« Il est des choses qu'il vaut mieux entreprendre que refuser, quand bien même la fin risque d'être sombre. »
J. R. R. Tolkien
Insomnia
Victor Hugo - Tu me crois la marée, et je suis le déluge.
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Victor Hugo - Tu me crois la marée, et je suis le déluge.
Mar 12 Sep - 23:41
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Emploi : Rédiger des conclusions ; écrire.
Créateur
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Origines
   
Groupe : Auteurs

Date de mort : 22 Mai 1885

Date d'arrivée : Il y a deux ans.

Métier : Avocat / Ecrivain

Avatar : Hannibal Lecter, de Hannibal (NBC)
     



Caractère / Physique
   
Caractère :
Qui est cet homme qui se lève à l’aube, et qui, tous les quatre du mois, s’en va sur la colline porter un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur ?

Trois heures plus tard, rigoureusement, ce même homme pousse les portes de son cabinet et s’installe derrière le large bureau chargé de livres. A neuf heures moins le quart, précisément, débute son premier rendez-vous. A moins qu’il ne se rende au Tribunal. Quel que soit son emploi du temps, quelles que soient ses actions, l’avocat gardera un visage impassible ; preuve du contrôle parfait qu’il exerce sur lui-même. Soigné, consciencieux, il fait preuve d’une rigueur bien particulière lorsqu’il s’attelle à une tache, ne négligeant aucun détail. L’homme est un perfectionniste. Peut-être a-t-il même l’habitude d’en faire trop. Rien pour lui n’est fini s’il ne considère pas le résultat comme parfait. Il faut dire que ses exigences sont très hautes. Hugo –car cela est le nom que vous pourrez lire sur cette carte qu’il vous tend-, est avant tout un stratège. Tout, de sa façon de parler à celle de s’habiller, découle d’une longue réflexion durant laquelle notre auteur aura pesé le pour et le contre. Grand orateur, il tire de sa capacité à captiver son auditoire un certain orgueil. Victor Hugo est fier de ses actions passées –n’a-t-il pas contribué à changer l’Histoire de France ?, et ne cherche jamais à les minimiser par fausse modestie. Cependant, animée par une discrétion que beaucoup apprécient, il ne le clame pas pour autant. Victor Hugo reste un être réservé lorsqu’on en vient à sa vie privée. Au détour d’une conversation, l’ancien politicien ne cherchera pas à la dissimuler ; seulement, de ses lèvres ne sortiront que des faits. Il ne vous fera pas part de ses émotions.

S’il s’applique à régler sa vie comme du papier à musique, l’auteur semble chercher, au-delà de l’organisation, à se défaire du poids de l’absence. Si dans ce nouveau monde, on ne retient souvent de lui que ce surnom de lion lorsqu’il monte à la barre, l’homme est également un poète. Doté d’une sensibilité forte, l’ancien père et mari reste profondément endeuillé et déçu que cette renaissance ne se soit pas appliquée aux êtres qu’il a tant aimé. C’est en cela que le masque d’impassibilité lui est doublement utile ; il lui permet d’éloigner, mettre de la distance entre lui et les autres hommes peuplant cette ville. Au fond, il ne se considère pas encore prêt. A nouer de réels liens, à aimer de nouveau, car cela signifierait avoir encore quelque chose à perdre. Et il a déjà trop perdu. Si on reconnait que l’auteur a déjà eu plusieurs amants, aucun d’entre eux n’est resté assez longtemps pour percer la carapace. Tout éconduits, à un moment où un autre, par ce grand mélancolique qui semble effrayé par les attaches.

Passionné, amoureux, son regard se perd bien souvent dans le ciel crépusculaire, à contempler les arabesques voluptueuses qui s’entremêlent. Sa renaissance ne lui pas ôté cet amour pour l’art qui l’a animé durant sa précédente existence, et l’auteur n’a jamais cessé de dessiner et d’écrire, sans jamais se départir d’un certain franc-parler.

Toujours plein de ces idéaux qui l’ont poussé jusqu’à l’exil, le plus grand des romantiques s’emploie, désormais, à défendre ceux qui font appel à lui. Si les affaires communes ne l’intéressent aucunement, c’est, d’une étrange manière, par la personnalité de son client que l’homme accepte ou non l’affaire. Infiniment curieux, si celle-ci s’avère complexe ou met en jeux des acteurs intriguant, Hugo ne pourra résister. Chacun a le droit d’être défendu. Malgré le masque d’indifférence auquel il se force, l’homme est redoutable quant à l’injustice. Il ne la supporte pas ; tout simplement.

En bref :
 


Physique :
Le menton haut, l’échine redressée dans une attitude altière, l’Avocat s’avance. Le bras de la justice observe un long moment les jurés se tenant devant lui, avant d’entrouvrir ses lèvres fines. Sur son visage à la mâchoire carrée et aux pommettes saillantes, aucune expression autre qu’un calme absolu ne règne. Le menton de l’homme est rasé de près, alors qu’une légère pilosité avoisine ses pommettes, entretenue avec soin. Les mèches d’un châtain sombre de l’individu sont courtes, coiffées avec précision. Chaque détail est parfaitement maitrisé, complétant son habit impeccable. Le costume taillé sur mesure enlace la silhouette haute de l’homme, sa chemise s’ajustant parfaitement sur ses épaules larges. Une cravate à l’aspect luxueux est nouée autour de son coup, dans un nœud d’une symétrie rigoureuse. Rien ne vient ternir l’être qui, d’un simple geste désinvolte, fait se taire la salle impatiente. Il sourit. Sa voix grave et profonde captive l’auditoire en un instant. Alors que la plaidoirie avance, le Défenseur met en avant chaque irrégularité, chaque imperfection dans l’argumentation de son adversaire. Ce dernier se fige. Une lueur prédatrice s’est allumée dans les yeux d’écorce claire de son confrère.

« Tu me crois la marée et je suis le déluge. »

Alors, l’Avocat se fait Lion. Ses mains soignées s’agitent alors qu’il parle, relevant son nez droit et ses yeux enflammés vers le Juge. Chaque argument est un coup de lance porté à son adversaire. Le Maître plaide, passionné, et lorsqu’il en vient à sa conclusion, la salle reste muette de longs instants durant. Victor Hugo se tourne vers son audience. Un mince sourire étire ses lèvres. Calmement, il rejoint son client. Rien n’indique sur ses traits qu’il vient de livrer un tel combat. Son attitude reste impassible ; inébranlable. L’homme qui semble avoir quarante ans, sinon plus, pose sur la salle un regard serein chargé d’orgueil.

Informations de base:
 


Histoire
   
Où… es-tu ?
La question te frappe comme une balle en pleine poitrine. Où es-tu ? Mais, surtout… comment peux-tu encore te poser une telle interrogation ? Alors que le choc initial est passé, tes souvenirs te reviennent. Son souffle se fige dans ta gorge. N’es-tu pas mort, ce fameux vendredi de Mai 1885 ? Pourtant, te voilà, bel et bien vivant, dans un corps assez vigoureux pour te permettre de te tenir assis, désormais. Tu es désorienté. Mais après tout, cela est normal. Tu viens seulement de naître, ou de ressusciter. Comment un tel miracle est-il possible ? La panique t’envahi. Pour te calmer, tu tentes de revenir aux fondamentaux. Oui, voilà. Contrôle ton souffle. Fait le vide dans ton esprit.

Ton nom est Victor-Marie Hugo ; tu es né un 26 février 1802, à Besançon. Tu es donc français. Né chétif, tu fus cependant un enfant plein de vigueur et intéressé par la littérature. Trop gentil, également ; le souvenir de ce chien que tu tentas de nourrir, avant qu’il ne te blesse, reviens à ton esprit. Tu baisses les yeux.


La cicatrice est toujours là, mais cette main n’est pas la tienne.

Ton souffle s’accélère. Tu prends conscience que ce corps est jeune, trop jeune pour appartenir à un aïeul de 83 ans tel que toi. Il est robuste, plein de vigueur, et non plus vaincu par la maladie et la vieillesse. De plus, il est grand, plus grand que ce que tu n’as jamais été. Tes yeux s’écarquillent. Tu perds le contrôle. Non, concentre-toi. Tu ne peux flancher. Pas maintenant. Les enjeux sont trop grands. C’est de ta vie, dont il s’agit là. Reviens à l’origine. L’enfance. La littérature.

Chateaubriand. Ton idole.  A quatorze ans à peine, tu parlais déjà de lui être semblable, ou de n’être rien. Doué en mathématiques, c’est cependant la littérature qui guida toute ton adolescence, car tu n’eus de cesse que de participer à nombre de concours. Perdant le premier, ce qui provoqua en toi une rage immense. Perdant encore, puis triomphant, à force d’efforts, de temps, de patience et de détermination. A peine âgé de vingt ans, le Roi t’accordait une pension annuelle, assez conséquente pour te permettre d’envisager d’épouser ton amie d’enfance. Adèle.

Tu es donc un auteur. Un auteur dont, dès l’enfance, les ambitions étaient démesurées et la rage de réussir immense. Ton œuvre est immense. Tu te souviens de chacun des titres tracés de la pointe de ta plume. Combien d’auteurs ont-ils été aussi prolifiques que toi ? Bien peu, de ce que tu sais. Mais après tout, quelle est ta place en cet étrange monde ? Au fond de toi s’érige une crainte. Celle que tout ait disparu. Que tout cela ait été vain. Que Fantine, Javert, Gwynplaine, et tous ces infortunés n’aient laissé aucune trace de leur passage. Si tu savais ! Pour le moment, tu ne le sais pas encore. A quel point cette crainte est infondée. A quel point la vérité s’avère être si cynique. Mais pour le moment, seule la crainte que tes combats aient été effacés t’importe. Celui contre le Petit. Celui contre la peine de mort.

Car tu es un homme politique. Sous l’influence de la figure grandiose de Chateaubriand, et des convictions de ta mère, tu adoptas vite une idéologie conservatrice, te menant, plus tard, à devenir confident de Louis-Philippe. Cela était en 1844. Plus tard, tu soutiendrais Louis-Napoléon Bonaparte, après avoir été nommé pair de France, et être devenu le Maire du 8e arrondissement de Paris. Cependant, tu allais partir en exil après t’être opposé à ce même homme, le temps et la réflexion ne te faisant ressentir qu’un profond mépris envers celui que tu ne tardas à nommer Le Petit. Durant cette période, tu allais écrire comme jamais. T’insurger. Plus tard, tu revenais en France en vainqueur, après 19 ans d’exil. 19 ans durant lesquels pas une fois tu ne ployas. Une fierté.

Lentement, tu te redresses sur ces jambes qui te sont étrangères. Il te faut un long moment pour rajuster ton équilibre, puis un mince sourire étire tes lèvres. Il est bon de pouvoir à nouveau se mouvoir. Effectuant quelques pas, avec précautions, tu prends le temps d’apprécier la caresse de l’herbe contre tes pieds. Tu t’avances, vers une source d’eau claire. Te penches avec précautions ; ton contrôle de ce corps est encore précaire. Tu pourrais tomber, et te noyer. C’est avec anticipation que tu soumets ton visage à la surface limpide. Une fois de plus, ton souffle se coupe. Tu n’as plus rien à voir avec l’homme que tu étais. N’as plus aucune ressemblance avec les êtres aimés.

Adèle. Léopoldine. Tes fils. De ta femme, tu eus une descendance qui te combla et à la fois t’accabla de chagrin. Tu te souviens, désormais. La mort de ta femme, délaissée pour ces maitresses que tu aimas tout aussi passionnément, mais qui fit naitre en toi une mélancolie immense. Celle de ta fille, dont jamais tu ne te remis. Ah ! Léopoldine…

Une larme roule sur ta joue, venant troubler l’eau impassible. Puis, un sourire. L’illusion prend place dans ton esprit.

« Si me voilà mort, puis ressuscité par un tel miracle… elle ne doit pas être loin ! »

Alors, tu erres, à travers la campagne, jusqu’à rejoindre les premières habitations. Ton cœur est lourd et pourtant tu appelles tes enfants et ta femme. Persuadé qu’ils t’attendent. Qu’ils surgiront, du fond de ce chemin, pour courir dans tes bras et t’embrasser. Combler le temps perdu. L’espoir et l’illusion durent des heures. Tu marches tel un forcené, jusqu’au crépuscule, alors que tes appels résonnent en vain. Personne ne vient à ta rencontre. Puis, un homme s’arrête, sur le bord du chemin. Voyant ton air hagard et tes pieds en sang, il comprend. Lorsqu’il t’explique, lorsqu’il te mène jusqu’à la ville, ton esprit semble avoir cessé de penser. Tu le suis, silencieux. Lorsque cet endroit étrange se révèle finalement à toi, tu t’écroules.

« Me voilà seul, alors. »

Tu fonds en larmes. Implore. Supplie que l’on annule ce miracle qui te fait vivre. A quoi bon ? Dieu, à quoi bon renaître, si la solitude doit t’éteindre si perfidement ? Au bout d’un jour, tes larmes ont taries mais tu te retrouves accablé. La mélancolie t’écrase, mais il n’est pas dans ta nature de te laisser mourir.
Tu souffriras, et portera ce deuil indéfiniment. Mais désormais il te faut vivre.

 
Et toi, dans tout ça ?
Âge : 18 ans, bon, c'est pas encore la folie mais j'y travaille.

Comment tu as trouvé le forum ? Par partenariat ~

Un petit commentaire ? Joli forum, et vous m'avez l'air fort sympathiques. Des bisous sur vous du coup ♥


Mar 12 Sep - 23:52
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Emploi : Médecin.
Can break all your bones while naming them
Can break all your bones while naming them
UN ROUX :whut:
Ça manquait de roux par ici :huhu: !
Bienvenue à toi même si ça a déjà été dit sur la CB \o/ ! Bon courage pour ta jolie fiche et n'hésite surtout pas à venir embêter le staff si tu as des questions, on est là pour ça :kiss:


Mer 13 Sep - 13:54
Invité
Invité
Oooh, j'attendais cet auteur ehe ! Je l'ai relu il n'y a pas longtemps.
Bienvenue parmi nous ! ♥
Jeu 14 Sep - 18:44
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Emploi : Rédiger des conclusions ; écrire.
Créateur
Créateur
Fiche terminée ! Du moins, j'espère qu'elle conviendra.
Merci pour votre accueil ♥


Je parle en #333366
Fiche - Relations
Merci à Michou pour l'avatar blbl ♥️
Et les Insowards :whut:


Jeu 14 Sep - 19:28
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The cursed one
The cursed one

Et c'est la validation !

Bienvenue !
J'aime ton histoire ! Elle est belle, on ressent vraiment la tristesse de ce pauvre Victor, on veut le prendre dans nos bras et le câliner pour l'embrasser tout plein ;; je trouve ça très touchant cette façon qu'il a cherché sa famille en espérant la trouver,
et beaucoup de détail, de jolie détail en gardant bien à l'esprit la rébellion sans cesse assumée et le feu de la résistance ! C'est vraiment sympa ! En tout cas Cosette sera ravie de te voir et j'espère que tu sauras te faire une place parmi nous ! Bienvenue parmi nous, amuse toi bien sur Insomnia !

Maintenant que tu as rempli la tâche qu'était de remplir ta fiche, je t'invite à aller remplir de quoi finaliser ton inscription.

Pour recenser ton avatar, c'est par ici ♥. Pour que ton personnage ait un lieu de travail, je te conseille également de te rendre pour remplir un formulaire et obtenir un logement. De même si tu veux un joli rang sous ton pseudo, tu peux venir en réclamer un à CET ENDROIT. Et le plus important, n'oublie pas de recenser ton métier PAR ICI ! Et pour finir, venez recenser d'où vient votre personnage ICI ♥ !








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