RSS
RSS
Bienvenue !
Bienvenue à Insomnia. Les Auteurs ont été les premiers à fouler le sol de la ville, il y a 50 ans. Sortis de nulle part, ils se sont trouvés soudainement propulsés dans cette ville, avec tous leurs souvenirs intacts. Mais ils ne s'attendaient certainement pas à voir leurs créations revenir à la vie. Ces êtres qu'ils ont inventés avec amour ou haine, ces êtres tout droit sortis de leurs imaginaires, ils ont désormais la possibilité de les rencontrer. Dans cette vie, le Grand Méchant Loup n'est plus le vilain de l'histoire, il se réveille sous forme humaine et doit s'adapter à sa nouvelle vie. Une personnalité étrange, cependant, a fait son apparition. Depuis le début, comme une ombre, un fantôme. Un Maire dont tous connaissent l'appellation, mais que personne n'a jamais vu. Qui est-il ? Pourquoi ne se réveille-t-il qu'en certaines occasions ? Le mystère reste entier, plane sur cette entité capable du meilleur, mais surtout du pire. Nul n'est à l'abris. Mais il est une chose que tous comprennent. Le monde qu'ils avaient connu n'est plus le même.

Ce qu'ils possédaient a disparu. La feuille blanche est désormais entre vos mains, et votre nouvelle existence reste à écrire. À vous de jouer.

oct 30 Oh-oh mais qu'est-ce que c'est ♥ ? Serait-ce la mise à jour de Noël qui est arrivée alors qu'elle était pas prévue :huhu: ? Amusez-vous à découvrir toutes les nouveautées !

mai 18 Ouverture du forum ! Nos portes sont grandes ouvertes \o/ !

Créateurs
Créations
Indépendants
John H. Watson
Le Chat Noir
James Moriarty
Toi ?
Diaporama deux Diaporama trois
18 ♕ Créateurs
18 ♕ Créations
18 ♕ Indépendants

Le mystére des poulets [ft Uncas ]
 :: Combini

Jeu 10 Aoû - 17:58
Il pleuvait. Le ciel dehors était tellement couvert que la lumière avait bien du mal à traverser les nuages. Vivaldi observait la pluie tomber avec un peu de vague à l'âme. Les journées comme celle-ci, le compositeur n'arrivait pas à garder sa légèreté habituelle et il replongeait dans sa vie passée, sa vie avant Insomnia… Parfois elle lui manquait, autrefois il ne vivait que pour la musique, pour la créer, la sublimer et la partager avec le plus grand nombre… Mais aujourd'hui les choses avaient bien changé, à Insomnia il lui aurait été impossible de gagner sa vie en composant de la musique… En fait même si Vivaldi regrettait parfois son ancienne vie, la musique d'aujourd'hui le dépassait complètement… Tellement de choses n'étaient plus du tout les mêmes, les goûts, les règles, les instruments… Il ne s'était pas senti capable d'essayer de se recycler, au lieu de ça il avait choisi d'ouvrir un petit combini et il en était plutôt content. Il avait été bien accueillit par les riverains et il aimait voir leur souris quand il les dépannait de petites bricoles.

Sortant de sa torpeur, le roux s'étira et souris alors qu'une éclaircit trouait les nuages un peu comme si le soleil l'avait réveillé et avait suffi à ramener son sourire guilleret habituel. Il était temps de se remettre au travail, rêvasser sur le passé n'allait pas aider à faire les entrées en stock et à remplir les rayons ! Vivaldi était vraiment content de son petit commerce, il avait réussi à en faire un lieu chaleureux et vivant ou les gens aimaient venir. On trouvait aux Quatre Saisons tout ce dont on avait besoin à toute heure de la journée et de la nuit. Vivaldi n’hésitait pas à casser ses prix ou même offrir ses produits aux personnes dans le besoin seulement, en faisant l'inventaire de ses ventes le roux avait remarqués qu'il manquait des poulets rôtis et il était certain de ne pas en avoir cédé autant gratuitement. Il avait donc décidé de surveiller attentivement l'étal ou les poulets cuits se trouvaient et il avait fini par débusquer le voleur… Au début il n’était pas intervenu, il avait seulement observé puis avait essayé de se renseigner sur le voleur en ville sans grand succès…

Aujourd'hui Vivaldi était bien décidé à prendre le voleur la main dans le sac. Il n'était pas vraiment d'humeur querelleuse et ne comptait pas le dénoncer à la police. Il voulait plutôt savoir ce qui le poussait à voler, peut être qu'il avait besoin d'aide ? C'était sûrement le cas pour en arriver à voler.. Vivaldi attendait donc patiemment le voleur montre le bout de son nez bien décidé à comprendre pourquoi il était la victime de ses larcins et à l'aider si il était dans le besoin. Le roux préférait de loin lui offrir de bon cœur ces poulets plutôt q
avatar
Emploi : Chasser, Fumer, Prier
Voir le profil de l'utilisateur
The last of us...
Mer 16 Aoû - 14:59
Le mystère des poulets


La pluie, il n'y avait peut-être que ça pour laver les dalles de bétons des détritus qui s'y déposaient chaque jour et de la pollution que noircissait la grisaille. L'eau impure s'écoulait alors de toute part, boueuse et sale, emportant avec elle son lot de déchets. Mais quelque soit le temps, Uncas n'aimait pas cette ville et jamais rien ne pourrait changer l'avis qu'il s'est fait à son sujet. Alors, il continuait de voler les commerçants sans trop de vergogne, malgré les quelques fois où il s'était fait surprendre, que ce soit pas des voyous ou par des membres des forces de l'ordre. Fidèle à sa propre loi, le Mohican refusait toujours de se plier aux habitudes et modes de vies de ce nouveau monde. Plus que la peur d'un changement trop soudain, c'était la crainte d'oublier ses traditions et tout ce qui faisait de lui un guerrier, qui le poussait à ne pas vouloir s'intégrer ici. Qui aurait envie de finir ramolli comme tous ses visages-pâles, qui n'avaient plus rien à voir avec les soldats courageux contre qui il combattait dans les terres canadiennes... ?  Certainement pas lui, qui tenait plus que tout aux enseignements de son père et à l'héritage de sa race. Alors il vivait en ermite, hors la loi.

Aujourd'hui, sa faim l'avait une nouvelle fois poussé à s'aventurer entre les murailles grises. Uncas avait beau se débrouiller avec la chasse et la pèche, parfois la nature ne lui souriait plus et il attribuait cette malchance à la mauvaise qualité de la forêt. Si près de cette ville, il jugeait que la faune et la flore en était perturbés. Quoiqu'il en soit, parfois il n'avait pas d'autre choix que de se trouver à manger par des moyens moins honnêtes. Le Mohican frôlait les murs de façon à éviter tout contact avec les visages-pâles et leurs appareils vrombissants. Depuis maintenant une semaine, il avait repéré un endroit où un homme faisait griller des poulets à l'extérieur de sa boutique. Il en avait déjà piqué quelques uns, c'était plutôt facile à faire, si bien qu'il se demandait pourquoi cet individu avait l'imprudence de laisser ses poulets sans surveillance... Peut-être qu'ils étaient là pour être donnés aux passants ? L'idée lui paraissait absurde venant d'un visage-pâle soumis à ceux qu'ils appelaient "l'argent", pourtant y croire lui donnait l'illusion de ne pas vraiment être un voleur, ce qui était plutôt agréable. Doucement, il porta la main vers un des poulets.

ft. Vivaldi


«Uncas ăchtóhu wa' ndiotuwauch ne' kí:ken | Uncas Nimble-Deer will fight for the loved one »

Dim 27 Aoû - 12:54
Hum… c'est que c'était sacrément long en fait d'attendre en embuscade quelqu'un. Non vraiment faire une planque c'était pas du tout le genre de trucs pour Vivaldi… Ça ne faisait même pas une heure déjà qu'il était en planque et déjà il se dandinait sur son petit tabouret, franchement c'était long et ennuyeux ce genre de choses… Alors, voilà que Vivaldi commence à rêvasser, le roux repensait au passé, au luxe dans lequel il avait vécu, la célébrité, les acclamations… Un soupire lui échappa, cette époque était révolue, aujourd'hui les portes dorées des palais ne s'ouvriraient plus pour lui… Dieu, qu'il regrettait ces soirées passées dans les cours d'Europe à côtoyer les plus grands du monde d'alors… Parfois il était nostalgique de ces temps-là, un petit pincement au cœur se faisait sentir. Aujourd'hui il n'était plus qu'un épicier qui attendait de surprendre un voleur de poulet… ha que la chute avait été haute et violente… Le roux se réconfortait en se disant qu'autrefois il vivait dans le luxe, les dépenses folles, l'insouciance, l’orgueil alors que maintenant il avait une vie bien plus sage. Il se réconfortait en se disant qu'il essayait d'aider son prochain et d'être quelqu'un d'un peu plus respectable. Bon, il y avait toujours ce petit problème d’orgueil qui ,bien que caché dans un coin, n'attendait qu' une occasion de ressurgir. En général il montrait le bout de son nez quand quelqu'un évoquait la musique du roux ou à l'évocation d'autres compositeurs célèbres.

De toutes façons le monde avait sacrément bien changé depuis que Vivaldi l'avait quitté. Alors, même si l'idée folle de vouloir revivre la grande époque l'avait pris ça lui aurait été impossible… Le monde était devenu fou… Des rois avaient été décapités, les monarchies étaient devenues des républiques, on avait inventé d'étranges choses comme l'électricité. L'homme avait pris un bien mauvais chemins d'après le roux, il suffisait de voir les créatures de Satan que sont les automobiles qui avancent toutes seuls et à des vitesses folles… Les voitures faisaient peur à Vivaldi, lui qui n'avait connus que les hippomobiles, ces tas de ferrailles étaient pour lui des aberrations totales… Et elles allaient tellement vite, faisaient un bruit de tous les diables. Un coup de klaxon fit sursauter Vivaldi qui fixait jusqu'à maintenant une étagère les yeux dans le vide… Ayant fini par terre, il se releva en s’époussetant, au début il avait été content d'être revenu à la vie mais, dans ces moments-là il se disait qu'il se serait bien passé de voir à quel point certaines choses avaient dégénérées…

C'est en relevant le nez que Vivaldi le remarqua alors. Le fameux voleur de poulets. Le roux resta un instant les bras ballant surpris de son allure des plus étranges. Jamais le compositeur n'avait vu un homme de cette allure, il avait la peau presque rouge et portait d'étranges vêtements… Enfin bon le moment n'était pas vraiment bien choisi pour le détailler de pied en cape. Le roux s'approche rapidement de lui et lui attrape la main tout en lui offrant un sourire qui se voulait réconfortant, Vivaldi ne voulait pas l'effrayer.

- Excuse moi ce n'est pas très correct de voler… Avant de le prendre tu pourrais me demander, j'aide les personnes dans le besoin ici, si tu n'as pas de quoi manger tu aurais dû venir me voir je t'aurais donné ces poulets de bon cœur tu sais… Pas besoin de voler !
avatar
Emploi : Chasser, Fumer, Prier
Voir le profil de l'utilisateur
The last of us...
Sam 2 Sep - 13:20
Le mystère des poulets


Il ne s'attendait pas à se faire surprendre, ou du moins, il ne s'attendait pas à ce que l'on surveille sa venue pour lui tomber dessus. C'était bien sa faute pour avoir sous-estimé l'homme qui semblait gérer cette boutique. Cela lui apprendra à ne pas refaire deux fois la même erreur... Il réprima un violent mouvement de recul visant à se libérer de la main qui s'était posée sur son bras, justement parce-qu'elle s'était posée doucement et non pas abattue. Cette absence de violence ne rassura néanmoins pas Uncas, qui décida pour le moment de rester immobile et de reposer le poulet afin que la scène n'attire pas plus de monde. La face pâle avait l'air inoffensive certes, mais il venait déjà de commettre une erreur en se faisant remarquer, alors sa prudence était de nouveau en éveil. Il déchiffra avec surprise le sens des paroles de l'homme à la chevelure de feu. Oh, il savait que ce n'était pas correct de voler ! Ce n'était pas correct de la part des Visages-Pâles, d'avoir volé toutes les terres ancestrales du peuple Mohican, par exemple ! Enfin... Il garda cette subite hargne pour plus tard et se contenta de réfléchir à sa réponse, car il ne comprenait pas trop pourquoi cet inconnu voudrait l'aider. Était-ce un piège ? Ou avait-il eu la chance de tomber sur quelqu'un d'honnête ? La première hypothèse lui semblait plus plausible.

"Uncas a faim mais il ira se servir ailleurs, lâche-moi maintenant. Tu dis que tu aides, mais que demandes-tu en échange ? Uncas ne veut pas s'endetter inutilement. il est voleur, parce-que les Visages-Pâles lui ont enlevé ce qui faisait de lui un homme honnête." Partir et ne plus jamais repasser dans cette ruelle, cela semblait l'option la plus prudente. Mais il attendait un éclaircissement de la situation de la part de son interlocuteur. Après tout, il ne refuserait pas une aide, pour peu qu'elle lui semble honnête et justifiée. N'avait-il pas eu du secours pour construire sa cabane, après tout ? Croc de chien et d'autres s'étaient bien dévoués pour l'aider, preuve qu'il n'était pas impossible pour le Mohican de trouver rescousse parmi les blancs. Et ce ne serait pas intelligent de gâcher une occasion de pouvoir manger à sa faim... Hésitant bien qu'il n'en montra rien, il restait sans bouger les yeux fixés sur la chevelure embrasée.

ft. Vivaldi


«Uncas ăchtóhu wa' ndiotuwauch ne' kí:ken | Uncas Nimble-Deer will fight for the loved one »

Mar 26 Sep - 13:27
En fait au moment même ou ses petits doigts maigrelets se refermèrent autour du puissant poignet de l'homme rouge Vivaldi se dit qu'il avait peut-être fait une erreur et s'attendit à prendre un coup en retour. Après tout c'est ce que font les voleurs pris la main dans le sac non ? Attaquer ou fuir… Le roux attendit mais rien ne vint, même que l'homme n'avait pas bougé d'un pouce et se tenait toujours  face à lui. Il fut d'ailleurs asses surpris de comprendre ce que l'homme lui dit. Il avait sottement pensé qu'il était un de ces indigènes dont il avait vaguement entendu parlé et qui ne parlaient aucune langue connue et vivaient d’après des coutumes tout aussi inconnue. Il avait jugé bien vite cet homme et il en avait carrément honte…. Ça ne se faisait pas et ça en disait long sur son état d'esprit. Sans faire attention il avait déjà jugé que son voleur de poulet était un « sauvage »…  Le roux écoute les raisons qui poussaient cet homme à voler ses poulets. L'expression « Visages-Pâles » laisse Vivaldi perplexe se demandant si ce n'était pas une sorte de façon un peu dénigrante de le qualifier.  Se rendant compte qu'il tenait toujours son poignet et le lâcha tout en se reculant pour se tenir à distance respectable.

- Hum je n'y ai pas vraiment réfléchis je dois l'avouer… Tu as faim ? Je peux te donner quelques provisions, un peu de viande des légumes… Tu ressembles à un trappeur… Enfin quelque chose qui s'y apparente qui s'y apparente, tu chasses dans la forêt ?


Le roux lui sourit gentiment et lui redonne le poulet que l'homme avait pris en premier lieu et dans un petit sac lui met également quelques légumes, des fruits et des pommes de terres.

- Ha, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Antonio Vivaldi.


Le roux réfléchis un instant aux derniers mots de son vis-à-vis, ils ne les comprenaient pas vraiment en fait. Une multitude de question lui brûlaient les lèvres, à présent il était très curieux. Il voulait savoir d’où venait cet homme, ce qu'il faisait sur l'île. Enfin Vivaldi se rendit bien compte que ce n'était peut-être pas la meilleure des approches et lui sourit gentiment.

- En échange ? Je ne sais pas vraiment… tu peux éventuellement m’apprendre deux trois choses, tu as l'air dégourdis de tes mains ! La seule chose que je sais faire des miennes c'est faire de la musique !


Vivaldi eut un petit rire clair, il espérait détendre un peu son interlocuteur. Ce dernier semblait vraiment farouche et lui faisait l'effet d'un animal sauvage à apprivoiser.
avatar
Emploi : Chasser, Fumer, Prier
Voir le profil de l'utilisateur
The last of us...
Sam 30 Sep - 12:47
Le mystère des poulets


Uncas hocha lentement la tête devant les propos du roux, soulagé de le voir s'éloigner quelque peu et cesser définitivement toute démarche agressive. Oui, il chassait et oui, il avait faim; et bien que ce tiraillement de l'estomac fasse partie intégrante du dur quotidien des trappeurs canadiens, c'était ici à Insomnia qu'il avait le plus souffert de ce besoin. Car ici, il fallait de l'argent pour se nourrir et le Mohican refusait d'accepter la monnaie de ces étrangers. "Je m'appelle Uncas." dit-il alors, croyant bon de se présenter lui aussi, à son tour. Son étonnement devant l'acte de bonté de Vivaldi brillait dans ses yeux, il ne comprenait pas très bien ce qu'il se passait. Était-ce une sorte de cadeau ? Qu'avait-il fait pour mériter un tel don ? Il s'empara du sac, perplexe, car il avait peur que le blanc en profite pour lui extorquer quelque service. La malhonnêteté des visages-pâles n'était plus à prouver, leur société entière était baseé sur ça et sur leur argent. Il était très surpris d'en voir un qui ne tienne pas tant à ces morceaux de papiers et ces ridicules piécettes, un qui se préoccupe des autres par simple altruisme.

L'homme ne lui avait au final, par réellement expliqué ce qu'il voulait apprendre. Mais quelque soit la volonté du vendeur, Uncas n'était pas réticent à partager ses connaissances. En réfléchissant quelques instants, il se remémora les potagers qu'il avait eu l'occasion de voir chez certains habitants de ce monde. Il n'avait pas l'habitude de cultiver la terre, son peuple était trop nomade et leurs terres trop farouches pour cela. Mais ici tout était différent et se mettre à l'agriculture n'était pas un changement nocif à ses traditions et ses valeurs. "Uncas veut des graines ou des plants. Il pourra se nourrir tout seul et tu pourras vendre les restes de la récolte." Cela lui semblait un échange plutôt durable, qui profitera autant à lui-même qu'à Vivaldi, car il doutait pouvoir lui offrir des quartiers de viande fraîche, ce n'était pas vendable. Et comme l'homme ne semblait vraiment pas dangereux mais au contraire, plein de bonne volonté, le Mohican se risqua à l'inviter. "Vivaldi peut venir à la cabane d'Uncas, pour voir ce qu'il veut échanger." Si une entente était possible, il ne voulait pas la gâcher par simple méfiance. Il commençait bien à admettre qu'il ne pouvait survivre sans avoir un minimum de relations avec ses voisins pâles. Ils n'étaient pas tous mauvais de toute façon, son ami Oeil de Faucon qui lui avait été fidèle toute sa vie en étant une grande preuve.

ft. Vivaldi


«Uncas ăchtóhu wa' ndiotuwauch ne' kí:ken | Uncas Nimble-Deer will fight for the loved one »

Lun 23 Oct - 17:59
Vivaldi était content de voir que son vis-à-vis semblait se détendre et acceptait son cadeau en plus de lui donner son nom. L'homme s’appelait donc Uncas, Un prénom exotique pas trop compliqué qui lui plaisait bien.

- Enchanté Uncas ! C'est de quelle origine ? Moi c'est italien !

En fait maintenant qu'il prenait le temps de le détailler, le roux trouvait à Uncas un certain charme, quelque chose de sauvage et de dangereux qui plaisait au compositeur. Ce dernier revint à l'instant présent à la demande de plants, il prit un instant pour y réfléchir et hochas la tête.

- Oui ça me semble être une bonne idée ! Dans l’immédiat je n'en ai pas mais je devrais pouvoir en trouver asses facilement !

L'idée de faire du commerce avec Uncas amusait pas mal le roux, c'était ludique et ça lui donnait un prétexte pour se rapprocher de lui et passer outre qu'il soit farouche. En fait le compositeur était très curieux, lui qui dans sa précédente vie ne s'était jamais intéresse aux nouveaux mondes que les explorateurs découvraient, il avait là une occasion en or pour découvrir de nouvelles choses. Quoi exactement,il n'en savait rien. Vivaldi savait juste qu'Uncas ne vivait très certainement pas comme lui mais ce n'était pas bien grave, la nouveauté l'amusait. Et puis il pourrait faire une meilleure marge sur les légumes que lui donnerait Uncas qu'avec ceux de son fournisseur actuel. Il fallait quand même penser à son porte-monnaie aussi parce que bon il avait un magasin à faire tourner et un loyer à payer quand même…

Le compositeur fut surpris que l’indigène lui propose de se rendre à sa cabane. Ça il ne s'y était pas attendu, vu comme il avait été méfiant quelques instants auparavant. Le roux ne savait pas vraiment comment interpréter ce changement d'attitude un peu soudain mais déjà son imagination s'était mise à galoper pour essayer de se faire une image de l'endroit où pouvait bien vivre quelqu'un comme Uncas. Le compositeur imaginait déjà une cabane dans les bois avec des peaux de bêtes obtenues après de longues et éprouvantes chasses, un feu réconfortant, les cris des animaux la nuit et toutes sortes d'autres choses du même genre qu'il avait pu lire dans les livres.

- Ho vraiment je peux ?  C'est très gentil à toi vraiment ! Je serai ravi de te rendre visite ! Par contre il va falloir bien m'expliquer je n'ai pas un très bon sens de l'orientation !

Vivaldi était vraiment tout content d'avoir été ainsi invité et d'avoir rencontré Uncas. La journée qui avait mal commencé avec temps de pluie avait pris une bien meilleure tournure.
avatar
Emploi : Chasser, Fumer, Prier
Voir le profil de l'utilisateur
The last of us...
Ven 10 Nov - 20:52
Le mystère des poulets


Une légère lueur moqueuse -pas méchante mais taquine- apparut dans les pupilles du Mohican alors qu'il considérait l'idée d'envoyer Vivaldi seul dans la forêt en lui demandant de se rendre à la cabane. Aucun doute sur le fait que le rouquin n'atteindrait jamais sa destination, sans l'aide d'une chance inouïe ou de circonstances inhabituelles. Uncas se plaisait à rire de l'incapacité des habitants de cette ville à savoir s'orienter sur quelques kilomètres de contrées sauvages, qui n'étaient pourtant pas peuplées de créatures dangereuses, ni de coupeur de gorges, ni de reliefs risqués. Il étouffa un bref soupir et ferma les yeux. "Je viendrais te chercher." admit-il, soucieux de ne pas voir son tout frais allié s'en aller vers d'autres préoccupations. Ce n'était pas de la gentillesse, mais une nécessité à laquelle il devait céder malgré sa réticence. Ce n'était pas trop dans ses veines de faire du commerce, encore moins dans un monde aussi difficile à appréhender où il voyait facilement le mal partout. Sa marge de confiance était si réduite que même le temps éprouvait des difficultés à lui ouvrir l'esprit. Une année s'était déjà écoulée qu'il refusait encore le dialogue avec la plupart des personnes qu'il croisait, par soucis de ne pas risquer de trahisons ni de manipulations. S'il regardait les rayons éclairés du combini de ses billes ambrées, son âme lui criait de ne pas s'engager à plus d'obligations envers cet homme, de courir retrouver la sécurité végétale et le semblant de solitude qui stagnait dans les bois. Son cœur lui expliquait une nouvelle fois que ces néons, ces réfrigérateurs, ces emballages plastifiés, cette odeur inconnue qui emplissait ses narines, rien de tout cela ne lui correspondait. Regrettait-il déjà son accord ? Non, avec un peu de chance Vivaldi pourra faire l’intermédiaire et Uncas n'aura plus à remettre les pieds ici. Il ne perdait rien à essayer de faire du troc discret, se convainquit-il, le regard pensif.

Après avoir convenu d'une journée de rendez-vous ainsi que d'une horaire, le Mohican reprit son paquet de nourriture, salua une dernière fois le rouquin et fit demi tour vers le pas de la porte. Il n'y avait pas lieu d'éterniser la discussion, alors le Mohican ne se fit pas prier pour emprunter le chemin du retour à pas pressés, jusqu'à l'orée des bois où il se permit de ralentir ses grandes enjambées, retrouvant son univers et ses repères.

FIN

ft. Vivaldi


«Uncas ăchtóhu wa' ndiotuwauch ne' kí:ken | Uncas Nimble-Deer will fight for the loved one »

Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

 :: Combini
Le mystére des poulets [ft Uncas ]

Sauter vers: