marine cette princesse qui lui plait davantage, tandis que je m’identifie volontiers à cette malheureuse sirène qui préfère devenir blanche écume des vagues plutôt que d’ôter la vie à celui qu’elle aime plus que tout au monde.

Après ce triste évènement, le reste de ma vie n’a plus été qu’un étrange sentier de montagne, partagé entre les critiques qui me faisaient toujours réagir aussi vivement, et le succès que je ne parvenais jamais à apprécier à sa juste valeur. L’année de mes quarante-et-un ans, j’ai reçu des mains du roi lui-même la décoration du Dannebrogsø ! C’était quand même un sacré honneur et j’en étais immensément fier. Mais ma plus grande fierté, au-dessus de tout, ça a été d’être nommé citoyen d’honneur de ma ville natale d’Odense. Jamais, lorsque j’étais enfant, je n’aurais cru vivre une telle chose !

Mais j’ai vieilli, inexorablement. Seul et triste. Je n’ai pas pu avoir d’enfant – comment aurais-je pu ? Moi qui suis terrifié par les femmes, qui n’ai jamais pu imaginer étreindre charnellement quelqu’un, qui ai aimé désespérément un homme ? – et je regrette de mourir sans avoir été père. Les enfants sont un tel rayon de soleil parfois. Je me souviens, dans les dernières années de ma vie, un journal Américain a cru que je vivais pauvrement et a lancé un appel aux enfants. Ils m’ont tous envoyé quelques dollars et tellement d’amour ! Même si je n’avais pas besoin de tout cet argent, leurs petits mots ont réchauffé mon vieux cœur malheureux. Je suis mort en avril 1875, aussi heureux qu’on peut l’être quand sonne sa dernière heure.
 
A présent la lumière s’est éteinte. Quelle mort heureuse ! A 11h05, notre cher ami a rendu son dernier soupir. (Mme Melchior, amie de H.C. Andersen)

Insomnia est pour moi un lieu qui ressemble très fortement au Paradis. Certes, j’ai eu un peu de mal à prendre mes marques dans ce monde qui est, parait-il, une vision difractée du futur, mais je crois que c’est le cas de tous ceux qui sont arrivés ici. En tout cas, j’ai le sentiment d’avoir trouvé ma place et je me sens plus épanoui que jamais. Découvrir en sus qu’il n’y a pas la moindre femme dans cette cité a de quoi tenir d’un rêve éveillé. Cela fait à peine un an que je suis arrivé ici, précisément un an et quatre jours, en fait. J’ai fait de mon appartement un véritable nid chaleureux, et ma boutique de marionnettes et de poupées est probablement l’un des endroits les plus chers à mon cœur. A présent que je suis vraiment installé, que j’ai mon chez-moi et un travail qui me passionne tout en fonctionnant correctement, j’ai hâte de nouer des relations solides, de me faire des amis, voire même de tomber amoureux à nouveau. En espérant qu’ici mes sentiments se trouvent bien mieux acceptés que là d’où je viens…  
Peut-être aurais-je aussi la chance et le bonheur de rencontrer l’une de mes… « créations » selon le terme consacré d’Insomnia. Ma chère petite fille aux allumettes – qui doit être devenue un fort charmant jeune homme – ou bien ma jolie princesse des mers, ou mon vaillant soldat de plomb ou que sais-je encore ! J’aimerais pouvoir corriger certaines choses que je leur ai écrites et qui ne leur conviennent peut-être pas. Je voudrais avoir l’occasion de discuter avec eux et de leur demander s’ils sont heureux de la vie que je leur ai donnée ou si je peux changer les choses pour eux. Après tout, ne sont-ils pas un peu mes enfants ? En tout cas, si l’on m’en donne la possibilité, je les aimerai de la sorte, de tout mon cœur neuf.

« Je donnerais volontiers les centaines d’années qui me restent à vivre pour être homme. » c'est ce que j'ai écrit un jour, et je rajouterai mêmeaujourd'hui "Et aimer comme cet homme que je suis devenu."


 
Et toi, dans tout ça ?
Âge : +18

Comment tu as trouvé le forum ? J'ai suivi Perrault comme d'autres le lapin blanc...

Un petit commentaire ? Ce forum est ma-gni-fi-que. J'ai eu un gros coup de coeur, vraiment vraiment.


Dim 31 Déc - 0:18
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Emploi : Patron de l'Auberge
Les chèvres seraient toutes docteur
Les chèvres seraient toutes docteur
Ooooooooooooooomg si tu savais comme ce personnage était ATTENDU :roulade:
Olalalalala c'est le bonheur suprême et ultime là :whut:
JOIE :tuhw:

Welcome parmi nous c'est une joie de t'avoir parmi nous \o/ !
Bon courage pour ta jolie fiche (et quel avatar :plz:), n'hésite pas à venir poker le staff si tu as des questions :kiroule:




Dim 31 Déc - 10:57
avatar
Emploi : Fabriquant de jouets
"J'espère que tu ne crains pas la mer, mon enfant..."

C'est vraiment pour moi un grand plaisir que d'avoir débarqué ici ! :alk:
Et j'avais tellement, tellement envie de jouer Andy ! *.*


Lun 1 Jan - 15:40
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Feu follet
Feu follet
Bienvenue parmi nous papa ! Ta fiche est un plaisir à lire, et j'espère que tu te plairas à Insomnia <3


Stars in my eyes ; soot on my fingers.
Lun 1 Jan - 21:56
Invité
Invité
BIENVENUE LE ANDERSOU. ♥️ :heya:
Lun 1 Jan - 22:20
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Emploi : Fantôme à plein temps.
THE CROWN OF INSOMNIA — THE TELLING ONE
THE CROWN OF INSOMNIA — THE TELLING ONE

Et c'est la validation !

Bienvenue !
Alors comme je te l'ai déjà dit "MAAAAAARRIUUUUUUUUUUUUUS" je te l'avais pas dit ? Pas de soucis ! :whut: j'aime beaucoup ta fiche, beaucoup de détail et de jolie phrase, c'est bien écrit et sincèrement très bien remplit, on ressent le vécu de ce pauvre homme un peu perdu et trop "différent" dans un monde peu tolérant, en tout cas j'aime son côté rêveur qu'il a hérité de son père, ça en fait quelqu'un de très doux du moins visuellement :huhu: en tout cas une très bonne fiche, je n'ai rien eut à dire (apartpourlepetitboutmanquant) et je suis très heureux de te valider ! Bienvenu parmi nous et amuse toi bien à Insomnia !
Chat Noir.

Maintenant que tu as rempli la tâche qu'était de remplir ta fiche, je t'invite à aller remplir de quoi finaliser ton inscription.

Pour recenser ton avatar, c'est par ici ♥️. Pour que ton personnage ait un lieu de travail, je te conseille également de te rendre pour remplir un formulaire et obtenir un logement. De même si tu veux un joli rang sous ton pseudo, tu peux venir en réclamer un à CET ENDROIT. Et le plus important, n'oublie pas de recenser ton métier PAR ICI ! Et pour finir, venez recenser d'où vient votre personnage ICI ♥️ !





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