INSOMNIA
« J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse. »

Insomnia :

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Faithless is he that says farewell when the road darkens - J.R.R. Tolkien



 
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Faithless is he that says farewell when the road darkens - J.R.R. Tolkien


J. R. R. Tolkien
Créateur

3 janvier 1892 - 2 septembre 1973
4 ans
Arboriculteur professionnelle, compteur bénévolle
Modeste
Savoir lire une carte est un super pouvoir trop mal connu et à la portée des auteurs pourtant
Yeong Gi de I love yoo

 Coucou ici Méduse :huhu:

Histoire
Je tiens fermement que retracer la vie d’un écrivain est une manière fausse et entièrement vaine d’approcher son œuvre.

C’est ce que tu as pu écrire de ton vivant. C’était une conviction forte de ta part et pourtant tu laissas derrière toi des notes jointes sur tes lettres, ainsi que des pages manuscrites décrivant des souvenirs d’enfance. Une manière de peut-être faire que le récit de ta vie ne soit pas contraire à tes attentes.

Ce récit débutera par ta mère, car tout homme vient d’une femme un jour où l’autre.

Mabel Suffield.

Née en 1870. Fille de John Suffield et d’Emily Suffield, née Sparrow. Ils étaient six enfants dans cette famille, un parfait équilibre homme femme dans les naissances.

Il y a aussi ton père, même si, lui, tu n’en gardas que très peu de souvenirs.

Arthur Reuel Tolkien.

Né en 1857. Fils de de John Benjamin Tolkien et Mary Jane Tolkien, née Stow. Ils étaient huit enfants dans cette famille-là, cinq garçons et trois filles.

Treize ans les séparent, mais ce n’est pas le plus gros des soucis entre eux. Loin de là. C’est une histoire ordinaire et c’est de là que tu viens.

Les Tolkien sont une famille d’origine allemande qui avait fait fortune dans la fabrication de piano. Une entreprise familiale comme c’était assez courant. Malheureusement pour eux les parents d’Arthur avaient fait faillite et n’avaient plus de quoi donner un travail à leur enfant ainsi.

Les Suffield, eux, leur truc ça avait été un commerce de tissus bien prospère à Birmingham. Là, aussi, une fière entreprise familiale qui connut aussi la faillite avec les parents de Mabel. Pourtant, le père de cette dernière était un homme dont les lointaines origines d’une famille vieille et respectable des Midlands avaient renforcé sa fierté de ses origines en réponse à cet échec.

Autant dire qu’une famille n’ayant pas de si belle origine n’était pas vraiment pour lui plaire en belle-famille. Cela n’empêcha pas Mabel de pouvoir être fiancée à son cher et tendre tout juste à ses dix-huit ans, mais l’annonce ne fut officielle qu’un an plus tard et en tout l’attente avant le mariage fut de trois ans.

Il fallait avant tout qu’Arthur reçoive la bénédiction paternelle et soit capable de subvenir au besoin de sa future famille. Il tenta de faire carrière dans la Banque Lloyds, seulement l’avancement dans l’agence locale ne permettait pas d’entretenir un foyer. C’est en Afrique du Sud qu’il fallait partir pour que cela soit possible. Là-bas, le commerce d’or et de diamant était plus que profitable aux banques et permettait de promettre un bel avenir à leurs employés.

Un an après sa demande en mariage Arthur partie pour cette nouvelle destination. L’initiative fut récompensée et bientôt un revenu plus que correct lui arriva, obtenant ainsi la bénédiction paternelle pour son mariage, même si pour le coup on pouvait plus parler de tolérance qu’autre chose.

Qu’importe, le plus important, il y avait un terreau favorable pour la création d’une famille. Ce fut ainsi qu’un jour de mars 1891 Mabel, qui venait d’avoir ses vingt et un ans en janvier dernier, embarqua pour un voyage de trois semaines en bateau pour rejoindre Le Cap.

La traversée fut tout sauf agréable pour la jeune femme, mais tout fut rapidement oublier une fois son promis à ses côté. Ils se marièrent le 16 avril 1891.

Ils vécurent dans une maison dans la capitale de l’État libre d’Orange, Bloemfontein. La ville était relativement neuve, tout juste quarante-cinq ans, et n’est encore qu’un hameau à ce moment-là. L’endroit n’était pas vraiment ce qui convenait à Mabel.

Affreux désert ! Une vraie désolation !

C’est la description des lieux qu’elle offrit à sa famille, mais pour son amour elle allait devoir s’y faire. La vie fut moins difficile que ce qu’elle pensait, c’était déjà ça. La maison était solide et pourvue d’un grand jardin. Il y avait aussi des serviteurs et suffisamment d’autres résidents parlant anglais pour organiser une vie de petit bourgeois anglais.

Le climat ne convenant pas du tout à Mabel, le temps anglais lui manquait affreusement. Pour ne pas faire de peine à son mari qui travaillait si durement elle se garda bien de lui le dire. Elle tomba rapidement en enceinte qui lui occupa rapidement plus l’esprit que les questions de climat.

Le 3 janvier 1892, tu fus dans ce monde, un peu avant ton heure selon les médecins.

John Ronald Reuel Tolkien.

John étant le prénom de ton grand-père, Reuel le second prénom de ton père, ce fut Ronald qui n’avait pas de précédent dans ta famille qu’on décida d’utiliser pour te nommer dans ta famille et, bien plus tard, ta femme en fit de même.

Tu disais parfois que tu n’avais pas l’impression que c’était ton vrai prénom, et, de fait, les gens ressentaient un léger embarras quand ils devaient s’adresser à toi. Certain de tes camardes d’école partirent sur l’appellation John Ronald. Quand tu fus adulte tes amis intimes ce fut ton nom de famille qui fut utilisé ou bien le surnom enfantin de Tollers. Les moins proches ce fut plus tes initiales qui permettaient de te désigner et ce fut ainsi que tu fus le plus représenté dans la fin de ta vie.

Reprenons le cours de ta vie.

Il y avait une grande tolérance pour l’époque de tes parents envers les serviteurs noirs. Pourquoi parler de cela ? Juste pour la petite anecdote qui suit.

Isaak, un employé noir de la maison, t’enleva un jour pour t’emporter fièrement dans son kraal et faire admirer la nouveauté d’un bébé blanc. Ce fut un grand tumulte, mais il ne fut pas renvoyé. Pour remercier son employeur, il appela son propre fils Isaak Mister Tolkien Victor.

Il y a plein de petites anecdotes enfantines, par exemple le singe favori d’un voisin qui passa au-dessus du mur et vient manger trois de tes tabliers. Il y avait aussi des dangers à faire attention, les serpents dans la remise en bois par tout hasard.

Lors de tes premiers pas, tu marchas sur une tarentule qui te piqua. De terreur, tu courus dans tous les sens dans le jardin avant qu’on t’attrape et suçât le venin. Tu assures que ça ne t’avait pas laisser d’avérassions particulière pour les araignées, pourtant le souvenir est resté fort et dans tes écris se trouve régulièrement des araignées géantes à la morsure empoisonnée.

Dans la première année de ta vie, ton père t’emporta régulièrement dans le jardin ou il planta même un petit bosquet de cyprès de sapins et de cèdres. Certains ont cherché là le début des racines pour ton amour pour la nature et surtout les arbres.

Si dans un premier temps l’occupation d’un enfant permit à Mabel de mettre de côté son désamour pour le climat du coin, sa santé fragile ainsi que la tienne qui supportait mal ce temps remirent en avant ce point noir dans le tableau. Le gros souci c’est qu’Arthur semblant adoré les lieux, lui. Il repoussait bien trop souvent leurs vacances prévues en Angleterre au grand désarroi de sa femme qui se mettait presque à croire qu’elle ne pourrait plus vivre là-bas.

D’ailleurs le voyage vers son pays de naissance fut encore reporté quand elle se trouva de nouveau enceinte. Pas de chance, la date n’avait pas encore été repousser pour d’autres raisons cette fois-là. Ce fut ainsi que le 17 février 1894 naquit ton petit frère.

Hilary Arthur Reuel Tolkien.

Il était bien plus robuste que ta mère ou toi par rapport au climat. Peut-être que si tu avais attendu ton heure ça aurait été le cas. Nous ne le serons jamais. À cette période-là tu été assez grand pour que ton père te prenne avec lui à la banque où tu passas ton temps à dessiner malhabilement comme tout enfant de cet âge-là.

Je crois que ce pays va me réussir et je ne pense pas devoir m’installer à nouveau en Angleterre pour y rester.

La hantise de ta mère, la réalité exprimée par ton père. Pourtant qu’il le veuille ou non le climat était tout sauf bon pour toi et il fut bientôt décidé qu’il fallait partir. Il restait encore beaucoup à faire à ce brave Arthur. Début avril 1895 Mabel, Hilary et toi partiez en premier pour l’Angleterre. Le dernier souvenir que tu gardes de ton père c’est lui peignant A. R. Tolkien sur l’un de vos malles. Pas seulement le dernier, le plus précis surtout.

C’est chez le père de Mabel que vous avez fini. À Birmingham. Ton grand-père est un homme jovial, lançant des plaisanteries et faisant d’affreux jeux de mots supportés avec indulgence par ta grand-mère.

Bien que Tolkien par le nom, je suis un Suffield par mes goûts, mes talents et mon éducation.

Le plus important est que ta santé s’améliora nettement. Au contraire de ton père. De telle sorte qu’il eut des rhumatismes infectieux pendant la période où Mabel regardait pour revenir en Afrique du Sud pour s’occuper de lui. Ce fut foudroyant.

Il l’attrapa en novembre, c’est ce qui l’empêcha de venir en Angleterre, le temps n’aurait pas été bon pour lui. Mabel passa tout Noël dans la crainte sur sa santé. En février, alors que tu avais dicté une lettre à la bonne pour lui, que tu n’enverras jamais, il mourut. Le 15 février 1896. Pas le meilleur cadeau de St Valentin.

Il fut enterré là-bas, à Bloemfontein, dans un cimetière anglican avant même que ta mère eu les détails de ses derniers moments.

Devenir veuve a beaucoup de conséquences. La perte considérable de revenue par exemple. Même avec les économies mises de côté et les petits dividendes perçus suite au travail de son mari Mabel se retrouve dans une mauvaise passe. Très mauvaise même.

Elle a deux enfants à élever. Ne se voyant pas vivre plus longtemps chez ses parents où ils sont déjà tous entassés. Cela n’aurait dû être qu’un moment passager de vivre chez eux, puis il y a aussi ton éducation qui doit commencer. Oui, Ronald, du haut de tes quatre ans il est temps de te préparer pour des études.

Avec tout juste de quoi vivre pour vous trois, ta mère oublie bien rapidement l’idée d’un instructeur à domicile. Elle décida de s’occuper dans vos premières années de vous apprendre, de plus elle savait le latin, l’allemand, le français, la botanique, le piano, dessiner ainsi que peindre. Pour l’habitation, avoir une maison à louer à bas prix n’était pas des plus compliqué à Birmingham.

Seulement votre mère préférait vous savoir à la campagne. Que l’air de là-bas serait mieux pour vous. Elle n’avait pas du tout tort. C’est l’été 1896 qu’elle trouva un lieu assez bon marché pour vous permettre d’y vivre convenablement tous les trois. Le hameau de Sarehole, à deux kilomètres environ au sud de la ville.

C’est en ce lieu que ton imagination commença vraiment à faire son jardin dans ton esprit. Beaucoup de tes aventures enfantines avec ton frère en ce lieu sont la source d’inspiration de tes futures histoires. Tu vas, aussi, gagner un fort amour pour la campagne anglaise en ce lieu.

Tout se prêtait à l’imagination, même les gens des alentours. Il eut un ogre blanc, ainsi qu’un ogre noir, des mares à traversée, des écluses ainsi que les roues de moulin. Des champs au champignon, tout était fait pour laisser germer des aventures les plus folles.

Mabel se mit assez rapidement à votre éducation. Tu fus un des meilleurs élèves qu’elle puisse rêver d’avoir. À tes quatre ans, tu savais couramment lire et très rapidement l’écriture te vint aussi. Tes leçons favorites furent celles de langue.

Elle t’initia très tôt au latin. Tu étais ravi et t’intéressais autant au son et à la forme des mots qu’à leur sens. Tu avais don particulier pour les langues. Elle se mit donc en tête de t’apprendre le français. Cela te plut beaucoup moins, pour la simple raison que tu préférais la sonorité du latin et de l’anglais.

Comme c’était une grande question de sonorité, Mabel pensa que t’intéresser au piano serait aisé, mais sans grand succès. Il semblait que pour toi les mots prenaient la place de la musique, qu’il te plaisait de les écouter, les lire et les réciter sans t’occuper du sens.

Tu fus aussi très bon en dessin, surtout les paysages, et bien plus encore les représentations d’arbres. Tu vouais une passion pour les arbres, dans tous les sens du terme. Tu buvais la botanique que pouvait t’enseigner ta mère. Les souvenirs liés aux arbres eux s’enracinaient profondément en toi. Comme cet incident avec le saule.

Il y avait un saule qui surplombait la mare du moulin, et j’avais appris à grimper dessus. Je crois qu’il appartenait à un boucher de la route de Stratford. Un jour, ils l’ont coupé. Ils n’en ont rien fait : le tronc est resté là. Je ne l’ai jamais oublié.

Hors des leçons ta mère te fit lire. Tu n’apprécias pas du tout l’Ile au trésor, les Contes d’Andersen ou encore le Joueur de flute. Alice aux pays des merveilles t’amusa, mais ne te donna aucune envie de vivre les mêmes aventures. Ton truc à toi c’était plus les histoires de Peaux-Rouges, les histoires se passant dans des royaumes lointains remplis de gnomes ou créature magique plus ou moins cachés. Les légendes du Roi Arthur, une vraie passion.

Malgré tout, il eut tes deux gros chouchous dans les histoires. Contes de fées d’Andrew Lang et Red Fairy Book. C’est là que ton envie de dragon naquit. Tu te tentas même à écrire une histoire avec un dedans quand tu eus sept ans, car les lire ne te suffisait plus. Le seul souvenir que tu gardas de cette histoire fut ta mère qui te corrigea sur le fait qu’on ne pouvait pas dire « un vert grand dragon », mais « un grand dragon vert ».

Si on peut résumer, Sarehole fut de très belles années de ta vie. Tu y serais bien resté, mais le cours de la vie en a décidé bien autrement. Tu confias même ceci bien plus vieux.

Quatre années, celles qui me semblèrent les plus longues et les plus enrichissantes de toute ma vie.

La religion avait été l’un des piliers importants de Mabel pour ne pas s’effondrer suite à la mort d’Arthur. Si, au début, le rendez dominical, où elle vous emmenait avec ton frère, avait lieu dans une église anglicane, elle fut remplacée un dimanche par une église catholique.

Depuis peu, elle avait décidé de se convertir et entraina ses enfants ainsi que sa sœur May dans cette route. C’est en 1900 que les deux sœurs furent admises au sein de l’Église romaine. Elles subir sans délai la colère de leur famille. C’était le plus grand des outrages pour eux que les jeunes femmes deviennent papistes.

Le mari de May, Walter Incledon, se considérait en plus comme un pilier de l’Église anglicane local et il était hors de question que sa femme s’allie aux catholiques romains. Quand il fut de retour sur le sol anglais, qu’il avait quitté pendant un temps, il lui interdit de de remettre les pieds dans une église catholique et elle du se plier à sa volonté. Par vengeance elle se tourna vers le spiritualisme.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais voilà Walter aidait aussi financièrement Mabel depuis la mort de son mari et bien entendu ça lui retomba dessus aussi. Il arrêta totalement son aide. Elle dut aussi affronter l’hostilité des Tolkien qui étaient tout à fait hostiles au catholicisme. La tension qui en résulta, et l’aggravation de sa pauvreté minèrent sa santé.

Pourtant elle resta droite dans ses bottes et garda la foi. Sans l’ombre d’un doute vous instruisit à celle-ci, Hilary et toi.

En septembre 1900, tu entras au collège King Edward, l’ancienne école de ton père, malgré ton premier échec en automne 1899. Trop de laisser-aller dans l’enseignement de ta mère pour le premier coup. C’est un des oncles Tolkien qui, par exception, était bien disposé envers Mabel, paya les droits de scolarité.

L’école se trouve au centre de Birmingham, à six kilomètres de Sarehole. Dans un premier temps tu dus faire la plus grande partie du trajet faute de moyen. La solution vient assez rapidement pour ta mère, il allait falloir une fois encore déménager. C’est avec regret, pour tous, en fin d’année 1900, que vous partirent pour une maison à Moseley, plus près du centre et sur le trajet du tramway.

Dans le premier trimestre à King Edward, tu fus régulièrement malade, le temps de t’habituer au lieu bien différent de la campagne que tu venais de quitter. À peine installer dans votre nouvelle maison qu’il vous fallut déménager. Votre lieu de vie allait être détruit pour construire une caserne de pompier.

Ce fut à un kilomètre qu’un nouveau lieu de vie fut trouvé. Une villa juste derrière la gare de King’s Heath. Pas très loin de chez la famille Suffield, mais surtout, ce qui avait été déterminant dans le choix du lieu, pas loin d’une église catholique.

Toi de ton côté tu étais triste d’avoir été sorti de ta campagne, mais tu trouvas du réconfort dans les talus pleins d’herbe et de fleurs autour des voies de chemin de fer. Ce qui piqua le plus ta curiosité fut tout de même les mots que tu avais pu lire sur des caisses sans savoir les prononcer. Ton premier contact avec le gallois. Un nouvel univers linguistique s’offrit à toi par cette langue.

Vous ne resteraient pas longtemps dans cette maison. Ta mère ne l’aimait pas et l’église à côté ne lui convenait pas non plus. Très rapidement elle se remit donc en recherche d’un nouveau foyer. Elle découvrit rapidement l’Oratoire de Birmingham. Elle trouva là-bas un confesseur compréhensif, le collège Saint Philip qui dépendait de l’oratoire avait de plus un coût moins élevé que King Edward. Cerise sur le gâteau, il y avait une maison à louer à deux pas de l’école.

Ce fut début 1902 que vous posèrent vos valises à Edgbaston. Hillary avait huit ans et toi dix. Vous entamèrent votre nouvelle scolarité à Saint Philip. C’est ici que l’amitié la plus importante de ta mère se fit.

Francis Xavier Morgan.

C’est l’un des pères de l’église catholique qui vivait ici. Moitié gallois, moitié anglo-espagnol. Une personne très démonstrative, pleine d’humour et avec un fond illimité d’amour. Il devient un rayon de soleil pour ta famille.

Par contre, niveau étude Saint Philip était bien loin d’être au niveau de King Edward. Ta mère s’en rendu compte bien rapidement et te fit arrêter d’y aller pour reprendre les cours à domicile. Ce fut on ne peut plus concluant, vu que très rapidement, tu obtenus une bourse pour réintégrer King Edward, en automne 1903.

Tu appris le grec, mais ne te toucha pas en plein cœur niveau langue. C’était intéressant, mais sans passion. Ce fut aussi tes premiers contacts avec les œuvres de Shakespeare, dont tu détestas sans demi-mesure le travail.

Il y eut aussi le professeur qui t’apporta une révélation sur ce que tu aimais vraiment. Ton professeur de grammaire, Berwerton. Plein d’ardeur, il poussait ses élèves à utiliser les vieux mots les plus simples de la langue anglaise et à lire Chaucer. Tu décidas d’étudier plus à fond l’histoire de la langue.

1904, une année qui commence mal. Hilary et toi la commencer cloués au lit avec une rougeole, suivie de quinte de toux et d’une pneumonie pour ton frère. Ce fut dur physiquement et psychologiquement pour votre mère. Elle entra à l’hôpital en avril 1904 où l’on diagnostiqua un diabète. Vous deux furent envoyer séparément, dans la famille de votre mère, le temps de sa convalescence. Dès qu’elle eut assez de force, elle sortit pour vous reprendre avec elle.

C’est le père Francis qui vous proposa une solution pour qu’un repos soit possible pour tous. En juin 1904 vous partez pour Rednal, dans une maison modeste en pleine campagne. Ce fut comme un retour à Sarehole pour toi. Des vacances idylliques et septembre arrivèrent bien entendu beaucoup trop rapidement. Il fallut repartir pour la rentrée des classes. Toi et ton frère repartîtes pendant que ta mère continuant de se reposer là-bas.

Début novembre elle tomba dans un coma diabétique et six jours plus tard, le 14 novembre 1904, elle mourut. C’est quelque part son combat et sa mort qui immortalisa ta foi aussi fort.

Ma chère mère fut une martyre. Ce n’est pas à tout le monde que Dieu a ouvert une voie aussi aisée à ses bénédictions comme il l’a fait pour Hilary et moi, nous donnant une mère qui s’est tuée au travail et à la peine pour nous assurer de garder la foi.

Celle qui t’a fait initier aux langues n’est plus. Sa disparition en plus de renforcer ta foi, renforcera très certainement ton amour pour les langues. Tout comme après sa disparition tu fus beaucoup plus pessimiste. C’est un trait de ta personnalité qui restera pour le restant de ta vie.

Dans son testament Mabel vous confiait sans aucune hésitation au père Francis. Ce point fut lourdement contesté par ta famille Tolkien comme Suffield, ils voulaient vous arracher à l’Église catholique. Après bien des conflits, comme le Père ne pouvait pas vous prendre chez lui pour le moment, vous furent envoyés chez une tante par alliance, Beatrice Suffield, qui n’avait pas de vue religieuse particulière ainsi qu’une chambre à louer. Le combo gagnant.

Le gros souci est que Beatrice, veuve de son état, n’avait pas la compassion qu’il vous fallait. Loin de là. Toi qui avais encore besoin de ta mère, qui était hébétée de sa mort, tu reçus un coup en plus au cœur. Un matin, tu découvris que votre tante avait brulé une bonne partie de ses lettres. L’Oratoire tout proche devient rapidement votre vrai foyer à ton frère et toi pour affronter cette épreuve.

Vous deux alliez à King Edward ensemble maintenant. Là-bas, tu te fis beaucoup d’amis, dont un en particulier.

Christopher Wiseman.

Il avait un an de moins que toi. Fils d’un pasteur wesleyen. Vous vous rencontrez en rentrant en même temps en cinquième à l’automne 1905. Là où tu es premier en classe, lui est second. Votre rivalité tourne rapidement une amitié. Sa base, vos intérêts communs pour le latin, le grec, le rugby et pouvoir discuter de tout et n’importe quoi. Même avec vos divergences sur la religion vous pouviez en parler sans aucune aigreur ensemble. Une de tes amitiés importantes. Nous y reviendrons plus tard.

Pendant que tes cours avancent, tes recherches sur les squelettes des langues se font aussi. L’un de vos professeurs vous pousse beaucoup à lire de l’ancien anglais pour comprendre l’anglais actuel. De livre en livre, tu en viens à avoir envie d’inventer ta propre langue à toi aussi en te basant sur celle que tu as déjà pu voir.

Avec deux de tes cousines en premier lieu, tu créas une langue à base de nom d’animaux, l’Animalic. Assez basique, mais tu t’y amusas beaucoup. Quand le plus âgé décida d’arrêter ce jeu avec vous, à seulement deux vous avez tenté de modifier le langage créé pour en faire un nouveau. Un peu plus complexe, mais tout aussi amusant pour vous.

Ce n’est pas rare, vous savez. Il y a infiniment plus d’enfants qu’on ne croit qui ont ce que vous pourriez appeler un élément créateur, et ce n’est pas forcément limité à certains domaines : ils peuvent ne pas avoir envie de peindre, de dessiner ou de faire de la musique, néanmoins ils veulent créer. Et si la grande masse de ce qu’on leur enseigne prend une forme linguistique, leur création prendra une forme linguistique. C’est tellement répandu que j’ai pensé quelquefois qu’on devrait entreprendre une recherche systématique dans ce domaine.

Tu eus une grande passion pour le gothique que tu transmis à Christopher. Lui-même étudiait l’égyptien et les hiéroglyphes. C’est dans cette période de ta vie aussi que tu appris dans quoi tu voulais te tourner. La philologie, l’amour des mots. C’était comme si ce terme avait été inventé pour toi quelque part.

Parlons de nouveau déménagement. Le père Francis vous trouva un nouveau lieu de vie. Chez Mme Faulker. Elle vivait à Duchess Road, derrière l’Oratoire. Elle louait des chambres et tout était parfait. C’est là que tu la rencontras, en 1908.

Edith Bratt.

Elle vivait au premier. Incroyablement jolie. On la présenta, elle aussi, orpheline, même si tu l’appris bien plus tard qu’elle était en réalité une fille illégitime. Elle jouait très bien du piano et avait pensé un temps, après sa pension dans un établissement enseignant cet instrument pouvoir donner des cours. Manque de chance, elle finit chez Mme Faulker. Qui ne l’engageant que pour des réceptions et ne voulais pas l’entendre jouer à d’autre moment.

Tu avais seize ans et elle dix-neuf. Ce fut presque un coup de foudre. En tout cas, ça avait tout de ce dernier. À force de vous fréquenter aussi régulièrement et être allié contre Mme Faulker. Vous entamèrent une relation, à l’abri des regards dans votre passion adolescente en 1909. Vous aviez décidé que vous étiez amoureux.

À cette période-là tu devais travailler pour une bourse pour Oxford, mais il était bien compliqué pour toi de pouvoir vraiment étudier. La moitié de ton esprit était pris par l’invention de langue, pendant que l’autre ne pensant qu’à ta belle. L’adolescence.

Seulement votre idylle fut découverte par ton tuteur. Le père Francis voyait d’un très mauvais œil cette relation. La sanction ne tarda pas, il t’interdit de la revoir et de continuer quoique ce soit avec elle. Bien qu’horriblement frustrer, tu acceptas. Le père Francis vous avez donné beaucoup, à toi et ton frère, et le décevoir ne t’était pas possible.

Vous étiez aussi entièrement dépendant de son financement aussi. Il ne faudrait pas non plus l’oublier. N’étant pas un enfant rebelle tu obéis bien docilement. Votre tuteur pour être un peu plus certain que sa volonté fut respectée vous déménagea en 1910. Une maison très proche de votre ancienne habitation.

Pourtant quelque part c’est aussi lui qui cristallisa cette passion, en la transformant en amour contrarié au lieu d’être une simple idylle adolescente. Il fallut revoir Edith pour lui annoncer la chose et le cœur lourd tu la quittas, continuant de la voir de temps en temps tout de même. En cachette bien entendu.

Pendant ce temps-là, arrivèrent aussi les examens pour Oxford. Ton orgueil voulait réussir pour prouver au père Francis son erreur et pouvoir continuer ta relation avec Edith. Manque de chance pour toi, tu n’avais pas assez travaillé et fus recalé. Un gros coup dans le moral que voilà.

Revoir une personne en cachette signifie ne pas se faire prendre. Manque de chance le 26 février 1910 tu reçus une lettre du père Francis pour lui dire qu’il savait que tu revoyais toujours Edith. Il allait falloir faire un choix. Le destin le fit pour toi. Edith devait déménager dans un nouveau logis où elle être pris sous la garde d’un couple dont elle s’était liée d’amitié.

Le 17 décembre 1910, tu appris que tu avais une bourse pour aller à Oxford. Pas la meilleure bourse possible, juste celle en dessous, mais ça n’en restait pas moins un très bel effort.

L’école devient le centre de ta vie à ce moment-là. Une manière efficace de vaincre ta mélancolie. Ça changeait du moment où tu avais été littéralement malade suite à te rupture définitive avec Edith, son départ loin de toi. Tu t’investis totalement. Tu fais du rugby, fais partie du club de l’essai, de la société dialectique, du Stapelton, et fondes le Club des Apolaustiques.

C’est à ce fut en 1911, en plein milieu de tes études, que naquis le T.C.B.S. Tea Club Barrovian Society. Les principaux membres furent toi, Christopher Wiseman et Rober Quilter Gilson. Deux ou trois autres personnes étaient présentes aussi, mais ce n’était pas votre noyau dur. Un quatrième membre au noyau vient se greffer un peu plus tard Goeffrey Bache Smith.

Le club était comme sont nom l’indique un club de thé, où vous vous réunissiez pour parler de tout et de rien, surtout échanger sur leur passion, pour toi les langues, fumer la pipe, vivre. Un club non officiel tout ce qu’il y a de plus plaisant.

Tu découvris bientôt le Kalevala finnois, un recueil de poèmes qui contient l’essentiel de la mythologie finlandaise. Tu en fus des plus émus et sa lecture t’inspira beaucoup.

Ce peuple étrange et ces nouveaux dieux, race de héros scandaleux, sans hypocrisie et sans intellectualité. Plus j’en lis, plus je m’y sens chez moi et m’en réjouis.

Tel fut ton éloge pour ses textes. Mais ce fut quand tu le découvris dans sa langue originale que tu eus le cœur qui battit vraiment la chamade. Le finnois fut une nouvelle révélation au niveau des langues. Tout comme ta rencontre avec Joseph Writh, professeur de philologie comparé t’a permis de voir encore plus en profondeur ton amour pour les langues.

Le temps passe et nous sommes en 1913. Tu as 21 ans. Alors que rien ne t’y oblige. Personne ne l’a connais dans ton entourage, sauf ton frère et le père Francis. Tu sais que c’est le bon moment. Tu te décides à contacter Edith pour lui dire que ta passion pour elle brule encore. Après trois ans de silence radio total.

Combien de temps faudra-t-il pour que nous soyons enfin unis devant Dieu et devant les hommes ?

Sa réponse ne fut pas totalement celle attendue. Loin de là. Parce qu’en trois ans, elle aussi avait vécu. Elle t’annonçait de but en blanc qu’en pensant votre relation finit, elle s’était fiancée à un autre. Le frère d’une amie à elle, car il était gentil avec elle. À l’époque, cela suffit pour se marier, on ne juge pas.

De là, tu aurais pu tourner la page. Simplement, reprendre tes études qui se promettaient brillante. Trouver quelqu’un d’autre, mais non. Edith était devenue ton idéal féminin et tu ne voulais pas baisser les bras sans te battre. Sans violence bien entendu.

Tu lui donnas donc rendez-vous. Qu’elle accepta, car elle t’avait tout de même laissé entre voir dans ses lettres qu’elle ne serait pas contre revenir avec toi. Vous vous retrouvèrent un après-midi, un mercredi, pour discuter longuement. À la fin de la journée, elle écrivait sa lettre à son fiancé du moment pour rompre leur engagement et lui rendre sa bague.

Edith se brouilla, étrangement, pendant un moment avec son amie suite à cela, mais cette dernière compris la décision de la jeune femme après coup. Bien que tout fut assez précipité tout de même. Passons maintenant à la partie joyeuse, la religion.

Voyez-vous, Edith est anglicane, elle a été une fidèle très active dans sa paroisse actuelle. Ce qui signifie aussi un cercle d’amie assez important par ce fait. Seulement, toi, tu n’en as rien eu à faire et lui força la main pour la convertir. Même quand elle t’expliqua qu’elle risquait de se faire exclure de sa demeure actuelle pour un tel acte.

Elle te demandait simplement d’attendre d’être plus proche de votre mariage. Tu ne voulus rien entendre, quelque part sa conversion était ce qui lui servait à expier selon toi sa faute de ne pas t’avoir attendu. De mauvaise grâce elle te céda et comme attendu elle fut chassée de chez elle.

Au final elle se trouva une maison à louer où vivre avec sa cousine Jennie Grove, handicapé, qui vint vivre avec elle. Parlons tout de suite de ton souci de couple que tu auras pendant tout le reste de ta vie. Comme ça commence à être long, nous allons aussi commencer à condenser certains points. Edith ne te connaissait pas entièrement.

Enfin plutôt, elle ne connaissait de toi que l’homme amoureux, niais avec elle et qui surjoue souvent les gestes romantiques à presque être une parodie. Tu ne lui montras que très peu l’homme passionné de mots et langue que tu étais. Ne lui laissant jamais vraiment te connaitre entièrement. Créant par cette non-connaissance de vos vrais centres d’intérêt, le pourquoi de ses derniers, une frustration constante.

Vous vous aimiez, pendant toute votre vie. Elle a été ta Lùthien. Ta source la plus pure d’amour et celle que tu as le moins vraiment abreuvée. Elle fut même jalouse de ta relation avec Clive Staples Lewis quand il apparut dans ta vie.

Reprenons et harcèlerons la danse.

L’été qui suivit tes fiançailles, tu passas l’été pour servir de guide à un groupe de mexicain en France. Ton opinion n’était pas des plus bonne pour ce pays avant ton départ, ce fut une catastrophe ensuite. La mauvaise mentalité de certains Parisiens et surtout l’accident tragique qui couta la vie à l’un de tes voyageurs en allant faire une visite à Dinard en Bretagne confirmèrent ta gallophobie. Il faut dire qu’un fou montant sur le trottoir pour renverser une pauvre touriste à de quoi dégouter encore plus. Tu te promis de ne plus jamais faire ce métier sauf en cas d’extrême besoin d’argent.

C’est après une dernière réunion du T.C.B.S. en 1914 que tu décidas arbitrairement, et avec les encouragements des gens autour de toi, que tu serais poète. En 1914, la guerre est aux portes de l’Europe, aussi.

On somme de s’engager, mais ce n’est pas vraiment ta préoccupation première. Tu fis même un voyage qui restera gravé comme le paysage idéal en Cornouailles. C’est ici que le début du Silmarillion commence à être écrit. Toute ta vie te le retravaillera, encore et encore, sans jamais en être pleinement satisfaite. Comme tellement de tes œuvres. Ton perfectionnisme n’avait pas du tout que du bon, très loin de là.

Tu resteras à Oxford pour passer tes examens, tu veux pouvoir avoir un avenir après la guerre quoiqu’il arrive. Tu avais été rassuré en apprenant que tu puisses recevoir un entrainement militaire tout en finissant tes études. Tu te décides sur le fait d’aller chez les fusiliers du Lancashire, tu espères être dans le même régiment, voir bataillon que ton ami G. B. Smith du T.C.B.S.

Tu obtins de très bon résultat qui te promettait une carrière académique à Oxford une fois la guerre derrière vous. En 1916, tu décidas de te spécialiser dans les transmissions, car l’idée d’avoir à des mots, codes et messages te plaisait bien plus que la besogne ingrate et le commandement d’escouade.

Comme ton départ pour la France se faisait de plus en plus proche et que la mortalité dans les champs de bataille était loin d’être négligeable aussi tu décidas de te marier avec Edith avant ton départ. Ce fut un peu laborieux, vous aviez assez peu de moyens. Tu vendis même les droits que tu avais sur la moitié d’une mobylette que tu avais prise avec un ami pour augmenter ton pécule.

Au final, tu es parti voir le père Francis dont tu dépendais, encore pas mal, financièrement pour avoir assez d’argent pour le mariage et installer ta femme. Il était au courant de vos fiançailles qu’il avait accueillies de mauvaise grâce, mais sans s’y opposer plus que ça. Quand tu lui demandas l’argent, jamais tu ne parlas de votre mariage. Tu l’avais, encore un peu trop en travers de la gorge, le fait qu’il ait souhaité vous séparer dans votre jeunesse. Pourtant tu aurais pu.

Tu lui annonças, à quinze jours de la date prévus. Il vous donna sa bénédiction et proposa même de s’occuper lui-même de votre cérémonie. Trop tard tout été déjà prêt pour vous. Le mercredi 22 mars 1916, vous êtes marié. Vous aviez choisi un mercredi, car vous vous étiez retrouvé un mercredi en 1913 quand tu la convainquis de finir sa vie avec toi.

C’est lors de votre mariage que ta femme t’apprit qu’elle était une enfant illégitime, mais tout ce que tu en diras c’est que tu l’aimais juste encore plus. Vous vous installerez à Great Haywood, un village pas loin du camp où tu étais.

Le 4 juin 1916, tu pars pour la France et son front. Pendant la traverser, tu perds toutes tes affaires que tu avais si durement achetées avant ton départ et tu te faudra en racheter sur place. Tu n’es dans le bataillon d’aucun de tes amis et ne t’en fais pas vraiment sur place. Tout t’insupporte dans la guerre et l’horreur des lieux te prend à la gorge. Plus encore, quand tu te retrouvas au cœur de la bataille de la Somme.

Heureusement pour toi en un sens, le 8 novembre 1916, tu es rapatrié en Angleterre, suite au fait que tu aies attrapé la fièvre des tranchées transmises par les poux. Ce ne fut pas le cas de deux de tes précieux amis du T.C.B.S. C’est la fin de votre communauté pour toi, Gilson et Smith sont morts là-bas. Le premier sur le champ de bataille en juillet, le second des suites d’une blessure d’obus qu’il s’était pris lors d’un repas hors des tranchées en décembre.

C’est un poids lourd sur tes épaules qui s’abat. Ta santé se le ressent grandement pendant cette période. Tu trouves comme réconfort ta tendre Edith et l’écriture. C’est là que tu écriras bien plus le Silmarillion, des récits en plus qui commencent le squelette de ta mythologie futur.

Cantonné dans le Yorkshire, tu fais beaucoup d’aller-retour à l’hôpital et les camps où tu es muté. Cela oblige Edith à te suivre de nombreuse fois, ce qui l’agace grandement de changer si souvent de lieu. Elle te fait même part de cet agacement et de son refus de plus se déplacer. Il faut dire aussi que sa grossesse lui pèse beaucoup dans tous ses changements de lieux.

Le 16 novembre 1917 naquit ton premier fils. John Francis Reuel.

Pendant cette période, tu fus aussi promu lieutenant. Se qui descendu drastiquement tes chances d’être envoyé à nouveau en France, à ton plus grand plaisir. Étrangement, tes allers venus à l’hôpital furent beaucoup plus loin de toi. Tu seras affecté Humber Garrison.

À la fin du mois de novembre 1918, alors que l’armistice est enfin là, tu retournes à Oxford avec ta famille. On a beaucoup d’attente par rapport à tes prouesses comme étudiant et ton premier grand travail sera sur le nouveau dictionnaire d’anglais. À partir de maintenant nous ne nous occuperons que des points importants de ta vie.

On pourrait dire à presque chaque passage que tu écrivis soit pour avancer la philologie ou des bouts de tes œuvres. Tu travaillas, retravailla, des langues créer, refait, d’un bout à l’autre arrêta, recommença depuis le début. Ton écriture est une succession de ça. C’est en grande partie pour cela que tes œuvres où tu as la plus travaillée dessus sont parues après ta mort. Tu avais une recherche historique, presque mystique dans tes écrits. Chaque détail devait être parfait pour toi. La perfection est bien dure à obtenir.

1920, nommé comme lecteur anglais à l’université de Leeds et commence à y travailler en automne. C’est un affreux coup du sort qui t’a fait travailler là-bas, tu ne pensais pas du tout être pris à la base. Le 22 octobre naquit ton second fils, Michael Hilary Reuel. Pourtant ce n’est qu’à la fin de l’année 1921 qu’Edith put te rejoindre sur place.

À Leeds, en 1922 tu rencontras et commenças à travailler avec Eric Valentine Gordon. Un philologue avec qui tu te lieras d’amitié. Votre premier travail ensemble sera d’ailleurs une édition de Sir Gauvain et le chevalier vert. En 1924, c’est le moment où tu deviens professeur d’anglais. Vous avez maintenant assez d’argent pour vous acheter une maison avec Edith pour vous et les enfants. Surtout, qu’un troisième est en route !

Edith souhaiterait une fille, mais c’est un garçon qui naît 21 novembre 1924. Christopher John Reuel. Tout va pour le mieux, mais encore une fois vous allez déménager. Parce que la vie le demande et surtout, suite à diverses intrigues à Oxford, tu as été élu professeur d’anglo-saxon là-bas. Tout s’est joué à une voix.

Comme avant tu commenceras à travailler là-bas, en septembre 1925, avant que ta famille te rejoigne un an plus tard, une fois une maison acheter pour eux.

Là-bas, tu fis l’une de tes autres plus grandes amitiés, en 1926. Ce cher C.S. Lewis. Celui dont ta femme sera jalouse de votre relation. Tu l’intégras au Coalbiters, un groupe de lecture et traduction en direct de texte en islandais, dont tu souhaitais qu’une étude soit plus importante dans le programme. C’est toi qui le convertis au christianisme, même si à ton plus grand déplaisir il devient anglican et non catholique. Il fut l’un de tes plus grands soutiens dans tes parutions, comme tu fus le sien. Enfin jusqu’à l’apparition de Charles Williams dans votre cercle d’ami.

C’est quand il apparut et qu’il eut selon toi une influence de plus néfaste sur les textes de ton ami que tu commenças à te refroidir envers Lewis. Sur la fin de sa vie, tu étais même totalement opposé à son union avec une femme qui avait déjà divorcé une fois avant d’être avec lui. Elle prenait trop de place entre vous selon toi. Rien n’indique une relation plus poussée entre vous deux, mais tu étais clairement jaloux tout de même. Cela ne changea en rien que votre amitié fut des plus fortes.

Avançon en 1929. Quatrième et dernière grosse d’Edith. Le 18 juin, ta fille vu le jour. Priscilla Mary Anne Reuel.

Comme nous sommes arrivés à ton dernier enfant, attardons-nous un peu sur eux. Tu les adoras. C’est en eux que ton envie d’écrire des contes te vient en premier. Le fantastique venait à la base de l’amour d’Edith pour le genre. Le hobbit n’est, si on regarde bien, que la version complète d’un conte que tu as raconté le soir à tes enfants.

Tu avais même fait tout un système de lettre écrite par le Père Noël pour eux. Même, une fois la supercherie apprise par les plus vieux, dans leur adolescence, ils ne dirent rien pour garder ce plaisir et aussi laisser les plus jeunes de la fratrie en profiter. C’est Christopher qui après ta mort fut chargé de finir de publier tes œuvres, c’est lui aussi qui fournira les cartes dans tes livres de ton vivant.

Au début des années 30 fut aussi la naissance des Inklinks, un groupe d’ami qui est des plus important pour toi. Dedans il y avait bien entendu Lewis, mais plus tard ce détestable Charles aussi. Le groupe fut aussi composé du frère de Lewis, Warren, Owen Barfield, Adam Fox, Hugo Dyson, Robert Havard, Nevill Coghill et Roger Lancelyn Green comme membres réguliers.

Rentrons maintenant dans la publication de tes livres. Leur écriture fut comme dit plus haut, remplis de moment de commencement, puis d’arrête, de retravaille constant. En plus de cela, tu avais aussi ton travail à Oxford, il ne faut pas l’oublier. Tu eus même une mauvaise réputation sur le fait que tu ne travaillais pas assez tes cours, car certain n’avait jamais de fin, alors qu’en fait tu les travaillais tellement que tu abandonnais de frustration de ne pas attendre la perfection que tu souhaites.

C’est en septembre 1937 que parut le Hobbit. Ce fut un succès assez inattendu et quand tu laissas entrevoir à tes éditeurs une suite à ce roman, ils sont des plus enjoués. À ce moment-là, tu n’avais aucune idée que ça serait le Seigneur des anneaux cette suite en question. Tu étais beaucoup plus parti sur les aventures de Tom Bombabil. Ce qui n’emballait pas des masses à ce moment-là.

Beaucoup de ce que tu proposeras ensuite sera reçu assez froidement par tes éditeurs qui souhaitent des hobbits pour faire vendre. C’est loin de ce que tu souhaites et continues simplement ton travail d’écriture en même temps que ton emploi à Oxford, même s’il est vrai que tu prends beaucoup de retard un peu de partout.

Il faudra attendre 1954 pour voir paraitre les deux premiers volumes du Seigneur des anneaux. Il y avait eu entre temps beaucoup d’histoire d’éditeur. Tu voulais que toute l’œuvre soit en un seul livre, mais on te le refusa. Tu voulais aussi publier en même temps le Silmarillion, mais tu ne l’achevas pas. Tu quittas un éditeur pour un autre, mais quand le nouveau demanda des coupes dans ton manuscrit tu reviens au premier. C’est là que tu concédas de le voir couper en trois volumes.

Même là tu ne fus pas satisfait, car le titre du dernier volume révélait trop de fins de l’histoire. Tu aurais préféré La guerre de l’anneau plutôt que le retour du roi. Il y eut aussi beaucoup de rediscutions sur les dessins des œuvres. Tout ça pour qu’en 1955 les trois volumes soient sortis.

Tu reçus un succès beaucoup plus grand que ce à quoi tu t’attendais. L’argent que tu obtiens te fit même peur par rapport aux impôts à devoir verser plus tard. Pourtant tu tentas de répondre le plus possible aux lettres des fans qu’on t’adressait par toi-même au début. Quand on te proposa de l’aide, tu l’acceptas avec plaisir. Pourtant tu détestais le fait d’être idolâtré, mais on ne peut revenir en arrière.

1959 fut le temps de ta retraite d’Oxford. Assez rapidement vous déménagerez avec Edith, il n’y avait plus d’enfant avec vous et votre emplacement n’était pas bon pour une vie sociale. Vie social qu’Edith n’avait d’ailleurs presque pas, une vie bien malheureuse que tu donnas à ta femme. C’est certainement pour ça que tu te forças dans la fin de vos vies à vivre dans un lieu qui la rendit des plus heureuse alors que tu détestais l’endroit.

Tu continuas à écrire, certain de tes livres sortir, tes travaux sur la philologie aussi. Pourtant, quoi vraiment dire ? Tu eus une retraite assez routinière et quand Edith mourut en 1971 ce fut dur pour toi. Un peu comme le coup de hache dans les racines que tu avais eu suite à la mort de Lewis en 1963. Tu fis graver Lùthien sur sa tombe en plus de ses prénoms.

Suite à cela, tu retournas à Oxford pour tes dernières années de ta vie. Tu reçus le titre honoraire de Docteur ès Lettres. En aout 1973, alors que tu es chez un ami quand tu tombas malade. C’est le 2 septembre 1973 que tu mourus. Sur ta tombe, au côté de celle d’Edith, tes enfants firent mettre Beren. Un peu un moyen de vous réunir dans votre mort.

Pourtant, ce n’est pas à ses côtés que tu ouvres les yeux dans cette nouvelle vie. C’est certes dans tes si belles campagnes, enfin ce qui y ressemble, mais ce n’est plus l’Angleterre. Des gens t’expliquent où tu es, mais tu restes totalement perdu encore.

Tu viens d’arriver ici, Insomnia, aucune racine en ce lieu. Rien. Un nouveau corps si loin de l’ancien, aucune tête connue et bien loin de ce que tu imaginais de ton Dieu. Rapidement, tu pris le pli de planter tes racines. Au sens littéral et de devenir sur place Arboriculteur. Tu travailleras encore tes textes, mais pour le moment tu as aussi encore tout à apprendre sur ce qui se passe autour et les derniers moments de conflit ne te met pas du tout en confiance quand à la suite des événements.
Caractère
Qualités
  • • philologue
  • • humble
  • • passionné
  • • écologiste et amoureux des plantes
  • • pacifique
  • • sociale
  • • à l'écoute
  • • pédagogue
  • • aime transmettre son savoir et apprendre
  • • imagination débordante
  • • loyal
  • Défauts
  • • gallophobe
  • • perfectionniste
  • • se laisse guider facilement par ses émotions
  • • s'engage trop
  • • monologue
  • • mange régulièrement ses mots
  • • tendance à parler beaucoup trop vite
  • • surestime l'intellect des gens avec qui il parle
  • • humour douteux
  • • pessimiste
  • • têtu
  • Spoiler alert, ce passage sera beaucoup plus court que l’histoire. Si on pouvait te résumer avec tes propres mots, ça serait l’idéal.

    En fait je suis un hobbit en tout sauf en taille. J’aime les jardins, les arbres, les cultures non mécanisées ; je fume la pipe, j’aime la bonne nourriture simple (pas congelée) et je déteste la cuisine française ; j’aime les gilets brodés, et j’ose même en porter en ces temps de grisailles. J’adore les champignons (pris dans les champs) ; j’ai un sens de l’humour très simple (qui lasse mes critiques les mieux disposés) ; je me couche tard et me lève tard (quand je peux). Je ne voyage guère.

    Seulement ça ne suffit pas et il manque beaucoup de tes nuances. Beaucoup trop. Puis tu as aussi un nouveau corps bien différent de l’ancien.

    Rien que physiquement, ton corps est bien plus athlétique qu’avant. C’était fourni en arrivant et les heures passées parmi tes précieux arbres n’ont fait que renforcer la chose. Il est bien loin de là ton corps qui tombait si facilement malade.

    Pourtant il en reste des traces, dans ton esprit surtout. Peut-être qu’une partie venait de là aussi avant. Quand tu ressens trop fort tes émotions, quand tu te laisses guider par elles si fortement. Quand ce volcan en toi s’allume si facilement, tout ton corps suis à t’en rendre réellement malade. Tu vis trop à fond les choses.

    Autre changement majeur, c’est la couleur rousse de ta chevelure. Une perte de ton âme pour certaines personnes. Toi, c’est un signe que tu es vraiment sur un nouveau départ et qu’il ne reste rien de ton ancien corps et de tes racines. Rien que naitre sans avoir vu grandir ce corps est déstabilisant.

    Ton âme, elle, restera protéger par Dieu. Qu’importe ce que tu as vu. Même avec les derniers bouleversements en place, ta foi reste inchangée. Une vie entière n’a pu te détourner d’elle et ce n’est pas cette nouvelle qui le fera. C’est peut-être une simple épreuve supplémentaire pour tester tes croyances.

    Tes yeux, maintenant verts, sont rieurs et ta bouche laisse un sourire se dessiner autant que possible. Tu restes toi-même. Un bon vivant, certes pessimiste, mais plein de vie. C’est une nouvelle chance et il est hors de question que tu te lamentes, même si ta douce te manque assez régulièrement. Un jour, vos âmes seront réunies à nouveau. Tu ne sais juste pas quand.

    L’une des choses qui n’a pas changé, c’est malgré ce nouveau corps, une voix rauque, légèrement caverneuse, tu parles toujours aussi vite et en mangeant la moitié des mots quand tu t’emportes. Ça ne change en rien que c’est une voie que tu apprends encore à moduler pour raconter des histoires un peu travailler quand l’envie t’en prend.

    Ton amour pour le thé et surtout le tabac est toujours là. Qu’importe si tu bousilles de nouveaux poumons, la pipe est bien trop bonne pour la laisser de côté. C’est comme un délicieux fumet qui te fait voyager dans cette vie d’avant ici, une fibre de nostalgie et une manière d’être simplement bien.

    Pour ce qui est des vêtements, tu as toujours aimé les tenues simples. C’est une donnée qui n’a pas changé, loin de là. Il y a tout de même une attention particulière, en dehors de ton travail, tu as quelque chose d’impeccable, préalablement repassé par tes soins. Tu n’as plus tes airs de gentlemen, mais tu veux en garder le plus possible la prestance tout de même.

    Tu gardes ton côté fonceur. Râleur aussi. Anglais dirais certain. Pour chaque critique que tu reçois, tu n’as que deux réactions très simples, soit tu ignores totalement la critique, soit tu recommences depuis le début ce qui t’a valu la critique, mais sans la prendre en compte à un seul moment. Tu n’en fais qu’à ta tête. Quand tu as une idée quelque part, elle ne bouge plus. Que tu es raison ou non !

    Ce qui n’a pas non plus changé d’un iota c’est le fait que tu sois un affreux conducteur automobile. C’est certainement pour ça que tu te rabattis assez rapidement sur le vélo comme moyen de locomotion de tout les jours. Puis il y a le fait que tu sois devenue, à ton échelle, écologiste. Ce que tu cherches, surtout, c’est faire revenir la beauté de la campagne plus qu’autre chose. Tes si beaux arbres seraient tellement mieux que toutes ces maisons entassées.
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    J.R.R. Tolkien
    Guillemet ouvrantCréateurGuillemet fermant
    Citation : Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.
    Emploi : Arboriculteur
    DC : Méduse
    Crédits : Yeong Gi from I love yoo
    COUCOU BEAU GOSSE :whut:
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    Sergueï Prokofiev
    Guillemet ouvrantTrop bon, trop conGuillemet fermant
    Citation : Le mérite principal de ma vie (ou, si vous préférez, son principal inconvénient) a toujours été la recherche de l'originalité de ma propre langue musicale. J'ai horreur de l'imitation et j'ai horreur des choses déjà connues
    Emploi : Masseur kinésithérapeute
    DC : Lilith
    Crédits : Aizawa Shouta - Boku no Hero Academia
    OH DAMN CETTE LONGUE FICHE :plz: !!
    Re-coucou par ici et courage pour la validation, tu connais la maison tout ça :whut:
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    John H. Watson
    Guillemet ouvrantCan break all your bones while naming themGuillemet fermant
    Citation : So silent and furtive were his movements, like those of a trained bloodhound picking out a scent, that I could not but think what a terrible criminal he would have made had he turned his energy and sagacity against the law instead of exerting them in its defence.
    Emploi : Médecin.
    DC : Barbe Bleue ♚ Merzhin ♚ Émile Zola
    Crédits : Steve Rogers - Marvel
    UN ROUX :whut: Y en a pas assez :plz: !

    Eh bien rebienvenue ici ! Bon courage pour ta validation et amuse-toi bien avec Tolkien >w< !
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    SHAME ON SHERLOCK:
     

    Sherlock Holmes
    Guillemet ouvrantGuide du bas de la falaiseGuillemet fermant
    Citation : Mediocrity knows nothing higher than itself; but talent instantly recognizes genius.
    Emploi : Détective privé
    DC : Gavroche || Edgar A. Poe
    Crédits : James Barnes || Marvel
    TOLKIEEEEEN ♥️

    Rebienvenue ! (Ouais team roux j'viens poster !)
    Le Loup
    Guillemet ouvrantCréationGuillemet fermant
    Citation : Votre citation ici.
    Emploi : Votre emploi
    DC : Charles Perrault - Le Renard
    Crédits : Remus Lupin

    bravo tu es validé !

    C'est beau :sempai: évidemment que je te valide pour une fiche aussi complète et un personnage bien travaillé on sent que tu sais de quoi tu parles et tu t'es bien renseigné ! Je n'ai pas vu une fiche aussi complète depuis Marcellin qui parle de Napoléon ! En tout cas je te dis rebienvenue avec plaisir, tu connais la maison, amuse toi bien avec ton petit Toto !

    Maintenant que tu as rempli la tâche qu'était de remplir ta fiche, je t'invite à aller remplir de quoi finaliser ton inscription.Pour recenser ton avatar, c'est par ici. Pour que ton personnage ait un lieu de travail, je te conseille également de te rendre pour remplir un formulaire et obtenir un logement. De même si tu veux un joli rang sous ton pseudo, tu peux venir en réclamer un à cet endroit. Et le plus important, n'oublie pas de recenser ton métier et d'où vient ton personnage' ♥️ !
    Oh et, si tu possèdes un DC/TC, viens le recenser par ici et pour finir (oui c'est long) pour ton pouvoir (si tu en as un) ~ !
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    Sir Arthur Conan Doyle
    Guillemet ouvrantThe Knight The PatriotGuillemet fermant
    Citation : End? No, the journey doesn't end here. Death is just another path, one that we all must take. The grey rain-curtain of this world rolls back, and all turns to silver glass
    Emploi : Médecin légiste
    DC : Mozart/ Le Chat Noir
    Crédits : Ookurikara , Tôken Ranbu
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