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Bienvenue !
Bienvenue à Insomnia. Les Auteurs ont été les premiers à fouler le sol de la ville, il y a 50 ans. Sortis de nulle part, ils se sont trouvés soudainement propulsés dans cette ville, avec tous leurs souvenirs intacts. Mais ils ne s'attendaient certainement pas à voir leurs créations revenir à la vie. Ces êtres qu'ils ont inventés avec amour ou haine, ces êtres tout droit sortis de leurs imaginaires, ils ont désormais la possibilité de les rencontrer. Dans cette vie, le Grand Méchant Loup n'est plus le vilain de l'histoire, il se réveille sous forme humaine et doit s'adapter à sa nouvelle vie. Une personnalité étrange, cependant, a fait son apparition. Depuis le début, comme une ombre, un fantôme. Un Maire dont tous connaissent l'appellation, mais que personne n'a jamais vu. Qui est-il ? Pourquoi ne se réveille-t-il qu'en certaines occasions ? Le mystère reste entier, plane sur cette entité capable du meilleur, mais surtout du pire. Nul n'est à l'abris. Mais il est une chose que tous comprennent. Le monde qu'ils avaient connu n'est plus le même.

Ce qu'ils possédaient a disparu. La feuille blanche est désormais entre vos mains, et votre nouvelle existence reste à écrire. À vous de jouer.

nov 19 Est-ce que c'est un avion ? Est-ce que c'est un oiseau ? Non, c'est Magdeleine Robin, notre nouveau modérateur ! Des bisous sur ses jolies joues ~

oct 30 Oh-oh mais qu'est-ce que c'est ♥ ? Serait-ce la mise à jour de Noël qui est arrivée alors qu'elle était pas prévue :huhu: ? Amusez-vous à découvrir toutes les nouveautées !

mai 18 Ouverture du forum ! Nos portes sont grandes ouvertes \o/ !

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Whispering Wind
Ven 9 Juin - 17:56
ft. Lorenzo
Il fait beau, enfin beau… Il ne pleut pas. Disons qu'il fait assez beau pour sortir mais surement pas assez pour prendre du plaisir à se promener. Et après tout quelle importance ? Echo n'est pas sorti de sa boutique pour se promener. Il y a peu de chance, ce n'est pas quelqu'un de sociable ces jours-ci.

D'ailleurs la boutique était vide, c'est pour ça qu'il s'est dit qu'il pouvait aussi bien sortir faire une course rapide. Il a encore parfois beaucoup de mal à s'habituer à ce monde étrange. Autrefois s'il avait besoin de quelque chose il pouvait l'échanger, le chasser, le cueillir. Maintenant tout se paye et c'est étrange. Et il y a ces machines qui permettent d'avoir autant d'informations si rapidement. Echo n'y comprend pas grand chose. C'est plus simple de demander à quelqu'un qui sait, non ? Enfin, si on arrive à demander. Les livres sont bien pour ça aussi mais Echo n'en a pas beaucoup.

La petite librairie est ouverte. Echo est déjà passé devant plusieurs fois, c'est sur le chemin entre la boutique et son logement. Il a déjà aperçu le libraire. Il l'a trouvé beau. Même s'il se méfie des gens qu'il trouve beau. Echo ne fait plus confiance à son propre coeur. Mais aujourd'hui il a besoin d'un livre donc il faut bien qu'il s'approche.

Il pousse la porte et se glisse à l'intérieur discrètement. Il peut bien se permettre d'entrer pour prendre un ouvrage, payer sans un mot et ressortir. Peut-être passera-t-il pour un rustre mais il s'en fiche un peu. Ce n'est pas comme s'il pouvait y faire grand chose. S'il arrive à parler, ce serait déjà beaucoup.

Il marche entre plusieurs rayons de romans donc il déchiffre à peine les titres. Où sont les livres documentaires ? Peut-être qu'il n'y en a pas ici ? Mais si c'est le cas, comment faire pour replanter ses orchidées ? Echo n'est fleuriste que depuis quelques semaines, il est loin d'un expert et se refuse à blesser ses pauvres plantes.

Sans trouver ce qu'il cherche, il se résigne à s'avancer vers le comptoir du libraire. C'est vrai qu'il est beau avec ses cheveux blonds et sa moue sérieuse. Il se racle légèrement la gorge pour attirer son attention. Il aurait préféré siffler, c'est plus facile mais apparemment c'est grossier de faire ça. Il tente de poser sa question mais elle reste bloquée dans sa gorge. Il rougit violemment, très gêné. Peut-être que s'il parle…
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La princesse des fleurs.
Ven 9 Juin - 20:39
feat. Echo
Aujourd'hui, nouvel arrivage de livres. Lorenzo regarde d'un air dépité le livreur lui déposer ses cartons après lui avoir fait signer un reçu, puis repartir comme il est venu. Les cartons en moins. Toujours posés dehors. Lorenzo se demande s'il peut espérer les déplacer par la force de la pensée, mais il se convainc bien vite qu'il n'a pas d'autre choix que de les trimballer à l'intérieur. Quelle perte de temps. N'aurait-il pas pu l'aider à les déplacer ? Ce livreur avait une carrure plus impressionnante que la sienne, pour sûr - chose fort aisée, mais malgré tout significative.

Bougon, il empile les cartons les uns sur les autres et fouille à l'intérieur afin de voir ce qu'il a pu commander... Il ne choisit pas toujours les choses lui-même, se contentant de suivre les propositions qu'on lui fait - il n'y connaît rien en littérature contemporaine, de toute manière, et c'est une vraie plaie de comprendre comment fonctionnent ces ordinateurs ; mais il en a bien besoin pour le travail. Et grâce à l'aide de John, il parvient à peu près à s'y retrouver sur les deux sites sur lesquels il a besoin d'aller : celui où il commande ses livres, et celui où il met de la musique étrange qu'il laisse passer en arrière fond dans sa boutique. (Même si parfois, il a du mal à se souvenir comment on l'éteint, il commence à prendre le coup de main. C'est toujours les mêmes boutons, pas vrai ?)

Les livres quittent bien vite les cartons pour retrouver ses rayonnages, qu'il organise du mieux qu'il le peut et avec un soin méticuleux. Pendant qu'il les trie, la clochette de sa porte tinte plusieurs fois, lui indiquant çà et là un visiteur et quête de livre. Il retourne donc au comptoir, leur lance un sourire de circonstance - commercial, vague, forcé, mais un sourire tout de même - avant de reprendre son visage indifférent. Quelques mots échangés, parfois une pique lancée avec un amusement feint ; et Lorenzo les regarde partir.

Son ouvrage est toujours interrompu par l'arrivée impromptue de quelqu'un. À la énième visite, il se force au calme. Un sourire plus large, résidu de son agacement. Il le maîtrise, salue le clien qui ne lui répond pas. Très bien. Ca ne l'agace pas, mais le titille un peu malgré tout. Il retourne à son comptoir sans un regard pour lui pour mettre à jour ses stocks de son écriture calligraphiée. Le petit raclement de gorge qui s'ensuit lui fait lever les yeux. Et il attend, sans que rien ne se passe. Alors il détaille son interlocuteur de haut en bas, l'analysant sans s'en priver, puis plante ses yeux dans les siens. Eh bien, eh bien...

—Allons-donc, êtes-vous muet ? se moque-t-il sans méchanceté. Je n'ai point encore appris à déchiffrer les pensées de mes interlocuteurs...

Son visage se penche légèrement vers l'avant, laissant tomber quelques mèches blondes sur le dessus de son front. Il n'y a pas tous les jours que l'on tombe sur de pareils clients. La plupart sont bruyants et grossiers, pas timides et muets.

—Que puis-je pour vous ? Vous m'avez l'air bien perdu depuis tout à l'heure…
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Whispering Wind
Ven 9 Juin - 22:36
ft. Lorenzo
L'homme affiche un sourire un peu commercial. Pas éclatant mais pas vraiment sincère non plus. Le silence d'Echo semble l'intriguer, il détaille le brun sans se priver. Echo n'aime pas se sentir ainsi observé et il rougit un peu plus, moins de gêne que d'agacement cette fois. Il n'est pas un animal de foire ! La difficulté qu'il a toujours à parler est un véritable handicap pour le jeune homme qui aimait tant parler autre fois.

— Muet, répète Echo en secouant la tête pour illustrer la négative.

Intérieurement, il se fustige. Il sait qu'il peut parler, il l'a déjà fait. Parfois il s'entraîne quand il n'y a personne pour l'écouter. Il se doute bien que son vis-à-vis n'est pas télépathe, seuls les dieux ont cet honneur et il n'en est surement pas un. Il possède leur stature cependant, cette arrogance dissimulée dans son dos droit et son menton haut.

Echo se sent timide mais il n'aime pas cet homme et ses manière. Il lui rappelle un peu trop toutes ces fois où l'on se moquait de lui qui n'arrivait pas à parler autrement que pour répéter. Il reprend une inspiration, tente encore.

— Vous n'avez pas de livres de botanique ?

Un grand sourire fier s'esquisse sur ses lèvres. Des petites victoires sont si agréables parfois. Il s'agit un peu d'un écho aussi, celui de la réalité donc ce n'est pas vraiment tricher, n'est-ce pas ?

— J-

Le mot ne parvient pas à sortir et il grimace. C'est quelque chose qu'il a tant de mal à dire. Affirmer son identité lui semble bien compliqué certains jours. Répéter est plus simple, il n'a pas à se définir s'il répète.

— Les orchidées ont besoin d'être rempotées. Il faut un livre de jardinage ?

Il rougit encore, déteste la façon dont les syllabes s'écorchent sur ses lèvres. C'est comme essayer de parler mais vouloir retenir les mots en même temps. Même à ses oreilles c'est désagréable. Il détourne un peu le regard sans trop oser regarder son interlocuteur. Il n'a pas envie de voir la lueur de moquerie dans ses yeux. A moins ses mèches noires un peu trop longues cachent facilement les siens.

Étrangement la boutique et les livres apaisent un peu son angoisse. Il sait qu'il a besoin de ce livre et se concentrer sur son objectif lui permet de retrouver assez de calme pour regarder à nouveau le libraire. C'est vrai qu'il est beau, même si son sourire est détestable.
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La princesse des fleurs.
Sam 10 Juin - 0:36
feat. Echo
C'est étrange d'être ainsi en face d'une personne qui ne vous parle pas. Lorenzo s'interroge sur son attitude, cherchant à en comprendre la cause. Est-ce les gens qui l'intimident, ou bien ne peut-il réellement pas parler ? Le client, lui, n'apprécie pas sa pique amusée mais pas vraiment mesquine. N'est-ce pas un fait ? Et il ne va certainement pas lui demander d'un ton bienveillant ce qu'il désire ; l'italien n'est pas aussi commode, et s'il s'interdit de martyriser un potentiel client - il faut bien qu'il gagne sa croûte - il ne se prive pas pour autant de les titiller lorsqu'ils présentent des comportements étranges...

La voix de son vis-à-vis lui fait hausser un sourcil, et il laisse s'étirer un sourire plus large sur ses lèvres. Cynique, un peu. Bien sûr, jeune homme, tu n'es pas muet, mais tu ne souhaites pas parler pour autant, hein ? Ou alors la compagnie des autres personnes t'effraie-t-elle à ce point...

Il retient une pique de plus, se contentant de rester les mains posées sur son comptoir. Lorenzo n'irait pas jusqu'à dire qu'il a tout son temps, mais, en tout cas, le perdre ne le dérange en rien. Cela fait passer les longues heures de travail un peu plus vite, pour lui qui n'a jamais réellement eu besoin de gagner sa vie.

Alors il en profite pour continuer à déchiffrer les expressions de son interlocuteur. Debout, il a l'air plus grand que lui ; mais il a l'air un peu affaissé parfois, et son hésitation ne lui rend pas service. Il a l'air d'un petit garçon qui ne sait pas formuler une demande.

Il parle encore, Lorenzo tique, et son sourcil se hausse de quelques millimètres ; son sourire manque de le suivre. Quel visage soudainement illuminé ! Et cette voix enrouée.

—Très logiquement, si votre question se rapporte au jardinage, alors je suppose que l'ouvrage dont vous aurez besoin sera sur le même sujet... À moins que vous ne souhaitiez chercher du côté des livres de cuisine, mais je ne suis pas certain que cela vous aide, prononce-t-il avec emphase alors qu'il contourne le comptoir et lui fait signe de le suivre d'un geste de la main.

Il s'enfonce alors entre les étroites allées séparant deux étagères et cherche la thématique désirée par son client, glissant le bout de ses doigts sur les livres lorsqu'il passe. Une expression satisfaite allège ses traits alors qu'il tourne la tête vers le jeune homme qui peine tant à s'exprimer. Il s'écarte en lui désignant le bas de l'étagère. Se baisser pour lui chercher un livre ? Allons-donc, il a des bras et des jambes, qu'il se débrouille.

—Ils sont bien cachés, je l'admets.

Lorenzo pourrait lui dire qu'il n'a qu'à se servir de son ordinateur et de son Gougueule qui répond apparemment aux questions qu'on lui pose, mais il n'aime pas l'idée de perdre un client par bêtise. Il s'appuie nonchalamment contre l'étagère, bras paresseusement croisés sur sa poitrine.

—Il faut bien de la patience pour s'occuper de fleurs, ajoute-t-il. Pas assez d'attention et elles fanent... trop d'attention, et elles peuvent se laisser mourir. Les orchidées sont difficiles à entretenir.
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Whispering Wind
Sam 10 Juin - 1:11
ft. Lorenzo
Le libraire est agaçant, il a ce sourire désagréable des gens moqueurs et cyniques. Echo ne déteste pas particulièrement ces personnes là. L'arrogance en revanche c'est autre chose. Pas vraiment mesquin ni méchant mais tout de même amusé et donc à ses dépends. Le jeune homme est plus petit que lui mais quand il se lève il est droit. Il a un port de tête familier, celui de ses gens qui ont été élevés dans l'idée d'être supérieurs.

Echo n'était qu'une petite nymphe des rivières, son monde a toujours été simple, c'était celui des petites gens de la nature. L'hésitation qu'il a à parler n'aide pas non plus. C'est dur de ne pas se sentir inférieur quand on ne peut pas exprimer ce qu'on pense, ce qu'on veut ou ressent.

Le blondin semble avoir la réponse cependant. Echo le suit silencieusement entre les rayons. C'est bien d'un livre de jardinage dont il aurait besoin pour ses fleurs. Quelque chose dont il pourrait se resservir si nécessaire. Echo aime bien les livres. Ils ont une odeur, une texture qui ne change pas même si auparavant on utilisait plus des peaux ou des papyrus mais le principe reste le même.

Le libraire désigne le bas d'une rangée et Echo ne retient pas un autre sourire. Il n'en a jamais été avare et c'est si facile de communiquer avec un sourire. Il se baisse un peu pour observer rapidement les titres puis se redresse.

— Merci.

Il ne sait pas bien si la suite est un compliment ou un simple commentaire. Il le prendra comme la première option. Il sait qu'il s'occupe bien de ses plantes même s'il regrette de ne pas en avoir plus.

— La boutique de fleurs dans le centre, il indique d'une voix timide en se pointant du doigt.

Peut-être qu'il pourra lui amener un pot s'il aime tant les fleurs ? Il a beaucoup de roses en ce moment et il songe qu'une rose jaune lui conviendrait bien. Quelque chose de classique mais pas non plus banal. Il se penche une nouvelle fois et attrape un livre qu'il ouvre en se remettant debout. Il y a des tableaux par saison pour rempoter et planter des fleurs, des conseils pour les fleurs délicates. Il tourne quelques pages avec un sourire satisfait. Oui, c'est bien le genre de choses qu'il cherche.

— Merci pour le livre.

Il le serre un peu contre son torse. Il aimerait bien dire son nom mais c'est un jour mitigé. S'il apprend le sien d'abord, ce sera peut-être plus simple.

— Quel est votre nom ?
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La princesse des fleurs.
Sam 10 Juin - 2:20
feat. Echo
Toujours pas de réponse du côté du brun. Il ne lui jette pas de coups d'oeil, pour ne pas lui donner l'impression de s'intéresser à lui. Il se contente d'aller droit au but, trouver son étagère, la lui désigner. Et pendant qu'il s'accroupit pour observer ce qu'il a sous les yeux, Lorenzo reste immobile. Le sourire qu'il lui renvoie le destabilise un instant. N'était-il pas agacé une minute auparavant ? C'est à n'y rien comprendre ; et l'italien a toujours du mal à ne pas penser à ce peintre lorsqu'il croise des personnes aussi ingénues que lui… Quel intérêt de croire à ce point en chacun des mots qu'on leur dit ? Un frisson court le long de sa peau, mais il en maîtrise le frémissement qu'il produit. Simplement, il acquiesce pour toute réponse. Que dire de plus ? Parfois, il n'y a pas d'intérêt à prononcer quelque parole, surtout pour des choses si triviales. Aussi, lorsqu'il lui indique quelle est sa profession, il hausse deux sourcils. Les gens ont des métiers bien étranges de nos jours... mais il voyait bien quelques femmes vendre des bouquets à l'extérieur, lors des grandes fêtes organisées au palais ou ailleurs dans Florence.

—Oh, un bouquetier, dans ce cas… Que faites-vous dans ce travail, uniquement faire pousser et vendre vos fleurs ? J'imagine difficilement la population de cette ville décorer ses appartements de fleurs colorées...

Durant un instant, il se demande s'il peut vivre de la vente de fleurs. Les gens viennent-ils régulièrement ? À son époque déjà, les femmes ne les vendaient que pour des occasions particulières, certaines fêtes saintes. Mais son vis-à-vis n'a pas l'air trop amaigri par la famine, donc il doit probablement survivre sans problème.

Et cette fois, il le remercie pour le livre. Un instant de silence de plus. Pourquoi l'a-t-il remercié un peu plus tôt ? Cet homme est tellement étrange. Il réitère. Même hochement de tête, un haussement d'épaule. Il se redresse à son tour une fois qu'il a trouvé ce qui lui convient. Il semble serrer son livre contre lui comme pour se protéger. Soit il n'aime pas les gens, soit Lorenzo l'intimide… il ne sait pas vraiment quelle raison serait la plus amusante. Mais dans tous les cas, il n'est toujours pas très à l'aise.

—Lorenzo, pour vous servir, se présente-t-il en une révérence à peine exagérée et un moulinet de la main.

Un sourire en coin s'étire sur ses lèvres alors qu'il lui demande :

—Et quel est le votre ? Dites-moi par ailleurs s'il vous faut autre chose, ajoute-t-il après un temps en désignant son livre du menton.

Il espère, en apprenant son nom, pouvoir comprendre qui il est. Si malhabile dans ce corps, si terriblement embêté par sa voix... Lorenzo se doute qu'il y a quelque chose ; mais il ne met pas le doigt dessus. Est-il une création, lui aussi ? Cela expliquerait quelques petites choses. Mais le mieux est peut-être de ne pas poser tant de questions.
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Whispering Wind
Sam 10 Juin - 14:43
ft. Lorenzo
Vendre des fleurs semble intriguer l'autre homme. Peut-être est-il comme lui ? Quelqu'un qui vient d'un monde plus ancien ? Etre fleuriste, comme Echo en a appris le nom, n'est pourtant pas quelque chose de récent. Même quand il était encore elle, il n'était pas rare de voir des marchandes de fleurs. C'était tout de même plus pour le bénéfice des nobles mais Echo se rappelle de Perséphone et ses bouquets.

C'est quelque chose de très perturbant mais il a compris qu'il venait d'une époque très antérieure à celle dans laquelle il se trouve. Ce monde est très déstabilisant parfois. Mais surement son interlocuteur vient-il aussi d'une période plus ancienne.

— Fleuriste, acquiesce Echo.

Il ne sait pas trop pour quelles raison les gens lui achètent des fleurs. Décorer un intérieur surement. Tout le monde n'a pas de jardin après tout et Echo sait qu'il aurait beaucoup de mal à vivre dans un environnement sans fleurs ou sans une petite plante. Et puis les fleurs sont un langage universel, on a toujours une raison d'en offrir à quelqu'un.

Le blond se présente alors avec une révérence qui lui tire un nouveau sourire, cette fois un peu amusé. Le nom ne lui dit rien d'ailleurs. La consonnance n'est pas désagréable mais la présentation sonnerait presque solennelle si elle n'était pas si ironique. Personne ne s'est jamais incliné devant lui avant, il n'était pas vraiment du rang où c'était la coutume. Echo préférait saluer ses amies en les embrassant. Maintenant il n'a plus personne qu'il pourrait embrasser avec chaleur et les nouvelles rencontres le rendent bien trop méfiant pour qu'il se le permette. Cependant il incline la tête pour lui rendre la politesse.

— Echo.

C'est étonnamment facile à prononcer, peut-être parce qu'en ne pensant pas que c'est son nom au moins c'est un peu vrai. Il est toujours un écho, celui de la nymphe d'autrefois. Il s'apprête à secouer doucement la tête à son interrogation mais se retient au dernier moment. Il a son livre de jardinage mais un livre de chevet pourrait être agréable, il en a très peu et la bibliothèque lui fait un peu peur.

— Quelque chose à lire le soir ?

Il se fiera au jugement du libraire s'il veut bien lui donner un conseil. Les histoires sont toujours agréables à entendre ou à lire avant de dormir. Avant c'était les autres qui les racontaient. Maintenant ça ne se fait plus. C'est aussi un peu dommage mais Echo peut s'en contenter. Il sait lire.
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La princesse des fleurs.
Dim 11 Juin - 1:28
feat. Echo
Fleuriste, alors. Le terme lui paraît étrange à l'oreille, mais il l'intègre. Vivre à une époque différente de celle qu'il a quittée en mourrant nécessite une certaine adaptation ; et Lorenzo se retrouve encore souvent à froncer les sourcils devant des choses qu'il ne comprend pas très bien. Mais il est patient, il ne pique pas de colère et ne se décourage pas. Il se laisse apprendre, bien qu'il lui soit parfois compliqué de faire comprendre aux autres qu'il en a besoin. Son égo le lui empêche, comme de beaucoup d'autres choses ; il s'est si longtemps fait prendre pour un imbécile qu'il refuse de laisser qui que ce soit le traiter de la même manière aujourd'hui qu'il a pu obtenir son libre-arbitre.

Son client, lui, est toujours avare de mots ; il les dispense parcimonieusement, comme s'il avait peur de se brûler avec. La communication n'est pas le fort de tous les hommes. Chacun n'est pas doté des qualités d'un grand orateur, et cela Lorenzo le comprend parfaitement. Mais quelque part, l'idée l'agace ; il pose ses questions, n'en obtient que des réponses partielles. Mais quelque chose dans la réserve de l'être en face de lui l'empêche de trop le secouer. Les personnes qui parlent peu sont souvent celles qui ont des choses intéressantes à cacher… et découvrir ce qu'ils dissimulent lui semble comme un nouveau défi. De toute manière, il se doit de rester professionnel, n'est-ce pas...

Le libraire s'incline à demi devant le fleuriste, dans un geste maîtrisé mais vaguement excessif. Le sourire en face se tire sur le coin de ses lèvres et, satisfait d'obtenir quelque réaction de sa part, Lorenzo peut se redresser pour l'écouter.

Echo.
Voilà qui révèle bien des choses, et en explique encore d'autres. La petite nymphe n'aurait-elle pas encore l'habitude de parler ? Un instant, il a pitié d'elle, ou plutôt de lui, maintenant. S'il ne peut parler, ne va-t-il pas se faire dévorer sitôt sorti de sa boutique ?

—Nous devrions pouvoir trouver cela, prononce-t-il en se promenant parmi ses étagères. Quel type de lecture vous siérait ?

Ses pas le guident dans la librairie, mais il ne réfléchit pas vraiment où il va. Il se laisse guider, tente d'accrocher ses yeux à la couverture d'un livre en passant, comme si cela pouvait l'aider à lui dégoter un ouvrage. Un regard vers Echo. Echo qui parle si peu...

—Aimez-vous les tragédies grecques ? demande Lorenzo alors qu'ils arrivent au niveau du rayon de littérature classique. Il y a eu nombre de pièces réécrites par des auteurs contemporains à ce temps. Sinon, peut-être voudriez-vous découvrir d'autres choses…

Les doigts élancés de Lorenzo effleurent un livre avant de s'en saisir. Antigone, de Anhouil.

—Ou bien peut-être des romans du XIXe…

Du Victor Hugo, peut-être ? Il en avait apprécié un bon nombre, mais rien n'indiquait que le fleuriste serait aussi réceptif que lui. Puis, il tique, étire soudain un sourire  comme un tressautement, avant de se diriger vers un coin plus lointain de sa boutique. Il en exhibe fièrement un petit ouvrage.

—... ou de la poésie, ajoute-t-il en revenant lui montrer Les fleurs du mal de Baudelaire, une étincelle dans le regard.
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Whispering Wind
Dim 11 Juin - 1:59
ft. Lorenzo
L'évocation de son nom allume une lueur de compréhension dans le regard du libraire. Si le nom de Lorenzo ne lui évoque rien, sans doute parlerait-il à d'autre et Echo est assez curieux pour avoir envie d'en savoir plus. Il songe également que se renseigner sur l'histoire et les littératures qui ont suivi son époque lui serait utile. Beaucoup de choses ont dû se passer et se sentir perdu dans un monde si différent n'est pas agréable.

Lorenzo l'entraîne dans les rayons et il le suit, pas confiant non plus mais après tout c'est lui qui a demandé un conseil de lecture. Il se demande ce que le blond va lui proposer. Ce n'est pas comme si il n'avait pas des siècles de culture à rattraper. Parfois cela semble être une montagne insurmontable. Certaines références lui échappent, le vocabulaire aussi pour autant qu'il réussisse à parler.

Un haussement d'épaule suffit à répondre à l'interrogation. Il n'aurait pas demandé de conseil s'il savait ce qu'il veut. Et puis ce n'est pas comme s'il risquait d'avoir lu la plupart des livres que son interlocuteur peut lui proposer.

Une tragédie grecque ? Pourquoi pas… Tant qu'il n'aurait pas l'audace de lui proposer de lire sa propre histoire. C'est quelque chose qui lui rappellera surement des souvenirs. Mais le théâtre existait déjà et Echo aimait bien le théâtre. Ce peut être amusant de voir un regard plus récent sur les pièces ou les histoire qu'il connait. Il a encore du mal à appréhender le fait que ce qui est pour lui son passé n'est pour d'autres que des mythes ou des histoires.

— D'autres choses, il répète en secouant la tête négativement.

L'idée lui plaît. Il jette un oeil au titre et à la couverture que le blond tient dans ses mains. Antigone. Le prénom promet en effet une belle tragédie. "A l'encontre des ancêtres". Mais il semble avoir une autre idée et l'entraîne vers un autre coin de la boutique. De la poésie. Le titre et l'auteur du petit recueil ne lui disent rien mais il faut bien commencer quelque part après tout.

— Oui.

Echo tend sa main lentement et prend les livres des mains du libraire avec un geste un peu hésitant. Il lit la 4ème de couverture d'Antigone, sourit en coin. Oedipe. Ce nom il le connaît, c'est un de ceux qui lui rappellent qu'il n'était pas la seule victime des dieux et de son destin.

— Oedipe était un exemple, il lâche distraitement avec les yeux toujours sur le résumé.

C'était si facile de montrer qu'on n'échappe pas à son destin avec ce genre d'illustrations. Les dieux sont cruels et Echo songe une fois de plus que si la haine ne résout rien elle n'en est pas moins libératrice.

— Merci. Pour la poésie aussi.

Il pense prendre les trois livres. Il aurait préféré les échanger contre des plantes mais le libraire appréciera probablement plus de l'argent.
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La princesse des fleurs.
Dim 11 Juin - 16:03
feat. Echo
Son client ne l'aide pas beaucoup. Mais au moins a-t-il pu lui présenter un ouvrage qui lui plairait, ce qui n'est pas toujours évident avec si peu d'informations ; il semble assez intrigué par l'histoire, et Lorenzo se demande s'il la connaît déjà. Mais l'idée qui le traverse le fait presque bondir sur ses pieds et oublier qu'il plante-là Echo ; il ne met que quelques instants à trouver ce qu'il recherche et à faire l'aller-retour. Lorsqu'il se retourne, il constate qu'il l'a suivi, et lui tend les deux ouvrages. Rien de personnel, simplement des oeuvres qu'il a aimée. Et la mention aux mythes et aux fleurs n'a fait que les lui rappeler. Il retrouve bien vite appui contre le premier meuble qui se trouve derrière lui, le bord d'une étagère basse sur laquelle sont étalés quelques ouvrages de poésie, mains précautionneusement posées sur sa cuisse. Il observe la réaction chez son interlocuteur pendant que celui-ci lit le résumé à l'arrière.

Les phrases d'Echo sont succintes, peu développées. Difficile de s'accrocher à une idée qui passe aussi vite qu'elle est prononcée. Et cette manie de s'arrêter à mi-chemin commence à vaguement l'insupporter.

—Si cela vous plaît, répond-il en étirant un sourire en coin. Vous me direz ce que vous en aurez pensé s'il vous prend de repasser par ici.

Puis il ajoute, un brin moqueur :

—Dites-moi, je m'interroge : en quoi Oedipe est-il un exemple ? Certainement pas pour vous, j'espère.

Lorenzo connaît le mythe ; l'Oracle, le destin, son père qu'il tue, puis sa mère qu'il épouse… Mais de quoi ou de qui est-il un exemple ?

Un instant, il s'arrête. Sa respiration se fait un souffle, et ses yeux restent plantés sur un point vague par-dessus l'épaule de son vis-à-vis. Il se demande un instant si Oedipe a déjà existe, si lui, Echo, a déjà existé aussi. Ou bien eux, créations d'auteurs ou issues de traditions orales, n'ont-ils commencé à exister qu'ici ? Comme à chaque fois, l'idée le glace. Il se tend, se redresse et cesse de s'appuyer contre le meuble.

—Oh, vous dites que vous êtes bouquetier... Fleuriste, corrige-t-il. N'est-ce pas ? Je souhaiterais quelques plantes pour décorer ma boutique. C'est bien à cela qu'elles servent, non ? Avez-vous de petits arbres en pot ? Il me semble qu'elles feraient une merveille dans l'entrée, avec la lumière du soleil et les ouvertures sur l'extérieur... Tout est blanc ou recouvert de livres, c'est un peu embarrassant de se retrouver dans un tel environnement toute la journée. Donnez-moi quelques conseils avisés. À moins que vous ne débutiez ? Cela n'a pas l'air totalement idiot, à en juger par le livre que vous étiez venu chercher…

Lorenzo commence à s'agiter tandis qu'il parle. Il fait de longues enjambées dans la boutique déserte, désigne çà et là quelques endroits appropriés à la décoration - ou non, il se contente simplement de prononcer tout ce qui pourrait le détourner de ses pensées parasites. Son sourire ne quitte pas ses lèvres, comme un masque de comédie. Il est bien plus simple d'être Lorenzaccio qu'un libraire un peu trop sérieux.
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Whispering Wind
Dim 11 Juin - 17:37
ft. Lorenzo
Echo aime bien les livres. Ce sont de beaux objets qui symbolisent beaucoup de choses dans son esprit. Un peu comme ses pensées sont les siennes on ne peut pas voler les mots à un texte. Et même si on ne peut pas parler on peut faire passer beaucoup de choses par l'écriture. Ils ont une odeur de papier et de colle qui est agréable, même s'il préfère celle des fleurs et de la terre humide de sa boutique.

Il sourit largement et acquiesce à la demande du libraire de donner son avis quand il aura fini les livres. Il n'y manquera pas. Lui aussi aime savoir si les plantes qu'il vend plaisent. Il se fige un peu, son expression se ferme à sa deuxième question. Il n'a pas envie d'en parler, mais ne pas répondre est impoli et le blond semble vouloir engager une vraie conversation.

— Un exemple… Il ne pouvait pas échapper aux dieux et à son destin ?

Comme Narcisse peut-être. Et pour le fleuriste c'est une pensée qui le réconforte un peu. Tyrésias était peut-être un profiteur et un fauteur de trouble mais il ne se trompait pas. Echo songe brièvement que s'il est ici, Narcisse y est peut-être. Il ne sait même pas ce qu'il ressent à ce propos. Il préfère ne pas y songer.

L'idée de mettre des plantes vertes dans la libraire le tire de sa réflexion un peu morbide. Il adorerait mettre un peu de couleur ici avec une orchidée ou des tulipes. Lorenzo commence à marcher dans la boutique en désignant quelques endroits où mettre de futurs décorations et Echo sourit. Oui, ça il peut faire.

— De la couleur alors ? Il y a un hibiscus à la boutique mais il est encore petit, il lui faut du temps pour pousser.

Les plantes sont loin d'être toutes à maturité et Echo projette même d'acheter ou de louer un jardin quand il pourra se le permettre. L'arrière boutique où il fait pousser quelques plantes est trop exiguë et son petit appartement loin d'être suffisant.

— Si vous voulez une plante verte, il y a des yuccas aussi. Vous pourrez passer quand vous voulez et faire votre choix.

Les mots sortent plus facilement quand il s'agit d'un sujet qu'il maîtrise. Même s'il n'est pas plus à l'aise face à son interlocuteur il parle de quelque chose qu'il aime et ça lui tire toujours un sourire.

— Mais il faut mettre des fleurs aussi, juste une plante verte c'est un peu triste, ça manque de couleur.
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La princesse des fleurs.
Dim 11 Juin - 22:37
feat. Echo
Les dieux, le destin... Lorenzo a un sourire tordu, sarcastique ; un rire à demi retenu entre ses dents serrées. Bien sûr, le destin. Il est bien facile d'y croire si l'on n'a pas été projeté dans ce monde ; mais une fois ici, on en vient à se demander si l'on est réellement qui on a l'impression d'être… Alors Echo est-il Echo, la nymphe ? Lorenzo est-il Lorenzo, le prince ? Il a l'impression de ressentir à nouveau la trahison de ce dieu en lequel il a un jour cru, et dont il se demande à présent s'il existe réellement. La foi ne le sauvera pas, lui. Est-ce qu'ils n'ont pas réellement commencé à exister au moment de venir à Insomnia ? Pourtant, tout ce qu'ils ont vécu a l'air réel...

"Le destin n'est dicté que par ceux qui écrivent nos histoires", a-t-il envie de lui rétorquer avec dégoût. "De divinités il n'y a point, pas plus que de dieu unique." Bullshit.

Il hausse donc une épaule et change de sujet. Il est doué pour ça, pour donner l'impression que tout va bien lorsqu'il a simplement envie de retourner une table. Il sent ses muscles qui sont encore tendus alors qu'il commence à arpenter sa boutique, sa mâchoire qui lui fait mal à être si contractée. Il espère la détendre en parlant, et il remercie par ailleurs l'aisance avec laquelle les mots se forment sur ses lèvres. Pas de fausse note, pas d'hésitation, pas de syllabe qui en engloutit une autre.

Echo, lui, le suit du regard plus que par les pas. Et il lui répond, enfin ; et Lorenzo est heureux, l'espace d'un instant, de ne plus avoir à occuper l'espace sonore à raconter des inepties. Au moins y a-t-il des sujets qui rendent son vis-à-vis plus loquace...

Il acquiesce alors vivement, largement, imaginant comment les plantes pourraient être disposées un peu partout. En réalité, il trouve cela d'une futilité frôlant le désastre, mais qu'importe ; un hibiscus, un yucca (il n'est même plus sûr de voir de quelle plante il s'agit, mais il se figure une large plante verte aux feuilles arrondies de par sa description).

—Une plante verte et des fleurs, alors, parfait... L'hibiscus ne se plante pas au-dehors, normalement ? J'ai déjà pu en observer dans des jardins, mais en intérieur, cela m'intrigue.

Puis il se décide à se remettre réellement face à l'ancienne nymphe, et tique soudain lorsqu'il doit lever les yeux vers lui.

—Pourquoi cela serait-il triste sans couleur, par ailleurs ? J'aime le vert ; ne trouvez-vous pas que cela rappelle l'extérieur, les grandes plaines, ou aux moins de beaux jardins dans lesquels paresser au soleil ? Mais vous préférez sans doute les touches plus vives, et lorsque les paysages sont contrastés...

À moins qu'il n'essaie de lui en vendre plus, le petit malin. (Même si fondamentalement, c'est surtout Lorenzo qui est doué à ce jeu-là.)
Au loin, l'horloge sonne la demie, et cela lui rappelle un bien triste songe. Il se demande s'il a vraiment envie de faire éclore des fleurs rouges sur l'océan de vert qu'il s'est imaginé...

—Enfin, après tout, je n'aurai qu'à passer voir, oui... Cela me semble plus raisonnable, ajoute-t-il en tentant de reprendre une expression plus neutre.

Le florentin se détourne à nouveau de sa marche redevenue lente, résolument contrôlée, tandis qu'il se rapproche de son comptoir. Si les fleurs ne sont pas rouges, cela lui conviendra certainement d'en laisser quelques unes par ici...

—Vous ne parlez beaucoup que lorsqu'il s'agit de fleurs, dites-moi !



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Whispering Wind
Dim 11 Juin - 23:22
ft. Lorenzo
Le sourire de Lorenzo est un rictus amer et Echo préfère ne pas le regarder. Sans doute a-t-il aussi une histoire à régler avec le destin. Les dieux ne sont peut-être qu'une invention. L'ex-nymphe a encore du mal à appréhender le fait qu'il n'est - était ? - qu'une histoire, un conte pour avertir les hommes de ne pas être vaniteux. Tout juste un personnage secondaire dans un mythe qui ne parlait que du fils trop vaniteux d'une nymphe et d'un fleuve.

Il hait son créateur, qui qu'il soit, pour ce rôle. Il n'a pas eu le courage de faire une vraie recherche sur les textes qui doivent parler de lui. Quel utilité après tout ? Savoir qu'il n'était qu'une création est suffisamment douloureux. Il préfère accepter la diversion du libraire sur les plantes et la décoration de sa boutique.

— C'est une plante qui préfère la chaleur, il précise en parlant de l'hibiscus. En la laissant dehors elle peut geler facilement.

Il sourit doucement, autant parce qu'il remarque que malgré son attitude le blond doit lever les yeux pour le regarder, que parce qu'il préfère effectivement les couleurs vives des fleurs au simple vert. Les feuilles habillent un bouquet mais elles ne sont pas les plus belles à ses yeux tout simplement. Et puis il faut bien vivre et si ça permet de vendre plusieurs pots il ne va pas se gêner.

Il rougit un peu à la taquinerie et détourne le regard, préférant examiner les étagères pleines d'ouvrages que le regard du jeune homme. Ce n'est pas qu'il est méfiant mais Echo ne parle pas de lui. Les fleurs sont neutres, elles ne lui demandent pas d'efforts. Et il se sait gentil, il ne veut pas risquer de se rapprocher de quelqu'un. Il aurait trop peur qu'on lui demande un service.

— L'écho est neutre, il ne parle pas, il répète.

Et le brun se déteste pour le ton détaché de sa voix mais il n'arrive pas à l'exprimer autrement. Il se doute que parler avec lui est très frustrant, il le voit dans le comportement de Lorenzo qui a l'air de vouloir le faire parler plus. Exprimer un souhait personnel, comme pour les livres qu'il a demandé, est aussi malaisant pour lui. Il a peur de se dévoiler et se referme encore un peu, plaquant une fois de plus les livres contre sa poitrine. Il en veut un peu au libraire de l'avoir forcé à faire cet effort.

— Passez à la boutique. Si vous venez avec un livre, vous pourrez peut-être repartir avec une plante.

C'est surement une bonne affaire.
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La princesse des fleurs.
Lun 12 Juin - 0:23
feat. Echo
Pas de contact visuel depuis plusieurs minutes. Cela ne gêne pas spécifiquement Lorenzo, qui a ainsi tout l'espace qu'il désire pour laisser s'échapper son angoisse. Il acquiesce un instant lorsqu'Echo lui signifie que l'hibiscus risque de geler... En plein été, c'est tout de même fort peu probable. Cependant il ne connaît pas très bien le temps à Insomnia... Bien entendu, les températures ont augmenté ces dernières semaines, mais ils ne sont pas à l'abri des orages violents. Sûrement qu'être à l'intérieur lui ferait plus de bien. Il verra. S'il ne se laisse pas trop aller dans sa contemplation, peut-être acceptera-t-il de laisser entrer quelques fleurs colorées dans sa boutique...

—Alors il faudra y faire attention, dit-il distraitement.

Un sourire, en face. Il le regarde finalement à nouveau. Mais plus Lorenzo parle, et plus Echo se renferme en serrant ses livres contre sa poitrine. Il fuit à nouveau ses yeux clairs, comme s'ils avaient pu lui faire du mal… Lorenzo est-il si effrayant que ça ? Lui, avec son visage émacié et son air d'illuminé sorti d'une maison de fous ? Hm. Bon.

Il ne peut retenir un sourire en coin, à nouveau. Il parle. Il ne parle pas de lui à la première personne, se rend-il compte. Cela pourrait presque le mettre en colère. Il retient un mouvement vers l'avant. À la place, il le toise, et relève à nouveau le menton pour ne pas se donner l'air dominé.

—Pourtant vous parlez bien, vous ne répétez pas. Vous n'êtes pas rocailleux comme les parois d'une caverne, que je sache.

Malgré lui, son regard se fait plus froid, ou en tout cas plus perçant. Ses paupières sont légèrement plissées, sa bouche tordue dans une mimique désagréable. Sans doute se sent-il encore trop oppressé par la malédiction qu'il a subie. Mais doit-il encore se la laisser imposer pour autant, maintenant qu'il est ici ? Ils sont différents, n'est-ce pas ? Sinon, à quoi servirait toute cette mascarade ? Les faire s'échapper d'un monde de papier pour rejoindre le monde des vivants, quelle connerie.

Lorenzo va rejoindre l'arrière de son comptoir, relève ses yeux sur ceux de son client.

—Eh bien, eh bien… "Peut-être" ? répète-t-il d'une voix plus doucereuse, avant d'étirer un nouveau sourire. L'échange me paraît tentant, mais je préfère avoir des garanties… Pas que je ne vous fasse pas confiance, mais je n'aime pas me déplacer pour rien.  

Ni qu'on le lui présente comme la seule chose qu'il lui reste à faire. Il reprend alors sur un ton taquin :

—Quels sont les termes de l'échange ? Si vous n'appréciez pas ce que je vous rapporte, vous me renvoyez d'où je viens ?

Ou peut-être en fonction de son humeur et du temps que le libraire aura passé à lui sourire d'un air goguenard ?
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Whispering Wind
Lun 12 Juin - 18:45
ft. Lorenzo
Le sentiment plus confortable qui s'était installé s'es dilué dans un serrement de gorge et une sensation de panique. Tout son corps lui crie de partir et de ne plus penser à la situation dans laquelle il se coince. Parce que rien que le fait d'évoquer sa condition à demi mot devant un étranger lui donne presque physiquement envie de se dissoudre dans le vent et de disparaître.

L'expression du libraire n'arrange rien. Ses lèvres se sont étirées en une moue déplaisante et même ses paroles, qui auraient pu être encourageantes dans la bouche d'un autre, font ressentir un mélange entre colère, tristesse et peur à Echo. Il veut simplement se calmer maintenant, partir avec ses livres loin de cet homme qui le déstabilise autant qu'il l'effraie.

Il ne sait pas bien pourquoi la perspective de parler lui fait si peur. L'insistance du blond surement ne l'aide pas à rassembler ses idées. Echo se mord la lèvre, ne sait pas quoi répondre. Il pourrait dire qu'il n'est plus le son qui se réverbe dans les parois d'une caverne mais ce serait parler de lui et c'est hors de question. Il suit des yeux Lorenzo qui retourne derrière son comptoir.

— Vous avez une promesse dans ce cas, est-ce suffisant ? Il souffle doucement.

Ne pas s'étouffer sur le mot qui lui écorche les oreilles. Que c'est facile de se faire berner avec une promesse. Il était trop gentil pour refuser un service mais il s'est promis que ça n'arriverait plus. Personne n'aura jamais rien de lui gratuitement, plus jamais. Si l'échange lui convient, aucun risque que ça se passe mal, après tout. Echo n'a que faire d'être appelé un traître ou un briseur de serment. Il préfère ça à risquer une autre malédiction.

— Et si les livres ne conviennent pas alors, vous pourrez toujours en chercher d'autres. Si une plante vous intéresse, elle ne sera pas vendue.

Le jeune homme n'est pas vraiment un difficile en termes de littérature, de toute manière. Il a cet appétit du monde que seul peuvent éprouver les personnes qui en ont été privées. Tant de choses à rattraper et découvrir dans ce nouveau monde.

— Vous n'êtes pas quelqu'un de très gentil.

C'est une simple constatation mais le fleuriste rougit un peu. Il sait que c'est vrai. Si c'était le cas, le blond n'aurait pas tant persisté à le faire parler en réalisant que ça le mettait mal à l'aise. Sans doute est-il curieux, ou taquin, mais Echo est encore trop maladroit socialement pour apprécier ou tolérer vraiment ce genre de comportements.
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La princesse des fleurs.
Sam 17 Juin - 15:00
feat. Echo
Pauvre petit Echo est vexé. Il se renferme davantage, resserre encore ses livres contre lui ; et Lorenzo le regarde sans sourciller, en attente d'une réponse, d'une réaction, n'importe laquelle. Là, peut-être, ce mordillement de lèvre ; mais il n'obtient rien de plus, rien qui puisse l'intéresser, et cela le ferait presque sortir de ses gonds. Dans un coin de son esprit, il s'imagine poser avec violence ses mains sur ses épaules pour le secouer lentement, de l'avant vers l'arrière, en lui répétant "Mais allons, de quoi avez-vous donc peur ?". À la place, il s'en éloigne, créé une sorte de distance de sécurité entre eux. Le comptoir les sépare. Bien. Il ne fera peut-être pas de bêtise aujourd'hui. Ce serait bête de perdre un client qui a l'air suffisamment stupide pour suivre son baratin et accepter tous les ouvrages qu'il lui tend.

Une promesse. Lorenzo s'appuie sur son tabouret, derrière le comptoir, mais sans s'y assoir. Les yeux qui se lèvent vers le plafond, il fait mine de réfléchir.

—Les promesses peuvent aisément être rompues, dit-il sans animosité. Mais celle-ci devrait me convenir. Cela n'implique pas grand-chose.

Il ne sait même pas s'il feint de trouver leur arrangement problématique ou si celui-ci l'est réellement, mais tout ce qu'il sait, c'est que voir Echo s'angoisser à sa manière des petites choses le rend particulièrement de bonne humeur. Et un Lorenzo de bonne humeur est régulièrement un Lorenzo casse-burnes.

Alors il se contente d'acquiescer, plutôt content de leur deal. Puis il tend la main vers son client pour qu'il lui donne les livres et puisse en regarder le prix. Il a un moment d'arrêt à la remarque du fleuriste. Il l'observe un instant de plus.

—Personne n'a jamais dit que j'étais gentil, rétorque-t-il finalement. Je ne m'en donne même pas l'air. Cela n'a aucune utilité.

Parce que c'est vrai, les Médicis ne sont pas gentils. Et surtout pas lui, Lorenzaccio.
Encore un livre qu'on ne trouvera jamais dans sa librairie. Pas besoin que tout le monde sache qu'il n'a fait que se condamner lui-même à cette existence, pas vrai ? Au moins, personne ne s'attendra à rien de sa part.

—Être gentil, c'est être faible. Êtes-vous quelqu'un de gentil ?

Derrière, la question est plutôt "êtes-vous quelqu'un de faible ?", mais Lorenzo laisse l'interprétation de son vis-à-vis jouer. Il lui relance un sourire neutre. Il attend, goguenard et amusé. Les faibles sont juste un appel à être tourmentés.
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Whispering Wind
Sam 17 Juin - 18:17
ft. Lorenzo
Echo n'est pas quelqu'un qui a l'habitude des conversation sous entendues. Les demi-vérités, les messages cachés, ce n'est pas quelque chose qu'il comprend vraiment. Lorenzo semble être de ce genre pourtant et son attitude le perturbe car il n'arrive pas à savoir si le blond est sincère. Et à côté il y a cette insistance à le faire parler, ce sourire pas vraiment cruel mais trop amusé. Il est désagréable.

Il tend la main vers lui, semblant demander quelque chose. Oh, en effet, il tient encore les livres contre son torse. Un soupire léger et il les lui rend pour que le libraire puisse lui donner le prix de ses acquisitions. Son agacement est comme une pulsion sourde sous sa peau qui bat en rythme avec son angoisse. Il acquiesce tout de même. Ce n'est pas comme si un petit deal commercial allait réellement lui faire du mal. Mais parfois il a du mal à se raisonner, notamment sur ce que d'aucun considérerait comme des détails sans importance.

Il grimace un peu. C'est étrange, de se retrouver face à quelqu'un qui assume n'être pas une bonne personne. Car c'est ça après tout, être gentil. C'est accorder de l'importance aux autres, réconforter des inconnus, être bienveillant. Lorenzo n'est pas comme ça et ça se voit, il le dit même. La question qui suit est une association d'idée qui lui saute aux yeux.

Pourquoi s'amuse-t-il à le tourmenter ainsi ? Echo est quelqu'un de gentil, oui. Il aime distribuer des sourires, vendre ses fleurs et voir les clients en être contents. Il ne se considère pas comme quelqu'un de faible pourtant. Etre faible c'est ne pas savoir dire non, c'est se laisser maltraiter et il n'est plus une petite nymphe sans défense. Tout du moins, il essaye de ne plus l'être.

— Se soucier des autres, ce n'est pas être faible. C'est être humain.

La réponse est indirecte. Il sait d'ailleurs qu'il n'est pas gentil avec tout le monde, seulement ceux qui le méritent. Il ne le serait pas avec un dieu s'il en croisait un, encore moins avec Narcisse. Penser à cet homme lui tire un frisson de dégoût.

— J-

Le mot refuse encore une fois de sortir et Echo pousse un soupire frustré.

— On peut être faible sans être gentil, il suffit d'une personne.

Il suffit d'une flèche d’Éros, d'un regard d'Aphrodite. C'est assez pour haïr, pour aimer, pour faire n'importe quoi, pour vouloir se tuer, se sacrifier, pour vouloir vivre. Pour Echo l'amour est une malédiction.
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La princesse des fleurs.
Ven 23 Juin - 0:33
feat. Echo
Plus Lorenzo parle et plus il se rend compte de l'effet de ses paroles sur son client. Pourtant, il ne se démonte pas, ne parle pas plus, ne s'énerve pas davantage. Le blond se demande s'il serait capable de se mettre en colère ; et l'image qui lui vient paraît tellement saugrenue qu'il la refoule bien loin, préférant se délecter du regard agacé que lui lance Echo. Sans doute comprend-il qu'il pourra bientôt sortir, maintenant qu'ils en arrivent au paiement... Alors il endure, il endure, et il grimace parfois, tordant son visage lorsque Lorenzo lui répond. Lui est souriant, pas honteux pour un sous ; ce qu'il y a de bien, lorsque l'on est Lorenzaccio, c'est que l'on n'a plus honte de grand-chose. Il s'est déjà tant ridiculisé, s'est déjà tant montré sous un mauvais jour qu'il ne peut que hausser les épaules d'indifférence face au regard jugeant des autres hommes.

Il y a un silence, un instant, pendant que Lorenzo s'arrête de biper les livres, pendant qu'il s'appuie sur son comptoir pour observer son vis-à-vis dans une pose alanguie.

—Donc selon vous, je ne suis pas humain parce que je ne suis pas gentil ? réplique du tac au tac Lorenzo, son sourire détestable sur les lèvres. Allons donc... C'est d'une trivialité.

Il apprécie sa détermination à lui clouer le bec, en revanche. Même si pour l'instant ce n'est pas encore une réussite.

Cette fois, cependant, l'incapacité à parler d'Echo lui lâche un rire. Ses rires sont toujours las, rarement dotés d'énergie, mais ils sont toujours spontanés. Il ne sait pas les contenir, mais il ne sait pas non plus faire plus que glousser à demi. Voir le fleuriste en proie à de telles difficultés ne fait que le rassurer sur les siennes.
Il lui fait pitié.

Et puis il le glace.

Lorenzo prend son temps pour relever ses iris clairs sur Echo. Cette fois, s'il se mettait à rire, ce serait uniquement pour cacher le malaise aussi palpable que soudain qui lui vrille l'estomac. Son sourire s'étire encore. Celui-ci n'est plus un fantôme, il est présent, et il est mauvais. Les mots s'échappent d'entre ses lèvres de manière plus sifflante qu'il ne l'aurait souhaité.

—Une personne, une personne... Il tient qu'à nous de choisir d'être faible pour elle ou non. Il s'agit d'une question de volonté.

Lorenzo, lui, n'a pas été faible. Et il l'a tué, de plusieurs coups de stylet, pour arrêter la tyrannie… C'était une erreur, pourtant. Les choses n'ont pas changé, pourtant. Mais il n'est plus là-bas pour le voir, alors peut-être qu'au fond, ça ne le dérange pas tant que ça. Ca ne fait que compresser un peu trop sa poitrine.

Il n'aime pas penser à Alexandre. Il n'aime pas y penser, parce qu'il se demande trop souvent s'il est à Insomnia, et, s'il n'y est pas déjà, quand il va y débarquer. Ce serait la poisse, tout de même.

—Enfin, c'est vrai que vous devez en connaître un rayon sur le sujet… conclut-il avec indifférence tandis qu'il empile les livres sur le comptoir, puis lui donne le prix total. Un sachet ?
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