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Bienvenue !
Bienvenue à Insomnia. Les Auteurs ont été les premiers à fouler le sol de la ville, il y a 50 ans. Sortis de nulle part, ils se sont trouvés soudainement propulsés dans cette ville, avec tous leurs souvenirs intacts. Mais ils ne s'attendaient certainement pas à voir leurs créations revenir à la vie. Ces êtres qu'ils ont inventés avec amour ou haine, ces êtres tout droit sortis de leurs imaginaires, ils ont désormais la possibilité de les rencontrer. Dans cette vie, le Grand Méchant Loup n'est plus le vilain de l'histoire, il se réveille sous forme humaine et doit s'adapter à sa nouvelle vie. Une personnalité étrange, cependant, a fait son apparition. Depuis le début, comme une ombre, un fantôme. Un Maire dont tous connaissent l'appellation, mais que personne n'a jamais vu. Qui est-il ? Pourquoi ne se réveille-t-il qu'en certaines occasions ? Le mystère reste entier, plane sur cette entité capable du meilleur, mais surtout du pire. Nul n'est à l'abris. Mais il est une chose que tous comprennent. Le monde qu'ils avaient connu n'est plus le même.

Ce qu'ils possédaient a disparu. La feuille blanche est désormais entre vos mains, et votre nouvelle existence reste à écrire. À vous de jouer.

nov 19 Est-ce que c'est un avion ? Est-ce que c'est un oiseau ? Non, c'est Magdeleine Robin, notre nouveau modérateur ! Des bisous sur ses jolies joues ~

oct 30 Oh-oh mais qu'est-ce que c'est ♥ ? Serait-ce la mise à jour de Noël qui est arrivée alors qu'elle était pas prévue :huhu: ? Amusez-vous à découvrir toutes les nouveautées !

mai 18 Ouverture du forum ! Nos portes sont grandes ouvertes \o/ !

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Rouge comme le sang que tu as fait couler || Eros
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Whispering Wind
Dim 2 Juil - 18:37
ft. Éros
La vitrine est propre, transparente et claire. Le soleil de la fin d'après-midi projette une ombre orangée sur la débauche de couleurs et de formes de la boutique. Sur le trottoir il y a des seaux remplis de fleurs fraîchement coupées. Toutes les couleurs de roses ou de tulipes qu'Echo a pu trouver. Il est heureux que son commerce commence à marcher et les fleurs qu'il cultive ont aussi du succès. Il en a moins que ce qu'il aimerait mais c'est suffisant pour sa clientèle. Et puis, il n'a pas tant d'acheteurs de bouquets. Curieusement les gens semblent préférer les plantes en pot. Elles demandent plus d'entretien mais elles sont durables.

L'arrière boutique et son petit appartement ne suffisent plus à faire pousser ses plantes cependant. Il a reçu encore de nouvelles graines et ne sait pas du tout comment les faire pousser à l'aise. Si il en croit le sachet, ce sont de belles tulipes orange foncé, une belle couleur caramel. Dommage qu'il n'ait pas encore assez de sous pour trouver un endroit où installer une serre.

L'idée que lui a donné Lorenzo l'autre jour mettre un peu de temps à se mettre en place mais il sait qu'elle lui apportera au moins un revenu supplémentaire. D'aucun penserait que quitte à vendre des poisons, il serait plus simple de monter carrément un commerce de cordes et poulies pour suicidaires mais Echo n'est pas de cet avis. Où il y a des hommes, il y a toujours des intrigues. Et les jeux de pouvoir ont besoin de ce genre de choses. Surtout dans une ville où les habitants sont soient des auteurs, soient des créations et elles n'ont pas toutes un esprit bienveillant.

La pensée n'est même pas morbide, Echo a une vision très utilitaire de la chose. Peut-être est-ce un peu illégal mais qui le saura ? Il ne compte pas le crier sur les toits. Et puis ce n'est pas illégal de posséder des fleurs un peu toxique, si ? Il est fleuriste après tout, c'est normal.

Étrangement, la pensée de l'extrait d'Aconit qui distille dans son arrière boutique lui tire un sourire joyeux et il sifflote l'air qui passe dans son poste de radio avec entrain. Ce matin il a réussi à refaire une phrase avec un pronom possessif. Il pirouette sur lui-même avec un bouquet de lys rouges dans les mains qui dépose sur le comptoir. Ceux-là sont pour lui. Il les a coupé tout à l'heure en pensant à la touche de couleur qu'ils donneraient sur le blanc des murs de son appartement.
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Dim 2 Juil - 21:55
Une énorme bouffée d'air vient gonfler ma poitrine, alors que j'inspire à plein poumon. Un léger sourire s'épanouit sur mes lèvres. C'est comme si je n'avais plus respirer l'air frais, ni senti le soleil sur ma peau depuis trop longtemps. Le seul air à peu près respirable que je côtoie est celui de cette chambre minable, un air lourd, chargé d'odeurs connotées mélangées à du parfum pour garder une apparence de fraîcheur. Je n'en pouvais plus, j'avais eu besoin de m'évader. Ce que j'ai fait, au sens propre du terme. Le patron allait finir par condamner ma fenêtre pour que je ne puisse plus m'échapper, mais je n'avais pas envie de penser à cela maintenant. Je préfères profiter de ce moment de liberté. C'est si rare. Les mains dans les poches, celles-ci rencontrent les billets laissés par le dernier client, il y a à peine une heure environ. Je les contemple d'un air neutre une fois sortis. « Autant en faire bon usage » pensais-je avec un grand sourire de gamin.

C'est ainsi que commence une intense journée « shopping » pourrait-on dire ! Certes, je me content surtout de faire du lèche-vitrine, en revanche, je ne résiste pas l'appel d'une glace avec ce beau soleil. Je me ballade dans les coins chics de cette grande ville, les coins que je ne fréquente jamais. Les gens me regarde de façon un peu appuyé, et je leur rend leur regard avec insolence. Il faut dire que je détonne dans le décor avec mon T-shirt troué orange vif et mon bermuda kaki, je ne correspond pas exactement aux canons de beauté de ce quartier. Mais je m'en moque, cela m'amuse. Je ne suis pas né pour me conformer aux humains. C'est à moi de les regarder de haut, et je ne m'en prive pas. Pour être honnête, je ne fais même pas attention à eux. J'attire davantage l'attention en m'arrêtant devant chaque boutique, chaque maison que je n'avais pas encore contemplés, lâchant de petits « oh » par moment. Je sais que je râle énormément sur ma résurrection dans cette ville, mais je dois avouer que... parfois .. Il y a des choses intéressantes.

Mes pas me ramènent vers le centre ville, et c'est l'occasion de refaire toutes les boutiques une à une. Je prend même le temps de m'arrêter prendre le thé pendant une petite heure. J'aborde tout cela avec un large sourire enfantin, tel un poussin qui découvre et s'ouvre au monde. Je crois que je suis resté trop longtemps enfermé dans ma chambre. Combien de temps encore ? Pourrais-je supporter tout cela jusqu'à ce que mon projet se concrétise ? Cela faisait déjà trois mois, et j'avais pourtant l'impression que toute une vie s'était écoulé. C'est étrange comme être ici-bas vous donne la notion du temps. Le temps... Ça n'existe pas lorsqu'on est un dieu. C'est une notion humaine, cependant je le vois défiler, comme autant d'images qui se succèdent et qui formeraient le film de ma vie. Est-ce que tous les humains ressentaient la même chose ? Voyaient-ils cela comme ça ? Comme s'ils étaient les spectateurs de leur propre vie ?

Mon regard se perd au-delà des boutiques et des décors, les gens paraissent flous au fur et à mesure de leurs passages, comme si j'étais soudain seul au monde, dans une bulle qui m'était propre. « Et ça c'est ma vie ? » pensais-je au fond de moi. Une profonde tristesse m'accabla soudain, j'avais l'impression qu'un poids tombait sur mes épaules et une envie de pleurer me prit. Je secoue la tête. Qu'est-ce qui m'arrive ? C'est quoi ces sentiment si incompréhensibles, si perturbants, si...humains ?
J'ai envie de pleurer depuis mon arrivée ici, et pourtant je ne sais même pas ce que c'est. J'ai envie de disparaître pour toujours, mais je ne sais pas comment. J'ai envie de combler ma solitude, ce tour béant dans ma poitrine mais je ne sais pas pourquoi. Pourquoi est-ce que je ressens tout ça ? Est-ce ça la normalité ? Je secoue à nouveau la t^te, plus fort cette fois. Si c'est ça être humain, être normal, je n'en veux pas !

De rage, je m'engouffre dans plusieurs rues, sans faire attention où je vais, ni même regarder ce qu'il y a devant moi. Un cri m'alerte et je saute sur le côté juste à temps pour éviter un vélo. L'homme dessus ne manque pas de montrer son poing pour exprimer sa colère, et je reste là, immobile, sonné. Pas par le vélo. Je m'en moque éperdument. Mes pensées continuent de tournoyer et semblent être une tempête sous mon crâne. Je me détourne enfin, et longe une rue lorsque mon regard est attiré par la devanture d'une boutique. Diverses plantes en décorent l'entrée, exposées à la vue des passants, et l'odeur de certaines viennent me chatouiller agréablement les narines. Je m'approche doucement, plantant mon nez dans les plus grosses d'entre elles, éternuant par moment, comme si je jouais à un jeu connu de moi seul. Comme les fleurs me manquaient. Il y en avait une infinité avant. Mon monde en était couvert et je me baignais dedans, aussi à l'aise qu'un canard dans sa mare. Je touche délicatement le pétale d'une, caresse les pistils d'une autre, me saoulant de leur parfum jusqu'à une quasi extase. Un grand sourire aux lèvres, je pénètre finalement dans la boutique. Une idée m'est venue. Pourquoi ne pas prendre un joli bouquet pour habiller ma chambre ?

-Bonjour, il y a quelqu'un ?

J'avise alors un homme au comptoir, contemplant des lys au son d'une musique sortant de je ne sais où. Sa vue me perturbe un peu. Une drôle de sensation me parcourt, comme une petite impulsion électrique qui chatouille mon corps. Un étrange sentiment me prend, comme si... comme si je retrouvais quelqu'un que je connais mais que je n'ai pas vu depuis longtemps. Comment ce serait possible pourtant ? Je ne l'ai jamais vu, j'en suis sûr. Je n'ai jamais oublié un visage, aucun, pas même ceux qui viennent profiter de mes services.

-Excusez-moi euh... hum.. J'aimerai voir les choix de bouquets que vous possédez, articulais-je finalement.
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Whispering Wind
Lun 3 Juil - 22:48
ft. Éros
Un homme attire la regard du fleuriste à travers la vitrine. Les couleurs éclatantes de ses vêtements lui tirent un sourire amusé. En voilà un qui semble aimer se faire remarquer. Il est beau d'ailleurs. Blond avec un joli visage et un corps qui est loin d'être désagréable à la vue. Il reste là un moment à regarder et sentir les fleurs et Echo sourit. Ca lui fait plaisir de voir qu'il reste des gens pour apprécier ses plantes à leur juste valeur.

L'autre est entré dans la boutique entre temps et le brun s'approche en essuyant ses mains sur son tablier de jardinage. Il n'est pas du genre à s'embarrasser de porter de beaux vêtements à la boutique alors qu'il les tache aussi souvent. Aujourd'hui ne fait pas exception d'ailleurs, c'est simplement t-shirt blanc et jean troué avec des baskets en toile usées. Il adresse un sourire au client alors qu'il le salue.

— Bonjour.

Un bouquet alors ? Il avait l'air d'aimer l'odeur des fleurs alors des roses un peu odorantes peut-être ? Ou des lys. Il acquiesce à sa demande.

— Tout dépend ce que vous voulez comme genre de bouquet. Vous pouvez choisir les fleurs que vous voulez mettre dedans. Le prix dépend de la taille et du nombre de fleurs.

C'est étrange comme la présence de ce client semble familière quelque part. Echo ne sait pas bien comment le prendre. Il a l'impression de l'avoir déjà rencontré. Pourtant ce n'est pas comme avec Narcisse qu'il reconnu dès le premier coup d’œil. Non, il s'agit plus d'une sensation familière, comme un visage à moitié effacé. Il se souvient de certaines choses de son ancienne vie mais pas de toutes alors que les souvenirs depuis son arrivée à Insomnia sont vifs et clairs.

Il examine un instant le visage et les vêtements du jeune homme avant de prendre quelques fleurs dans les seaux qui sont par terre. Une rose orangée, une rouge, et une pivoine rose. Echo sourit et réunit les trois fleurs délicatement pour les montrer au blond. Il aime bien l'harmonie des couleurs, c'est un bouquet simple mais avec un peu de vert ce sera joli et les couleurs vives iront bien à la personnalité qu'il devine.

— Est-ce que ça vous plairait ? Ou vous préférez des couleurs plus froides ?

Il a toujours du mal à mettre le doigt sur ce sentiment qui le prend en regardant le jeune homme.

— C'est pour vous, ou pour offrir ?
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Mar 4 Juil - 17:33
Le jeune homme brun, auparavant occupé avec les lys sur son comptoir, s'approche finalement et, après m'avoir brièvement salué, m'informe que je suis libre de la composition de mon bouquet. Je l'observe quelques secondes, toujours avec cette drôle de sensation de déjà-vu, puis me détourne vers les plantes exposées devant moi. Peut-être hallucinais-je simplement.

Un air blasé se peint un instant sur mon visage alors que je constate l'immense variété de fleurs qu'il a dans sa boutique. Une petite étincelle brille cependant au fond de mon regard. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas contemplé un tel paradis floral. Et elles sont bien conservées qui plus est. Leurs odeurs, leurs pétales, leurs fraîcheurs... Elles n'ont pas l'air maltraitées ni même arrachées à la terre quand on les voit ainsi. Sauf qu'il y a tellement de choix que je me retrouve indécis. Mes sourcils se froncent, comme ceux d'un écolier face à une opération particulièrement complexe.
C'est alors qu'il me tend trois fleurs, très colorées, dont une particulièrement odorante. Je reconnais une pivoine, de la plus ravissante des couleur. Je colle mon nez dans chacune d'entre elle, mais avec délicatesse. Je me redresse finalement, inspirant à plein poumons l'air de la boutique chargé des senteurs florales.

-De toutes les couleurs ! Je veux des fleurs de toutes les couleurs ! Ça fera un bouquet bien vivant comme ça, m'exclamais-je tel un gosse.

Je me mis à arpenter chaque centimètres de la boutique, entraînant le fleuriste dans mon sillage, pour lui montrer mes différents choix, tous aussi étranges les uns que les autres. Normal, c'est la couleur qui m'intéresse, et les parfums. Je me moque du raffinement du bouquet, je veux juste de la gaieté (c'est un peu étrange venant du Dieu de l'harmonie n'est-ce pas ? Ce monde continue de me contaminer...). Je lui désigne aléatoirement des bleuets, des myosotis, des reines des prés, des marguerites, des tulipes, des roses encore, des lys qui me font aussitôt tourner la tête, du mouron, des pétunias... toutes les fleurs dont les couleurs et les formes m'attirent. Puis, en regardant le fleuriste, je constate qu'il y en a vraiment beaucoup.

-J'hésite... est-ce que je devrais faire un seul bouquet géant ou bien plusieurs petits bouquets un peu partout ?

Je me parlais davantage à moi-même à ce moment précis. Une question de mon interlocuteur me ramène bien vite à la réalité cependant. Mon sourire se fane légèrement, mais je prends sur moi de retrouver au plus vite une mine rayonnante pour lui répondre.

-Pour moi... Pour moi seul !


A qui pourrais-je bien les offrir ? D'ailleurs, je n'ai pas la moindre envie d'offrir quoique ce soit à qui que ce soit. Ces fleurs, je les garde pour moi. Elles me serviront à oublier mon calvaire pendant un temps. Je pourrais les contempler chaque fois qu'un client me prendra pour son objet de fantasme, et me rappeler les bons souvenirs de l'Antiquité, ces moments où je n'étais bercé que par leur parfum et la musique des cieux. Elles seront mon échappatoire.

Je m'arrête en plein déplacement, prenant un air songeur. Le patron allait-il accepter que je ramène toutes ces plantes ? Je secoue la tête. Bah, que peut bien m'importer son avis ? Je me moque éperdument de ce qu'il pourra me dire. Jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui travaille, pas lui. Au pire, il n'est même pas obligé de le savoir cet abruti.

Je me tourne vers le jeune fleuriste. Toujours cette même sensation qui me dérange. Je fronce légèrement les sourcils. Pourquoi ça ne me le fait qu'avec lui ? C'est bien le premier à me faire cette réaction, et pourtant j'ai vu passer énormément de monde chez moi. Étrange.

-Hum... est-ce que vous auriez des éléments végétaux pour la décoration ? Des fougères, des tiges pour agrémenter le bouquet ?
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Whispering Wind
Mer 12 Juil - 22:29
ft. Eros
Il a l'air indécis, son regard se pose tour à tour sur les fleurs exposées. Echo sourit un peu. Il a l'habitude de cette débauche de couleurs et d'odeurs maintenant mais souvent les gens sont un peu déstabilisés par l'espace surchargé. Pour lui qui ramène l'odeur de sa boutique jusque chez lui c'est devenu normal mais il se rappelle qu'au début il avait parfois du mal à mettre ses yeux au repos. Il faudrait qu'il prenne le temps de mettre un peu d'ordre dans ce fouillis pour moins perturber les clients.

Finalement le blond annonce vouloir un bouquet de toutes les couleurs et Echo esquisse un sourire amusé. Il a un peu une attitude enfantine. Est-ce qu'il était un enfant quand il est mort ? Ou un auteur ? Le fleuriste le suit dans la boutique en prenant une ou deux fleur de chaque sorte qu'il lui montre. Le bouquet ressemblera surement plus à celui d'un enfant qui s'est promené dans une serre de culture qu'à un vrai bouquet de professionnel mais ce client semble s'en moquer. S'il veut de la couleur, pourquoi ne pas lui en donner. Le bouquet en lui-même est imposant, mais après tout c'est son affaire.

— Si vous préférez plusieurs bouquets, je peux les harmoniser par couleur. Mais un gros sera joli aussi je pense.

Il est comme un papillon, sautant d'une idée, d'une fleur à l'autre. Il n'a pas la même légèreté pourtant. Il fronce les sourcils, prend des expressions un peu perdue, songeuse, avant d'aller vers son autre fleur.

— Ce ne serait pas correct de vous donner un bouquet sans un peu de vert. Les fleurs sont plus mises en valeur avec des feuilles.

Il dépose la brassée de fleurs sur une de ses tables de travail et commence à assembler le bouquet avec quelques feuilles, des tiges et il rajoute aussi des fougères puisque le jeune homme les a suggérées. Le bouquet est imposant mais très coloré. Ce n'est pas spécialement habituel mais Echo aime l'idée. Ca lui rappelle les bouquets de fleurs des champs qu'il faisait avec ses sœurs. Il attache délicatement les tiges du bouquet avec un ruban de décoration puis l'emballe dans un papier craft pour conserver la fraîcheur des fleurs.

— Est-ce que ça vous convient comme ça ?

Il a du temps et personne d'autre à s'occuper. Il pourrait bien lui refaire le bouquet autrement si ça ne lui va pas comme ça. Il se penche vers un des seaux et en sort un tournesol.

— Prenez celle là aussi à côté. Elle mettra un peu de soleil, ça ira bien avec votre sourire.
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Jeu 13 Juil - 18:26
Lorsque je vois l'amas floral dans ses bras, je réalise vraiment que je me suis lâché. Une petite grimace tord mes lèvres alors que j'essaie de les recompter. Peine perdue, plutôt arracher sa viande à un chien affamé ! En revanche, ce qui est certain, c'est que ça fait un incroyable bouquet. L'harmonie ce n'est pas encore ça (je sais, je sais, c'est le comble pour un Dieu de l'harmonie justement) mais c'est exactement ce que je voulais. J'avais envie de quelque chose de neuf, de désordonné, quelque chose qui bouleverse la monotonie de ma chambre et habille ses couleurs trop sombres à mon goût. Il n'y a rien de mieux que la couleur pour égayer une pièce. Surtout des couleurs aussi vives toutes ensembles. Personne en pourra le louper ce bouquet.

-Je crois que je vais le garder comme ça !, m'exclamais-je pris d'un cœur pour ce gros cœur de fleurs.

Mon sourire s'élargit lorsque je comprends que, pour le jeune fleuriste, habiller mon bouquet avec de la verdure était une évidence. Je le suis au comptoir et le regarde faire, ravi de voir la fougère apparaître. Il m'a entendu. Il me montre alors le produit fini. Je recule d'un pas, les mains sur les hanches et hoche la tête, l'air satisfait.

-Il est PARFAIT ! Coloré comme j'aime ! Et il sent bon en plus !

Bon, bon... il sent fort surtout, j'ai associé quelques fleurs très odorantes les unes avec les autre set ça rend parfois un peu bizarre, mais ce qui est sûr, c'est que ça ne pue pas ! Et puis, il y a une certaine élégance selon moi à cette bizarre association entre les couleurs, les formes, et les odeurs ; On peut dire que c'est assez unique. Mon art est unique. Il faudra juste trouver un vase assez grand pour placer ce bouquet... Ce n'est pas gagné. Je me demande même s'il y a des vases au Bordel. Je n'en suis pas convaincu... d'ailleurs si j'en demande, le patron saura tout de suite ce que j'ai ramené et comme il me déteste, il voudra sûrement me le jeter.
Je fronce les sourcils, à la recherche d'une solution, lorsque la voix du fleuriste résonne à nouveau à mes oreilles. Il me tend un joli tournesol, en disant que ça irait bien avec mon sourire. Je lâche un petit « oh », peu habitué à des compliments gratuits. Ceux de mes clients sont forcément intéressés, forcément. Je lui offre un large sourire, prenant délicatement la fleur entre deux doigts.

-Oh merci beaucoup ! C'est... gentil.

Je ne savais pas quoi dire d'autre. Je regarde un instant la fleur, tel un enfant devant une nouvelle merveille dans son monde, tout en la faisant tourner entre mes doigts. Finalement, voyant que le bouquet est déjà fait (et vu la taille, je ne vois pas comment rajouter une fleur en plus), je la glisse dans mon T-shirt, laissant seulement la fleur dépasser.

-Elle sera très bien ici. Merci encore euh...

De nouveau cette sensation alors que je croise son regard. Ça m’agace, profondément même. C'est pourtant impossible que je le connaisse, je le reconnaîtrais. Mais si ces petits chatouillis continuent ainsi, ce n'est peut-être pas une simple hallucination de ma part. Je le fixe de mes prunelles azur, tentant de percer ses traits, de les redessiner pour en faire un autre visage, mais c'est peine perdue. Il ne me dit vraiment rien. Et ce n'est pas un client c'est sûr.

-Excusez-moi, ma question va vous semblez un peu abrupte mais... on s'est déjà rencontré quelque part ? J'ai comme une impression de déjà vu, pas vous ?
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Whispering Wind
Ven 4 Aoû - 16:18
ft. Éros
Echo contemple un instant le bouquet dans les mains de son client. Il est beau, cet homme. Et il a un beau sourire. C'est le genre de personne qui n'est vraiment belle qu'au soleil avec un rire sur les lèvres. Sa réaction à la vue du bouquet final lui tire un petit rire. Il a l'air satisfait, c'est l'essentiel.

La débauche de couleur et d'odeur est très désordonnée mais c'était la seule façon qu'Echo a trouvé d'arranger les plantes sans que l'effet produit soit trop étrange. Ranger les couleurs entre elles dans le bouquet aurait été étrange, il valait mieux donner un effet chaotique en les mélangeant toutes.

Le parfum qui s'en dégage est peut-être un peu plus dérangeant, fort et composé de plusieurs essences odorantes. Si l'odeur qui règne dans la boutique est plus diffuse, avec le nez dans les fleurs on en a presque mal à la tête. Echo songe que si le jeune blond compte décorer sa chambre avec le bouquet, il aura surement du mal à s'endormir. Enfin ce n'est pas non plus une plante en pot donc sa durée de vie est assez courte mais certaines personnes sont sensibles à ces choses là.

Le tournesol semble lui faire plaisir. C'est un de ses premiers. Ils ont commencé à bien grandir et sa réaction sincère fait plaisir à voir. Les tournesols sont vraiment des fleurs qu'Echo associe au soleil, au sourire, à la lumière. Étrangement, il n'a pas souvenir d'en avoir ramassé avant. C'était des plantes de culture plutôt, qu'on utilisait pour leurs graines ou leur huile. Pourtant elle ne demande pas trop d'entretien, juste beaucoup de lumière et de l'eau. Comme la plupart des plantes au final. Enfin la plupart… Certaines ont des besoins en eau bien spécifiques qui lui ont un peu compliqué la tâche au début.

— Echo, il indique quand l'autre lui demande son nom pour le remercier.

La grosse fleur jaune et brune qui dépasse de son t-shirt le déforme un peu et lui donne un air comique. Le brun hésite à lui tendre le gros bouquet avant de réaliser qu'il va bien devoir le payer et que ce sera plus simple pour lui avec les mains libres. Echo plisse les yeux pour observer son interlocuteur. Son visage ne lui dit rien. Mais en même temps, ses souvenirs d'avant sont parfois un peu flous. Surement parce que son histoire n'est qu'un morceau de vie. Il y a tant de zones d'ombre.

— Quelque part… Avant, vous voulez dire ? Si c'est le cas, je ne m'en rappelle pas.
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